«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 16 mars 2018
  • Mise à jour: 21 mars 2018

Éditorial

Faire croire

« La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres » disait Napoléon Bonaparte, donnant ainsi la preuve que les hommes ont du mal à se soumettre à un chef, à un gouvernant, parce que par nature ils sont égaux. C’est pourquoi la monarchie absolue peut être vue comme la plus aux antipodes des natures humaines et la démocratie, en ce que le hommes y sont tous à égalité, la plus proche. Dans la démocratie, je n’obéis qu’à moi-même en suivant la loi que j’ai institué. Et donc en me soumettant à la loi, je ne me fais que me soumettre à ma propre volonté. Je fais acte de liberté. Voilà peut-être un discours qu’il conviendrait de reprendre, d’étoffer et de colporter dans nos quartiers, dans nos lycées, aux populations à qui l’on veut faire croire que l’État, la République sont la mère de tous leurs maux ; qu’ils en sont écartés, qu’ils n’y ont pas droit de cité et encore moins de solidarité.

Car l’homme de raison n’a pas besoin de croire en l’âme éternelle ou dans un salut post-mortem pour aider son prochain. Cette croyance reste une option pour chacun. Le salut par la raison est un salut désintéressé ; « La sagesse est déjà sa propre récompense » disait Salomon. L’homme pieux a lui aussi sa certitude morale même si elle n’est pas démontrée.
Et comme tout homme est un être qui pense avec sa raison et croit avec sa foi, il y a donc dans notre société de la place pour les hommes qui ne peuvent pas croire en Dieu par la raison, ainsi que pour ceux qui ne sauraient connaître Dieu par la raison mais par la foi, faisant ainsi de la religion un signe d’humanité. Ce que l’on peut aisément comprendre car en général, la foi dans la religion se résume en ce que l’on accomplit et ce qui sauve en toute chose. L’atteinte du bonheur parfait consiste par exemple dans la charité.
Ainsi tout croyant véritable qui se représente Dieu de manière fictive, et à défaut de posséder la vérité démontrée, doit avoir droit de cité car ce qui est important c’est ce qu’il fait pour le Bien.
Ne juge-t-on pas les hommes à leurs œuvres et à leurs actes ?

Olivier Konarzewski

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