«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 10 novembre 2019
  • Mise à jour: 27 novembre 2019

Le complexe du cochon

Rien ne va plus au pays des rillettes du Mans, de l’andouille de Vire et de la saucisse de Morteau ! La France, cette vieille nation qui se rêve toujours en phare mondial de la gastronomie et du savoir-vivre assiste, un brin inquiète, à un drôle de spectacle : le ton monte autour de l’ingrédient incontournable de la cuisine nationale, le cochon !
Dans toutes les provinces de France, si fières de leurs spécialitésculinaires, il ne se passe pas une semaine sans que celui-ci ne provoque des querelles : porc au menu de la cantine, composition de la gélatine des bonbons, cochonnaille bannie dessalons de supermarchés..., la liste est longue. Mais que se joue-t-il derrière ce sujet qui envahit régulièrement les médias et suscite autant de passion ? Manger du porc, est-ce une preuve d’intégration ? Et faut-il manger du jambon pour être français ? C’est en tout cas ce qu’affirment certains , qui font de la défense acharnée du cochon leur cheval de bataille, tandis que d’autres revendiquent au contraire leur droit à la singularité et à la liberté de culte.
Les auteurs de ce livre, partant de l’histoire de la consommation de porc dans les sociétés chrétiennes et de leur rapport à l’interdit édicté par le judaïsme et l’islam, proposent en creux une réflexion sur l’identité française et les mutations du modèle républicain d’intégration à l’heure de la mondialisation.

Les auteurs :
Misgav Har-Peled est historien des religions. Il est notamment l’auteur d’une thèse intitulée "Le cochon comme problème : Grecs, Romains et l’interdit juif du porc".
David Nadjani, diplômé de Sciences Po Paris, est historien de formation, réalisateur et consultant en communication.

Misgav Har-Peled et David Nadjani, Le complexe du cochon, Éditions Hermann, octobre 2019 - 22 €

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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