<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.croyancesetvilles.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Croyances &amp; Villes</title>
	<link>https://www.croyancesetvilles.fr/</link>
	<description>Explorez les mondes du croireactualit&#233;s, analyses et enqu&#234;tes.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Fin-de-vie-44-+.html?page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Croyances &amp; Villes</title>
		<url>https://www.croyancesetvilles.fr/IMG/logo/logo_petales.png</url>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/</link>
		
		
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>De la &#171; bonne mort &#187; populaire et religieuse au &#171; droit &#224; mourir &#187; de la loi </title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/De-la-bonne-mort-populaire-et-religieuse-au-droit-a-mourir-de-la-loi.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.croyancesetvilles.fr/De-la-bonne-mort-populaire-et-religieuse-au-droit-a-mourir-de-la-loi.html</guid>
		<dc:date>2026-06-17T11:42:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>KONARZEWSKI</dc:creator>


		<dc:subject>Libre acc&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Religion </dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Fin de vie</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Comment le XXe si&#232;cle a progressivement boulevers&#233; la fin de vie jusqu'alors v&#233;cue dans la famille et avec le secours de la religion.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Bioethique-Sante-.html" rel="directory"&gt;Bio&#233;thique &amp; Sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Libre-acces-+.html" rel="tag"&gt;Libre acc&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Politique-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Religion-+.html" rel="tag"&gt;Religion &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Societe-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Fin-de-vie-44-+.html" rel="tag"&gt;Fin de vie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/fin-de-vie-2-87882.jpg?1781696760' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Au XXe si&#232;cle, particuli&#232;rement dans sa seconde moiti&#233;, la m&#233;dicalisation de la soci&#233;t&#233; a boulevers&#233; la fin de vie jusqu'alors v&#233;cue dans la famille et avec le secours de la religion. Mais comment est-on pass&#233; de cette &#171; bonne mort &#187; populaire et du bien mourir dans les religions &#224; un &#171; droit &#224; mourir &#187; contr&#244;l&#233; par la loi ? Qu'en pensent les religions qui divinisent la vie ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Dans, &lt;i&gt;Essais sur l'histoire de la mort en Occident du Moyen &#194;ge &#224; nos jours&lt;/i&gt;, Philippe Ari&#232;s raconte son enfance au Qu&#233;bec, probablement tr&#232;s ressemblante &#224; celle de nos parents, en France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Nous sommes dans les ann&#233;es 1950, et la &#171; bonne mort &#187; signifie mourir &#224; la maison entour&#233; des siens. Elle est un &#233;v&#233;nement familial, paroissial, religieux et social.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Au moment o&#249; la personne arrive pr&#232;s de la mort, le m&#233;decin s'est retir&#233;, le pr&#234;tre est venu, la famille s'affaire aupr&#232;s du malade qui est conscient de l'&#233;v&#233;nement mais que la faiblesse rend quasi incapable de s'exprimer, les petits-enfants continuent leurs activit&#233;s mais avec une gravit&#233; particuli&#232;re. Il se passe quelque chose d'important et de profond&#233;ment triste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Vingt-cinq ans plus tard, au milieu des ann&#233;es 1970, le Qu&#233;bec est entr&#233; dans l'&#232;re moderne et la &#171; bonne mort &#187; a d&#233;j&#224; pris une autre forme. D&#232;s l'annonce de la maladie, la personne entre &#224; l'h&#244;pital ; la gravit&#233; de la maladie l'exige d'autant plus que la m&#233;decine est davantage en mesure de r&#233;aliser des prolongements extraordinaires. Si le pronostic est celui d'une mort prochaine, la famille est mise au courant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Une conspiration du silence s'organise alors entre le m&#233;decin, les infirmi&#232;res et la famille. Il faut &#233;viter au malade la souffrance inutile et l'&#233;tat de d&#233;sespoir que susciterait l'annonce d'une nouvelle aussi d&#233;sastreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les petits-enfants ne sont pas admis &#224; l'h&#244;pital ; peut-&#234;tre ne viendront-ils m&#234;me pas au salon fun&#233;raire. Un tel contact avec la mort risquerait d'&#234;tre trop dur pour eux ; il ne faut pas les priver des joies de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La personne mourante est maintenant priv&#233;e de sa mort alors que la modernit&#233; met l'accent sur la responsabilit&#233; de la personne &#224; l'&#233;gard de sa vie. Voil&#224; le mod&#232;le de &#171; bonne mort &#187;, qui dans les ann&#233;es 1970, a g&#233;n&#233;ralement cours dans notre soci&#233;t&#233;. En ces ann&#233;es, la mort, maintenant m&#233;dicalis&#233;e, doit &#234;tre silencieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais d&#233;j&#224; &#224; cette &#233;poque, un troisi&#232;me mod&#232;le commence &#224; poindre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Contre les exc&#232;s de la mort m&#233;dicalis&#233;e, s'amorce un nouveau discours. Ce dernier met l'accent sur la responsabilit&#233; de la personne malade &#224; participer aux d&#233;cisions qui la concernent. Naissent alors les soins palliatifs, le testament de vie, le droit &#224; l'arr&#234;t de traitement de m&#234;me que des professionnels se sp&#233;cialisent dans l'aide aux mourants (on pourrait m&#234;me les consid&#233;rer comme des nouveaux clercs). Ils se donnent comme t&#226;che de permettre &#224; ces personnes de mourir sereinement, c'est-&#224;-dire apr&#232;s avoir v&#233;cu les diff&#233;rentes &#233;tapes du bien mourir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Castra Michel, Bien mourir. Sociologie des soins palliatifs, PUF, 2003.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Cette &#233;poque du dernier quart du XXe si&#232;cle est particuli&#232;rement sensible &#224; la n&#233;cessit&#233; de rejoindre les besoins des personnes vuln&#233;rables et fragiles. Dans les d&#233;bats sur la mort, ce troisi&#232;me mod&#232;le est souvent d&#233;fendu comme la r&#233;ponse humaine &#224; l'insupportable d&#233;shumanisation de la mort technoscientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On peut en conclure que ce mouvement cherche &#224; r&#233;apprivoiser la mort, c'est-&#224;-dire permettre aux personnes mourantes de vivre avec sens et dignit&#233; la derni&#232;re phase de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ce troisi&#232;me mod&#232;le est n&#233; en Angleterre &#224; la fin des ann&#233;es 1960. Il est celui des soins palliatifs. Il est parfois critiqu&#233; comme une id&#233;ologie normative correspondant &#224; une nouvelle utopie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais malgr&#233; ses richesses et ses promesses, le troisi&#232;me mod&#232;le ne semble plus satisfaire pleinement les soci&#233;t&#233;s occidentales. Le droit &#224; la mort et &#224; une mort digne appelle un quatri&#232;me mod&#232;le, plus adapt&#233; aux situations nouvelles engendr&#233;es par les d&#233;veloppements de la m&#233;decine et la reconnaissance des droits de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ce nouveau mod&#232;le qui para&#238;t se mettre lentement en place repose sur le droit quasi absolu de la personne malade de d&#233;terminer le moment de sa mort et de l'effectuer avec le soutien d'un professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'autonomie est ici totale. Le droit &#224; mourir dans la dignit&#233;, institue l'aide th&#233;rapeutique &#224; mourir qui se pratique ouvertement d&#232;s le d&#233;but du XXIe si&#232;cle dans de nombreux pays comme par exemple en Belgique, en Suisse qui l'autorisent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On remarque que la religion a depuis longtemps disparu du paysage de la fin de vie. Elle n'est plus une partie prenante du processus de ce quatri&#232;me et dernier mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='La-vie-sacre'&gt;La vie sacr&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Pourtant, toutes les traditions religieuses accordent un int&#233;r&#234;t particulier &#224; la vie et &#224; la sant&#233;. La vie y est vue comme un don, une belle chose qu'il faut promouvoir et prot&#233;ger malgr&#233; la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;N'y a-t-il pas l&#224;, pourrait-on objecter, contradiction puisque la vie de l'au-del&#224; constitue la plus belle r&#233;compense que quelqu'un puisse esp&#233;rer en religion ? Le croyant ne doit-il pas h&#226;ter sa mort pour rejoindre la pl&#233;nitude de son Dieu ? C'est l&#224; l'expression de la foi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J'ai, ici, volontairement &#233;cart&#233; la figure du jihadiste qui est un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, illustr&#233;e au plus haut point par les r&#233;cits sur les martyrs chr&#233;tiens des d&#233;buts de l'&#201;glise que l'on pourrait croire habit&#233;s de cette conviction.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais les grands proph&#232;tes et les textes religieux fondamentaux ne vont pas dans cette direction ; ils n'exhortent jamais les croyants &#224; pr&#233;cipiter leur mort : la vie est un don de Dieu. C'est l&#224; une attitude qui les distinguerait de certaines sectes, poussant au suicide collectif, &#224; &#171; la lib&#233;ration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les religions en g&#233;n&#233;ral invitent leurs fid&#232;les &#224; prendre les meilleures dispositions pour se garder en bonne sant&#233; car pour celles-ci, tomber malade, c'est &#234;tre bless&#233; et arr&#234;t&#233; dans son cheminement. La vie devenue handicap&#233;e a besoin de gu&#233;rison ou de salut, Salut signifie aussi sant&#233; en latin et dans quelques langues modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On connait la haute estime dans laquelle le juda&#239;sme tient la m&#233;decine, la d&#233;f&#233;rence que le proph&#232;te Mahomet manifeste &#224; l'&#233;gard du m&#233;decin, le r&#244;le central du christianisme dans le d&#233;veloppement de l'h&#244;pital, expression de l'hospitalit&#233; &#224; l'&#233;gard de la personne malade et l'identification de Bouddha au m&#233;decin, l'ami du malade. Mais cela n'exclut en rien la place essentielle qu'occupe la croyance et l'esp&#233;rance en une autre vie dans ces traditions, m&#234;me si l'imaginaire de chacune &#224; son propos s'exprime diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Voir notre article &lt;a href=&#034;https://www.croyancesetvilles.fr/La-maladie-la-mort-et-le-droit-a-mourir-dans-les-trois-religions-du-Livre-et-dans-le-bouddhisme.html&#034;&gt;Maladie, mort et droit &#224; mourir dans les 3 religions du Livre et le Bouddhisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ces quelques mots &#224; propos des visions communes aux religions sur la vie et son caract&#232;re sacr&#233;, la maladie, la fin de vie et la mort, montrent chez elles, d'une part, une recherche d'&#233;quilibre entre le pr&#233;sent et l'au-del&#224;, les deux t&#233;moignant de l'&#339;uvre de Dieu et, d'autre part, une vision de la m&#233;decine comme repr&#233;sentant l'une des expressions du salut offert &#224; l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ce sont deux raisons qui conduisent ces traditions spirituelles &#224; refuser l'euthanasie et l'aide m&#233;dicale au suicide comme r&#233;ponse &#224; la maladie terminale car ces pratiques nient la dimension spirituelle de l'esp&#233;rance et de la vie du croyant qui, comme don, est toujours appel&#233;e &#224; grandir malgr&#233; les limites qui l'assaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le probl&#232;me ne se posait pas autrefois &#224; la mani&#232;re d'aujourd'hui. La mort &#233;tait alors reconnue comme in&#233;luctable. Se d&#233;gage ainsi une dynamique duale : adoucir la maladie mais ne pas chercher &#224; vaincre la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Voil&#224; qui para&#238;t r&#233;sumer l'horizon de sens du bien mourir dans les traditions religieuses et permet de comprendre combien, face &#224; ce don de la vie et son caract&#232;re sacr&#233;, l'institution d'un droit &#224; mourir tel que le pr&#233;voit la loi en discussion au parlement, en est l'inacceptable transgression.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Castra Michel, &lt;i&gt;Bien mourir. Sociologie des soins palliatifs&lt;/i&gt;, PUF, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J'ai, ici, volontairement &#233;cart&#233; la figure du jihadiste qui est un d&#233;tournement &#224; des fins politiques de l'id&#233;e (ou conception religieuse) du martyr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La maladie, la mort et le droit &#224; mourir dans les trois religions du Livre et dans le bouddhisme</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/La-maladie-la-mort-et-le-droit-a-mourir-dans-les-trois-religions-du-Livre-et-dans-le-bouddhisme.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.croyancesetvilles.fr/La-maladie-la-mort-et-le-droit-a-mourir-dans-les-trois-religions-du-Livre-et-dans-le-bouddhisme.html</guid>
		<dc:date>2026-06-08T19:36:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>KONARZEWSKI</dc:creator>


		<dc:subject>Libre acc&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Islam</dc:subject>
		<dc:subject>Catholicisme </dc:subject>
		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>
		<dc:subject>Judaisme</dc:subject>
		<dc:subject>Science</dc:subject>
		<dc:subject>Fin de vie</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Loi sur un droit &#224; mourir : les positions th&#233;ologiques et morales des religions sont-elles prises en compte dans sa r&#233;daction ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Theologie-et-philosophie-.html" rel="directory"&gt;Th&#233;ologie et philosophie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Libre-acces-+.html" rel="tag"&gt;Libre acc&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Politique-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Societe-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Philosophie-+.html" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Islam-23-+.html" rel="tag"&gt;Islam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Catholicisme-27-+.html" rel="tag"&gt;Catholicisme &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Bouddhisme-33-+.html" rel="tag"&gt;Bouddhisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Judaisme-35-+.html" rel="tag"&gt;Judaisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Science-+.html" rel="tag"&gt;Science&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Fin-de-vie-44-+.html" rel="tag"&gt;Fin de vie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/les-religions-et-le-droit-a_-mourir-0c994.jpg?1780947480' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le texte de loi sur la fin de vie et le droit &#224; mourir dans la dignit&#233; sera &#224; nouveau examin&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale apr&#232;s que S&#233;nateurs et D&#233;put&#233;s aient &#233;chou&#233; en Commission mixte paritaire &#224; trouver une r&#233;daction commune. Suite &#224; cet &#233;ni&#232;me rebondissement, il nous est apparu utile de livrer &#224; nos lecteurs les positions th&#233;ologiques et morales de chaque religion. Leurs argument forment-ils &#171; le sous-texte &#187; de cette loi si difficile &#224; adopter et si importante pour des milliers de malades fran&#231;ais et leurs familles. D&#233;cryptage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='Le-christianisme-la-foi-l-esperance-et-le-refus-de-l-euthanasie-volontaire'&gt;Le christianisme : la foi, l'esp&#233;rance et le refus de l'euthanasie volontaire&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Y a-t-il une r&#233;ponse chr&#233;tienne universelle &#224; la question du bien mourir ? La r&#233;ponse est n&#233;gative. En effet, les interpr&#233;tations du bien mourir en christianisme sont multiformes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les uns voient dans la souffrance qu'entra&#238;nent la maladie et la mort une valeur r&#233;demptrice en vue de pr&#233;parer la rencontre d&#233;finitive avec le Seigneur. Les autres soulignent que le contr&#244;le de la douleur dont parlent maintenant les soins palliatifs constitue la nouvelle orientation chr&#233;tienne face au mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Certains proclament que le caract&#232;re sacr&#233; de la vie impose l'obligation de faire appel &#224; tous les moyens disponibles pour prolonger la vie (Vincent Lambert). D'autres affirment que la reconnaissance de la qualit&#233; de la vie du malade doit orienter les soins de fin de vie, d'o&#249; la distinction, popularis&#233;e par le Pape Pie XII, entre moyens ordinaires et moyens extraordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ces consid&#233;rations forment les trois th&#232;mes qui ont nourri la r&#233;flexion catholique sur la fin de vie dans le dernier demi-si&#232;cle. Ces trois th&#232;mes sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#8226;	L'action &#224; double effet exprime la responsabilit&#233; du chr&#233;tien &#224; l'&#233;gard des personnes dont la souffrance a envahi tout l'espace de la vie : il a le devoir de porter attention &#224; la qualit&#233; de la vie et d'adoucir leur souffrance m&#234;me au risque d'abr&#233;ger leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#8226;	La distinction entre moyens ordinaires et extraordinaires affirme les limites de la m&#233;decine &#224; l'&#233;gard du prolongement de la vie : la personne a la responsabilit&#233; de d&#233;cider des moyens qu'elle juge appropri&#233;s d'utiliser pour continuer &#224; vivre dans le contexte de sa maladie grave qui l'entra&#238;ne vers la mort. Les moyens th&#233;rapeutiques &#224; utiliser doivent donc &#234;tre jug&#233;s non en eux-m&#234;mes mais en fonction du sens que la personne malade donne &#224; sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#8226;	La conviction que l'arr&#234;t de traitement ne s'identifie pas &#224; faire mourir la personne malade. Depuis les ann&#233;es 1950, le christianisme a privil&#233;gi&#233; la th&#232;se que mettre un terme &#224; des traitements non appropri&#233;s n'&#233;quivalait pas &#224; l'euthanasie ou &#224; l'aide au suicide. L'arr&#234;t de traitement signifie la reconnaissance que nos moyens techniques ont atteint leurs limites et non la volont&#233; d'acc&#233;l&#233;rer la mort de quelqu'un. L'arr&#234;t de traitement constitue un geste d'humilit&#233; devant la mort alors que l'euthanasie affirme la volont&#233; de ma&#238;triser la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ces trois th&#232;mes t&#233;moignent de la vision chr&#233;tienne de la mort : la vie humaine poss&#232;de une valeur de la plus haute importance mais n'est cependant pas sacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais alors pourquoi refuser le droit &#224; mourir par soi-m&#234;me alors qu'il est accord&#233; &#224; un tiers (m&#233;decin, parents) ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;R&#233;ponse : Le bien mourir exige la reconnaissance de la finitude humaine. &#171; Qui sommes-nous quand nous sommes finis ? &#187; interroge le christianisme en envisageant ces questions fondamentales sous l'angle anthropologique et m&#233;taphysique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'esp&#233;rance chr&#233;tienne, entre autres, est source de toute une spiritualit&#233; qui permet &#224; la vie de m&#251;rir encore quand sa fin est toute proche. Le christianisme envisage de front la question de la souffrance, m&#234;me si sa mani&#232;re de le faire constitue parfois un probl&#232;me. N'oublions pas qu'il est n&#233; de la souffrance d'un homme mort sur une croix pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#192; partir de l&#224;, ne pas se d&#233;filer devant la souffrance de la mort tout en tentant de l'adoucir permet aux hommes de regarder en face leur r&#233;alit&#233; et d'en chercher le sens. D'o&#249; la compassion qui doit &#234;tre au c&#339;ur des attitudes des soignants &#224; l'&#233;gard des personnes qui sont malades. La compassion peut devenir une ouverture vers un sens possible, une promesse d'esp&#233;rance. Sans alt&#233;rit&#233; au moment o&#249; la souffrance d&#233;truit le sens, il n'y a pas de dignit&#233; humaine possible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Cette compassion a fait na&#238;tre les soins palliatifs qui ont surgi dans la mouvance chr&#233;tienne. Ceci explique d'autant son refus de l'euthanasie volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='Le-judaisme-la-charite-contrariee-de-la-mort-fatale'&gt;Le juda&#239;sme : la charit&#233; contrari&#233;e de la mort fatale &lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Que r&#233;pond le juda&#239;sme &#224; la question qui nous occupe ici ? En fait, dans le juda&#239;sme, cette question en soul&#232;ve une seconde qui prend beaucoup d'ampleur dans les discussions talmudiques. Les hommes ont-ils le droit d'intervenir dans le cours de la maladie pour tenter de la gu&#233;rir et ainsi s'opposer au cours naturel des choses. Intervenir, n'est-ce pas manquer de confiance en Dieu qui gu&#233;rit (Exode. 15,26) ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La Thora affirme que la sant&#233; repr&#233;sente une r&#233;compense divine pour une bonne conduite et la maladie, une punition pour le p&#233;ch&#233; et la transgression (Exode. 15,26 ; Levitique., 26,14-16 ; Deut&#233;ronome, 28,61). Et pourtant la m&#233;decine joue un r&#244;le essentiel puisque Dieu donne &#224; l'homme le mandat de gu&#233;rir la maladie. La m&#233;decine est m&#234;me consid&#233;r&#233;e comme une vocation : le m&#233;decin re&#231;oit permission de gu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il en va de la t&#226;che du m&#233;decin comme du devoir de charit&#233; qui s'impose lorsque quelqu'un est dans le besoin et fait appel &#224; la bont&#233; de son voisin. L'affliction de la maladie ne diff&#232;re pas de celle de la pauvret&#233;. Dans les deux cas, les hommes sont invit&#233;s &#224; laisser la th&#233;ologie &#224; Dieu et faire leur devoir moral.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le devoir de charit&#233; du m&#233;decin est &#224; l'image de l'agir de Dieu pour les &#234;tres humains. Ce faisant le juda&#239;sme comme le christianisme ne conna&#238;t pas l'expression &#171; caract&#232;re sacr&#233; de la vie &#187; mais bien celle de valeur infinie de la vie. Le sacr&#233; ne rel&#232;ve pas de la charit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Une premi&#232;re cons&#233;quence de ceci concerne la t&#226;che du m&#233;decin. Ce dernier doit aider ses patients &#224; retrouver leur force spirituelle aussi bien que leur bien-&#234;tre physique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Une deuxi&#232;me cons&#233;quence tient au refus de toute discrimination &#224; l'&#233;gard de quelle que forme de vie humaine que ce soit. L'obligation s'impose de sauver toute personne, quel que soit son handicap et sa gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Une troisi&#232;me cons&#233;quence a trait au fait que Dieu est le ma&#238;tre de la vie. Nul n'a un droit sur la vie des autres ou la sienne propre. La vie est un don de Dieu qui a &#233;t&#233; confi&#233; &#224; la charge de l'homme : Dieu seul donne la vie et lui seul peut la reprendre. Cette derni&#232;re cons&#233;quence que nous voulons mentionner int&#233;resse notre propos puisqu'elle touche le patient lui-m&#234;me : ce dernier a l'obligation de se faire traiter. La souffrance et la qualit&#233; de la vie ne sont pas des facteurs &#224; prendre en compte dans une d&#233;cision m&#233;dicale. L'arr&#234;t de traitement, tel qu'en parle le christianisme, est ici inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais alors que faire dans les situations o&#249; le patient demande que les traitements soient arr&#234;t&#233;s et d'autres o&#249; le m&#233;decin reconna&#238;t que ses moyens th&#233;rapeutiques ont &#233;puis&#233; leur efficacit&#233;. Pourquoi alors poursuivre les traitements ? Jusqu'o&#249; va l'obligation de traiter et de se faire traiter ? Hormis l'&#233;thique biom&#233;dicale en Am&#233;rique, les valeurs juives sont donc mises &#224; mal par les d&#233;veloppements de la biom&#233;decine et ses moyens qui paraissent rendre impossible le respect de ces valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='L-islam-Foi-et-esperance-le-bien-mourir-musulman-exclut-le-suicide-et-nbsp'&gt;L'islam : Foi et esp&#233;rance - le bien mourir musulman exclut le suicide et l'euthanasie.&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le bien mourir dans la religion musulmane trouve-t-il son expression la plus achev&#233;e dans la mort volontaire des guerriers de l'Islam qui se font exploser vivants ? Ici encore les r&#233;ponses sont diversifi&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les textes du Coran cit&#233;s le sont d'apr&#232;s Le Coran I et II, collection Folio (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Que dit le Coran de la mort ? &#171; Il n'appartient &#224; personne de mourir si ce n'est avec la permission de Dieu et d'apr&#232;s ce qui est irr&#233;vocablement fix&#233; par &#233;crit &#187;. La vie sur terre est un devoir que Dieu exprime ainsi &#224; Adam et &#200;ve apr&#232;s leur faute : &#171; Vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur la terre un s&#233;jour et une jouissance pour un temps limit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il dit encore : &#171; Vous y vivrez, vous y mourrez et on vous en fera sortir &#187; (S.VII, V.24-25). La mort ne repr&#233;sente pas une punition mais constitue la fin d'une &#233;tape et le d&#233;but d'une vie nouvelle qui va culminer au jour de la R&#233;surrection et du jugement final. Mais alors quelles sont les cons&#233;quences de cette vision pour le travail du m&#233;decin ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il semble que les premiers musulmans tenaient la m&#233;decine en si haute estime qu'ils firent appel &#224; la connaissance des Grecs et des Juifs afin d'am&#233;liorer la qualit&#233; de leur m&#233;decine. Cette d&#233;marche se comprend bien dans le cadre de la sourate V verset 22, qui affirme : &#171; celui qui sauve un seul homme est consid&#233;r&#233; comme s'il avait sauv&#233; tous les hommes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Malgr&#233; l'obligation de faire appel au m&#233;decin, il est &#233;videmment pr&#233;f&#233;rable que celui-ci soit de la m&#234;me foi que le patient musulman car le m&#233;decin musulman joue le r&#244;le de m&#233;diateur entre les sph&#232;res m&#233;dicale et religieuse. Le m&#233;decin a la responsabilit&#233; d'aider la personne malade &#224; gu&#233;rir en raison du fait que c'est Dieu seul qui d&#233;cide la mort de quelqu'un. Le proph&#232;te affirme m&#234;me que Dieu n'a pas cr&#233;&#233; de maladie pour laquelle il n'a pas cr&#233;&#233; de gu&#233;rison, sauf dans le cas de la vieillesse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En 1981, la premi&#232;re conf&#233;rence internationale sur la m&#233;decine islamique qui s'est tenu &#224; Koweit confirmera dans l' Islamic Code of Medical Ethics, que la responsabilit&#233; du m&#233;decin est de soutenir le malade et reconna&#238;t que la sant&#233; est un bien humain fondamental. Les patients en phase terminale doivent donc recevoir les soins appropri&#233;s, &#234;tre soutenus moralement, ce qui implique qu'il faut veiller &#224; adoucir leurs douleurs et leurs souffrances. Les soins doivent &#234;tre appropri&#233;s &#224; la situation personnelle du malade. Le patient doit &#234;tre profond&#233;ment respect&#233; jusqu'&#224; son passage vers l'autre vie. Peu de diff&#233;rence avec la position chr&#233;tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le bien mourir musulman exclut le suicide et l'euthanasie. Ces deux gestes vont contre Dieu qui seul d&#233;cide : &#171; Celui qui a tu&#233; un homme [&#8230;] qui n'a pas commis de violence sur la terre est consid&#233;r&#233; comme s'il avait tu&#233; tous les hommes. &#187; (S.V, V.32).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ce bien mourir n'exclut pas cependant la t&#226;che m&#233;dicale de minimiser les souffrances des patients. Les savants doivent faire des recherches &#224; ce propos. Quant &#224; l'arr&#234;t de traitement, la r&#233;ponse est la suivante : &#171; Si les m&#233;decins ont l'obligation de garder branch&#233;s les appareils qui prolongent la vie de la personne, ils doivent les d&#233;brancher si ces appareils ne prolongent que le mourir &#187; L'euthanasie n'en est pas moins formellement condamn&#233;e car ce ne serait pas respecter l'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Par tout une part d'elle-m&#234;me, la religion musulmane s'inscrit donc dans la ligne des deux traditions pr&#233;c&#233;dentes puisqu'elle fait de la vie sur terre un bien &#224; prot&#233;ger et une &#233;tape vers autre chose et les rejoint aussi dans leur reconnaissance de la m&#233;decine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='Le-bouddhisme-la-vie-du-bouddhiste-est-envisagee-dans-une-liberation-de-la-nbsp'&gt;Le bouddhisme : la vie du bouddhiste est envisag&#233;e dans une lib&#233;ration de la Souffrance &lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Dans son premier sermon, dit &#171; du Parc aux daims &#187;, Bouddha expose les Quatre Nobles V&#233;rit&#233;s de la Souffrance qui sont le fondement de la pens&#233;e et de la pratique bouddhiste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le bouddhisme est l'une des grandes traditions spirituelles qui a beaucoup r&#233;fl&#233;chi sur la mort, la derni&#232;re des quatre souffrances de la vie humaine (Naissance, maladie, vieillesse et mort). Le livre des Morts tib&#233;tain constitue &#224; ce propos un texte fondamental puisqu'il est un livre d'instructions pour les gens qui sont au seuil de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Comme pour les autres traditions, la valeur du don de la vie humaine n'a pas de prix. Cette vie ne constitue pourtant pas la fin de tout, &#233;tant une &#233;tape vers une autre vie ; c'est pourquoi &#171; la mort est un processus naturel &#224; respecter, un simple passage d'une incarnation &#224; une autre &#187; jusqu'au &#171; parinirvana &#187;, l'extinction totale ou &#201;veil.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Dans le bouddhisme, le moment de la mort est particuli&#232;rement important et la condition mentale d'une personne mourante est de premi&#232;re importance. Si elle meurt dans un &#233;tat de panique, de peur ou d'anxi&#233;t&#233;, la personne pourrait se retrouver dans une situation pire que celle qu'elle est en train de laisser.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Elle doit donc &#234;tre &#171; enti&#232;rement concentr&#233;e sur ce qui se passe dans son corps et dans son esprit &#187;. Ainsi, elle &#171; acquiert une grande paix int&#233;rieure et ne craint plus ce qui lui arrive &#187;.&#8239;D'o&#249; l'importance, au moment de la mort, d'&#234;tre entour&#233; de sa famille, de ses amis et de moines bouddhiques qui r&#233;p&#233;teront des mantras pour aider la personne &#224; mourir dans un &#233;tat d'esprit pacifi&#233; (Comme les imams r&#233;citent la shah&#226;da&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Credo musulman &#187; r&#233;cit&#233; trois fois aux nouveaux-n&#233;s, aux mourants ou par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les pr&#234;tres l'extr&#234;me onction, etc...).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Pour les bouddhistes, lorsque la souffrance de la personne mourante est tr&#232;s grande, l'euthanasie est-elle alors une voie &#224; envisager ? M&#234;me si le suicide ou l'euthanasie ne sont pas interdits, chaque jour pour un bouddhiste est pr&#233;cieux pour son existence imm&#233;diate et subs&#233;quentes (le Karma de r&#233;incarnation). L'acte de mettre fin &#224; ses jours est un acte d'orgueil qui sera expi&#233; dans la vie prochaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les textes du Coran cit&#233;s le sont d'apr&#232;s Le Coran I et II, collection Folio - Gallimard, 1967&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Credo musulman &#187; r&#233;cit&#233; trois fois aux nouveaux-n&#233;s, aux mourants ou par l'imp&#233;trant lors de sa conversion &#224; la religion musulmane.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
