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	<title>Croyances &amp; Villes</title>
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	<description>Explorez les mondes du croireactualit&#233;s, analyses et enqu&#234;tes.</description>
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		<title>Croyances &amp; Villes</title>
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		<title>Des empires sous la terre : histoire &#233;cologique et raciale de la s&#233;cularisation</title>
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		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On appelle g&#233;n&#233;ralement &#171; s&#233;cularisation &#187; le ph&#233;nom&#232;ne qui aurait vu les soci&#233;t&#233;s occidentales sortir du r&#232;gne de l'h&#233;t&#233;ronomie et entrer dans l'&#232;re de l'histoire et de l'autonomie. D&#232;s lors les humains, guid&#233;s par la Raison, auraient construit un monde lib&#233;r&#233; des croyances et des superstitions. &#171; Mais quel est l'envers &#233;cologique de ce ''d&#233;senchantement du monde '' ?&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On appelle g&#233;n&#233;ralement &#171; s&#233;cularisation &#187; le ph&#233;nom&#232;ne qui aurait vu les soci&#233;t&#233;s occidentales sortir du r&#232;gne de l'h&#233;t&#233;ronomie et entrer dans l'&#232;re de l'histoire et de l'autonomie. D&#232;s lors les humains, guid&#233;s par la Raison, auraient construit un monde lib&#233;r&#233; des croyances et des superstitions. &#171; Mais quel est l'envers &#233;cologique de ce ''d&#233;senchantement du monde '' ? Que s'est il pass&#233; sous nos pieds lorsque l'Occident a proclam&#233; qu'il nous avait lib&#233;r&#233;s des commandements divins et des illusions de la transcendance ? Quelles sont les cons&#233;quences environnementales et plan&#233;taires de cette crise religieuse qui semble avoir frapp&#233; l'Europe au coyrs du XIX e si&#232;cle ? &#187; interroge l'auteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;C'est donc une tout autre histoire du s&#233;cularisme que raconte ce livre, une histoire dans laquelle la proclamation d'un monde sans Dieu est le fruit d'une &#171; imp&#233;rialit&#233; &#187; hantant l'Europe et ses colonies depuis l'&#233;chec de la r&#233;unification de l'Empire chr&#233;tien par Charles Quint &#8212; un monde imp&#233;rial qui s'annonce, d&#232;s la fin du XVIIIe si&#232;cle, comme le seul a avoir d&#233;pass&#233; les religions et ainsi capable de les r&#233;concilier. Mais cette affirmation n'est possible qu'au prix de la racialisation de l'islam et de sa r&#233;duction &#224; un universalisme concurrent, ins&#233;cularisable et irr&#233;m&#233;diablement &#171; fanatique &#187;, ouvrant ainsi la voie &#224; l'expansion europ&#233;enne vers l'Afrique et l'Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Outre la dimension raciale de la s&#233;cularisation, ce livre en met au jour une seconde, &#233;cologique celle-l&#224;. En l'absence d'un Royaume de l'au-del&#224;, la Terre devient le seul monde &#171; sacr&#233; &#187;, et l'exploitation de ses sols et sous-sols la source unique de la l&#233;gitimit&#233; de l'Empire. Aiguis&#233;e par les rivalit&#233;s inter-imp&#233;riales (entre la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne), la ru&#233;e sur les biens terrestres s'est peu &#224; peu mu&#233;e en destruction de l'&#233;cosyst&#232;me global. Ainsi pouvons-nous faire remonter la crise climatique &#224; ce surgissement imp&#233;rial-s&#233;culier et qualifier l'&#232;re qu'il a ouverte de &#171; S&#233;cularoc&#232;ne &#187;. C'est la critique du Ciel qui a boulevers&#233; la Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'auteur :&lt;/strong&gt; Mohamad Amer Meziane est agr&#233;g&#233; et docteur en philosophie. Il est actuellement charg&#233; de recherches et enseignant &#224; l'universit&#233; Columbia de New York. Il est &#233;galement membre du comit&#233; de r&#233;daction de la revue Multitudes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La&#239;cit&#233;-s&#233;paration ou r&#233;gression n&#233;o-concordataire ?</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Laicite-separation-ou-regression-neo-concordataire.html</link>
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		<dc:date>2020-12-10T22:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Cet ouvrage offre sous un angle in&#233;dit, celui de la la&#239;cit&#233;, une vue d'ensemble sur 50 ans de notre histoire, celle de la Ve R&#233;publique de Michel Debr&#233; &#224; Jacques Chirac.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En 1905, la France a choisi la la&#239;cit&#233; et un r&#233;gime de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat. Ce choix garantit &#224; chaque citoyen sa libert&#233; de croire ou de ne pas croire, la possibilit&#233; de pratiquer le culte de son choix, dans la s&#251;ret&#233;, seul ou en assembl&#233;e et, dans le m&#234;me temps, il assure la sauvegarde d'une collectivit&#233; pacif&#233;e, riche de la diversit&#233; de ses membres rassembl&#233;s sous le r&#233;gime d'une loi commune collectivement d&#233;termin&#233;e et donc librement consentie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'auteur :&lt;/strong&gt; G&#233;rard Bouchet a soutenu une th&#232;se de philosophie sur les origines et l'actualit&#233; de la la&#239;cit&#233;. Il a consacr&#233; toute sa carri&#232;re professionnelle &#224; la formation des enseignants en &#201;cole normale puis en IUFM. Militant syndical, &#233;lu local, il est &#224; l'origine de la cr&#233;ation, en 2013, de l'Observatoire de la la&#239;cit&#233; Dr&#244;me/Ard&#232;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La&#239;cit&#233; en 1906 &#8211; 1907 : de la &#171; querelle des inventaires &#187; au &#171; d&#233;lit de messe &#187;</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Laicite-en-1906-1907-de-la-querelle-des-inventaires-au-delit-de-messe.html</link>
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		<dc:date>2020-09-14T13:23:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;D&#232;s sa promulgation, la loi du 9 d&#233;cembre 1905 vit une opposition farouche du Vatican qui enjoint l'&#233;piscopat fran&#231;ais &#224; contester le principe de l'inventaire des biens et &#224; refuser les association cultuelles privant alors les fid&#232;les de leurs &#233;glises et faisant de la c&#233;l&#233;bration des messes un d&#233;lit. D&#233;couvrez cet &#233;pisode de l'histoire fran&#231;aise de la la&#239;cit&#233;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le 9 d&#233;cembre 1905 la loi de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat est promulgu&#233;e. Alors que les Juifs et les Protestants l'acceptent, le pape Pie X la condamne par les encycliques &lt;i&gt;Vehementer Nos&lt;/i&gt; du 11 f&#233;vrier 1906 et&lt;i&gt; Gravissimo officii&lt;/i&gt; du&lt;i&gt; &lt;/i&gt;10 ao&#251;t 1906. Une d&#233;claration de guerre &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais qui conduira momentan&#233;ment jusqu'au &#171; d&#233;lit de messe &#187; avant un retour progressif &#224; la raison et l'apaisement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les &#233;difices religieux, depuis la R&#233;volution, sont propri&#233;t&#233;s des communes (ou de l'Etat pour les cath&#233;drales). Lors des d&#233;bats parlementaires sur la loi de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat, l'id&#233;e d'un inventaire des biens s'est naturellement impos&#233;e. Ainsi, la loi du 9 d&#233;cembre 1905 d&#233;cline cette id&#233;e selon deux dispositions fortes dont une stipule que les biens des &#233;tablissements du culte doivent donner lieu &#224; un double inventaire pour distinguer ce qui appartient d'une part aux &#233;tablissements publics du culte, d'autre part &#224; l'&#201;tat, aux d&#233;partements et aux communes, et l'autre que les biens des &#233;tablissements publics des cultes sont transf&#233;r&#233;s aux associations cultuelles, qui doivent assurer l'entretien des &#233;difices cultuels, qui demeurent propri&#233;t&#233; de l'&#201;tat, des d&#233;partements et des communes (&#224; l'exclusion, bien s&#251;r, de ceux qui sont construits apr&#232;s la loi de s&#233;paration ainsi que des territoires de l'Alsace-Moselle et de la Guyane o&#249; subsiste le Concordat de 1801).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='La-querelle-des-inventaires'&gt;La querelle des inventaires &lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;C'est dans son article 3, que la loi pr&#233;voit l'inventaire des biens. Celui-ci est organis&#233; par le d&#233;cret du 29 d&#233;cembre 1905, suivi d'une circulaire du directeur de l'Enregistrement et des Domaines du 2 janvier 1906. D&#232;s son application, il provoque un ensemble de troubles, connus sous le nom de &#171; querelle des inventaires &#187;. Cet &#233;pisode s'explique par la mention des &#171; vases sacr&#233;s &#187; (calices et ciboires) dans la liste des biens devant &#234;tre inventori&#233;s par le directeur des Domaines. De nombreuses r&#233;gions de France furent touch&#233;es, en particulier les plus catholiques d'entre elles comme l'Ouest ou le Massif central. Un &#233;tat des inventaires, publi&#233; par Le Moniteur en mars 1906, montre une diversit&#233; de situations selon les d&#233;partement, certains sont le th&#233;&#226;tre de v&#233;ritables d&#233;sordres tandis que d'autres connaissant des incidents limit&#233;s. Pourtant, il ne faut pas se fier &#224; l'id&#233;e d'une apparente tranquillit&#233; car il y eut partout des heurts, entre les repr&#233;sentants de l'&#201;tat (pr&#233;cepteurs et gendarmes) et les desservants soutenus par les populations locales, dont le d&#233;roulement varia dans le temps et dans l'espace, rural ou urbain. Ces incidents rev&#234;tirent des formes diverses : confrontations physiques avec ou sans armes, manifestations sonores (lectures de protestations, cantiques, tocsin&#8230;), sans oublier le refus d'ouvrir les portes des &#233;glises. Le climat tendu fait r&#233;fl&#233;chir les contemporains. On voit ainsi une mise en perspective historique des inventaires de 1906 avec ceux de 1790. Ce climat tendu transpara&#238;t &#233;galement lors des L&#233;gislatives de 1906, o&#249; l'enjeu politique s'&#233;maille d'anticl&#233;ricalisme, autant dans la presse que dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='Le-lt-lt-delit-de-messe'&gt;Le &#171; d&#233;lit de messe &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Peu apr&#232;s la promulgation de la loi de 1905, la papaut&#233; prend position et choisit la lutte. L'encyclique &lt;i&gt;Gravissimo officii&lt;/i&gt; condamne les associations cultuelles institu&#233;es par l'article 4 de la loi. L'&#233;piscopat fran&#231;ais, qui n'&#233;tait pas syst&#233;matiquement hostile &#224; la loi et aurait pu l'accepter, suit les directives du souverain pontife. Cette r&#233;action oblige le gouvernement, qui d&#233;sire aplanir les tensions, &#224; &#233;tablir de nouvelles dispositions l&#233;gislatives. Refusant la loi, l'&#201;glise perd la disposition des &#233;difices du culte et la propri&#233;t&#233; des biens des anciens &#233;tablissements publics du culte qui, &#224; l'expiration du d&#233;lai d'un an pr&#233;vu pour la constitution des associations cultuelles, sont mis sous s&#233;questre. Cependant, le gouvernement ne souhaite pas laisser l'exercice du culte se d&#233;rouler en dehors de tout cadre l&#233;gal. En effet, selon la loi de 1905, le culte ne peut &#234;tre exerc&#233; publiquement sans associations cultuelles : si celles-ci n'existent pas, les &#233;glises doivent &#234;tre ferm&#233;es. Mais, le 31 octobre 1906, le Conseil d'&#201;tat reconna&#238;t que le culte peut &#234;tre exerc&#233; l&#233;galement m&#234;me sans associations cultuelles. La loi du 2 janvier 1907 conserve l'affectation cultuelle des &#233;glises, ce qui permet au pr&#234;tre d'avoir le droit de jouissance de l'&#233;glise, &#224; condition de signer une d&#233;claration annuelle, ce que le pape, qui continue de r&#233;sister &#224; toutes les tentatives de conciliation, interdit le 6 janvier. D&#233;sormais, les pr&#234;tres doivent r&#233;pondre d'un &#171; d&#233;lit de messe &#187;. Cette situation durera tr&#232;s peu de temps puisque la loi du 28 mars 1907 autorise le clerg&#233; &#224; c&#233;l&#233;brer le culte sans signer de d&#233;claration annuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Gr&#226;ce &#224; l'action politique d'Aristide Briand et aux diff&#233;rents am&#233;nagements de la loi, la situation qu'on aurait pu croire, un temps, proche de la guerre civile se calme progressivement. Les rapports conflictuels entre l'&#201;glise et l'&#201;tat cessent en 1914, avec l'Union sacr&#233;e. En 1921, la France renoue ses relations diplomatiques avec le Saint-Si&#232;ge qu'elle avait rompues en 1904. En 1924, la R&#233;publique et Rome signent un accord relatif &#224; la formation d'associations dioc&#233;saines qui conf&#232;rent &#224; l'&#201;glise de France un nouveau statut juridique. La paix religieuse est ainsi r&#233;tablie dans une R&#233;publique qui demeure la&#239;que.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#192; propos du Concordat </title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/A-propos-du-Concordat.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SEELIG</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#034;&#192; propos du Concordat - 3/3&#034; est le dernier volet d'une s&#233;rie de trois articles de Michel Seelig consacr&#233;s au Concordat. Apr&#232;s avoir retrac&#233; l'histoire du (des) Concordat(s) en France, pr&#233;sent&#233; le contenu de ce trait&#233; international, sa derni&#232;re contribution aurait pu s'intituler : En finir avec le Concordat, voil&#224; pourquoi !&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#034;&#192; propos du Concordat&#034; est le dernier d'une s&#233;rie de trois articles de Michel Seelig sur ce terme revenu au premier plan de l'actualit&#233;. Apr&#232;s avoir retrac&#233; l'histoire du (des) Concordat(s) en France, pr&#233;sent&#233; le contenu de ce trait&#233; international, sa derni&#232;re contribution s'attache &#224; montrer en quoi le maintien du Concordat dans trois d&#233;partements m&#233;tropolitains est anachronique et pourquoi il conviendrait de supprimer cette particularit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le Concordat de 1801 surv&#233;cut aux al&#233;as de l'Histoire et aux divers r&#233;gimes politiques que connut la France durant un si&#232;cle. Les deux tentatives de r&#233;vision &#233;chou&#232;rent : &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1813, Napol&#233;on fait signer au pape, sous la contrainte, le Concordat dit de Fontainebleau, plus contraignant pour l'&#201;glise. Mais le pape se r&#233;tracte et les d&#233;faites de l'empereur conduisent &#224; l'abandon du texte.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1817, le roi Louis XVIII n&#233;gocie &#224; son tour un nouveau Concordat avec le Vatican, un trait&#233; qui au contraire accorde plus de libert&#233;s &#224; l'&#201;glise et pr&#233;voit de renoncer &#224; l'essentiel des Articles organiques&#8230; Cette fois-ci, c'est l'opposition du Parlement qui fait &#233;chouer la proc&#233;dure &#8230; Le texte de 1801 reste en vigueur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons vu que celui-ci fut compl&#233;t&#233; par divers textes qui en pr&#233;cis&#232;rent l'application, sur les deux versants du trait&#233; : le financement et le contr&#244;le de l'&#201;glise catholique par l'&#201;tat. Les autres cultes significativement pr&#233;sents en France &#224; l'&#233;poque voient leur organisation et leurs relations avec la puissance publique fix&#233;es de mani&#232;re similaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un dossier essentiel pour l'&#201;glise n'&#233;tait cependant pas abord&#233; par tous ces textes : l'enseignement. Napol&#233;on souhaitait s'appuyer sur l'&#201;glise, mais lui accorder le moins de pouvoir possible. C'est ainsi qu'il cr&#233;e l'Universit&#233; imp&#233;riale, structure regroupant tous les niveaux d'enseignement, du primaire au sup&#233;rieur, en excluant l'&#201;glise de sa gouvernance. C'est au cours du XIXe si&#232;cle, que celle-ci se voit accorder une v&#233;ritable tutelle sur l'enseignement primaire, avec la loi Falloux de 1851. Cette loi place &#233;galement l'enseignement religieux en t&#234;te des programmes d'enseignement obligatoires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='L-annexion-par-l-empire-allemand-puis-le-retour-a-la-France'&gt;L'annexion par l'empire allemand puis le retour &#224; la France &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La d&#233;sastreuse guerre franco-prussienne de 1870 permet &#224; la Prusse de rassembler autour d'elle la plus grande partie des &#233;tats germaniques (sauf l'Autriche).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L500xH278/annexion-alsace-moselle-1870--a0cc6.jpg?1775251870' width='500' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'Empire ainsi form&#233; annexe les territoires qui constituent aujourd'hui la Moselle et les d&#233;partements alsaciens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Allemands, afin de faciliter l'int&#233;gration de ce qu'ils appellent le &lt;i&gt;Reichsland Elsa&#223;-Lothringen&lt;/i&gt; (la Terre d'Empire d'Alsace et Lorraine), acceptent de maintenir un certain nombre de dispositions fran&#231;aises, notamment les privil&#232;ges des cultes. Ils compl&#232;teront le dispositif pour l'enseignement, en &#233;tendant l'obligation des cours de religion au secondaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils introduiront aussi dans le code p&#233;nal un d&#233;lit de blasph&#232;me (qui avait &#233;t&#233;, de fait, aboli par la R&#233;volution fran&#231;aise et les articles 10 et 11 de la D&#233;claration des Droits de 1789.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ouvriront aussi &#224; Strasbourg des facult&#233;s publiques de th&#233;ologie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La &lt;i&gt;Grande Guerre&lt;/i&gt;, de 1914/1918, voit la d&#233;faite de l'Empire allemand. Les territoires annex&#233;s reviennent &#224; la France, par le trait&#233; de Versailles de 1919.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1042 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L466xH300/souvenir-de-la-libertion-de-l-alsace-mosele-1918-3264c.jpg?1774939980' width='466' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En miroir de ce qu'avait fait l'Allemagne en 1871, la R&#233;publique fran&#231;aise g&#232;re alors ce retour en maintenant, au moins &#224; titre provisoire, des dispositions, lois et r&#232;glements, en vigueur dans les trois d&#233;partements en 1918&#8230; dont les privil&#232;ges des &#201;glises&#8230; qui datent, il faut le rappeler, d'avant l'annexion, avec notamment notre fameux Concordat&#8230; Or, la IIIe R&#233;publique avait, durant ce temps, adopt&#233; plusieurs lois la&#239;ques fondamentales, dont les lois Ferry &#224; l'&#201;cole et, bien entendu, la loi de S&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat de 1905 qui avait abrog&#233; ce trait&#233; et les textes aff&#233;rents.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le provisoire, confirm&#233; en 1924, puis en 1944, dure jusqu'&#224; nos jours, m&#234;me si des dispositions ont peu &#224; peu &#233;t&#233; abandonn&#233;es ou modifi&#233;es et compl&#233;t&#233;es par des textes nouveaux. L'ensemble des mesures d&#233;rogatoires au droit national fran&#231;ais qui subsistent constituent ce que l'on nomme le Droit local alsacien et mosellan.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La plupart des articles du Concordat ont perdu toute actualit&#233;. C'est le cas &#233;videmment de ceux qui avaient un caract&#232;re tr&#232;s conjoncturel, au lendemain de la R&#233;volution. C'est le cas aussi du serment civique qui est de fait abrog&#233; par la R&#233;publique par le d&#233;cret du 5 septembre 1870 qui supprime tout serment politique en France.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='La-situation-actuelle'&gt;La situation actuelle&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le r&#233;gime des cultes&lt;/strong&gt; - Il en va largement de m&#234;me d'une bonne part des Articles organiques et des textes relatifs aux cultes protestants et au culte juif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Subsistent ainsi essentiellement :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;list-disc list-inside ps-6 space-y-1 marker:text-gray-700&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;le financement des cultes. &#201;v&#234;ques, cur&#233;s, pasteurs, rabbins et autres eccl&#233;siastiques, sont r&#233;mun&#233;r&#233;s sur le budget national (pour un total annuel de plus de 55 millions d'euros). &#192; cela s'ajoutent les financements par les communes : presbyt&#232;res, entretien des lieux de culte, participation aux budgets des paroisses&#8230; On notera que la non application de la loi de 1905 permet aux collectivit&#233;s publiques de subventionner d'autres cultes, notamment l'islam.&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;L'organisation publique des cultes. Il n'y a pas, pour les cultes &lt;i&gt;reconnus&lt;/i&gt; (catholique, protestants, juif) d'associations cultuelles comme dans &lt;i&gt;la France de l'Int&#233;rieur&lt;/i&gt;, mais des &#233;tablissements publics des cultes : ainsi le conseil de fabrique pour les paroisses catholiques, conseil o&#249; si&#232;ge le maire de la commune.&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;La nomination des pr&#233;lats, souvent r&#233;duite &#224; une simple formalit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'enseignement&lt;/strong&gt; - Le code de l'&#201;ducation n'&#233;voque que l'enseignement primaire o&#249; &#171; &lt;i&gt;la dur&#233;e hebdomadaire de la scolarit&#233; des &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;est fix&#233;e &#224; vingt-quatre heures et comprend &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;obligatoirement&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; une heure d'enseignement religieux&lt;/i&gt; &#187; (Art. D481-2). Cet enseignement ne concerne que les cultes dits reconnus. Il s'agit de l'application du principe de la loi Falloux de 1851, &#233;voqu&#233;e supra.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il aura fallu, en 2001, que le Conseil d'&#201;tat exhume un obscur texte allemand (l'article 10A de l'ordonnance du 10 juillet 1873, modifi&#233; par l'ordonnance du 16 novembre 1887 !) pour trouver une justification juridique &#224; l'organisation obligatoire d'un enseignement religieux dans le secondaire. Ce texte dispose en effet que &#171; &lt;strong&gt;dans toutes les &#233;coles&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, l'enseignement et l'&#233;ducation doivent tendre &#224; d&#233;velopper la religion, la moralit&#233; et le respect des pouvoirs &#233;tablis et des lois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 1918, un syst&#232;me de dispense de cet enseignement religieux a, petit &#224; petit, &#233;t&#233; mis en place. De ce fait, l'&#233;volution assez r&#233;cente de la soci&#233;t&#233; a conduit &#224; une &#233;rosion consid&#233;rable du nombre des &#233;l&#232;ves r&#233;ellement inscrits &#224; ces &lt;i&gt;cours de religion&lt;/i&gt;. En moyenne, pour les trois d&#233;partements, et avec d'importantes disparit&#233;s locales, il y a aujourd'hui un peu plus de 50 % d'inscrits au primaire, moins de 20 % au coll&#232;ge, moins de 10 % au lyc&#233;e (2 % en Moselle).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'enseignement sup&#233;rieur&lt;/strong&gt; - D&#232;s le d&#233;but de l'annexion, l'Empire allemand cr&#233;e une facult&#233; de th&#233;ologie protestante &#224; Strasbourg. Et, le 5 d&#233;cembre 1902 une facult&#233; catholique, par une convention avec le Vatican, qui pr&#233;cise notamment que &#171; &lt;i&gt;avant d'entrer en fonctions, les professeurs auront &#224; faire la profession de foi entre les mains du doyen, suivant les formes et r&#232;gles de l'&#201;glise&lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;Si la preuve est fournie par l'autorit&#233; eccl&#233;siastique qu'un des professeurs doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme incapable de continuer son professorat soit pour manque d'orthodoxie, soit en raison de manquements graves aux r&#232;gles de vie et de conduite d'un pr&#234;tre, le Gouvernement pourvoira, sans d&#233;lai, &#224; son remplacement &#8230; &lt;/i&gt; &#187;.(Articles 3 et 5)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette convention a &#233;t&#233; avalis&#233;e par la R&#233;publique fran&#231;aise en 1923&#8230; et les deux facult&#233;s de th&#233;ologie, protestante et catholique, sont aujourd'hui totalement int&#233;gr&#233;es &#224; l'universit&#233; publique strasbourgeoise, UNISTRA. Le 13 d&#233;cembre 2016, un eccl&#233;siastique, professeur de dogmatique &#224; la facult&#233; de th&#233;ologie catholique, ancien doyen de celle-ci, a &#233;t&#233; &#233;lu pr&#233;sident de l'Universit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus tardivement, en 1974 &#224; Metz, en Moselle, une convention entre la R&#233;publique et le Vatican cr&#233;e un Centre autonome d'enseignement de p&#233;dagogie religieuse, aujourd'hui au sein de l'Universit&#233; de Lorraine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;lit de blasph&#232;me&lt;/strong&gt; - Ces dispositions du code p&#233;nal local n'ont &#233;t&#233; tr&#232;s que r&#233;cemment abrog&#233;es en janvier 2017, par la loi &#201;galit&#233; Citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Une-nouvelle-situation-juridique'&gt;Une nouvelle situation juridique&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le Conseil constitutionnel, depuis qu'il peut &#234;tre saisi de Questions Prioritaires de Constitutionnalit&#233;, a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; examiner depuis 2011, pour la premi&#232;re fois, des &#233;l&#233;ments du Droit local alsacien et mosellan.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1041 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L444xH250/l-entree-du-conseil-constitutionnel-a-paris-4a320.jpg?1774939980' width='444' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On retiendra quelques &#233;l&#233;ments des d&#233;cisions qu'il a adopt&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;list-disc list-inside ps-6 space-y-1 marker:text-gray-700&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Tout d'abord, cela a &#233;t&#233; l'occasion de confirmer le caract&#232;re constitutionnel fondamental du principe de la&#239;cit&#233;, du moins pour ce que l'on peut d&#233;duire de l'article Premier de la loi de 1905.&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Ensuite, pour le r&#233;gime des cultes alsacien et mosellan, il a estim&#233; que, bien que d&#233;rogatoire au principe de la&#239;cit&#233;, il n'&#233;tait pas incompatible avec la Constitution de la R&#233;publique, du fait que les constituants de 1946 et 1958, qui ont qualifi&#233; la R&#233;publique de la&#239;que, &#233;taient parfaitement inform&#233;s de l'existence du r&#233;gime d&#233;rogatoire. On notera qu'une d&#233;lib&#233;ration similaire a &#233;t&#233; adopt&#233;e pour la Guyane&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Enfin, et c'est essentiel, le Conseil a d&#233;cid&#233; que l'ensemble du Droit local conservait le caract&#232;re &#171; &lt;i&gt;transitoire&lt;/i&gt; &#187;, que les lois de 1919, 1924 et l'Ordonnance de 1944 lui avaient conf&#233;r&#233;. De ce fait, ce Droit local ne dispose que d'une justification historique, ce n'est pas un droit territorial libre d'&#233;voluer. Il me faut ici citer pr&#233;cis&#233;ment le commentaire officiel de la d&#233;cision dite SOMODIA de 2011 : &#171; &lt;i&gt;Le caract&#232;re transitoire du maintien du droit alsacien-mosellan ne fait pas obstacle &#224; ce que le l&#233;gislateur puisse adapter les r&#232;gles du Droit local. Toutefois, il ne peut r&#233;sulter ni un accroissement du champ d'application des diff&#233;rences&lt;/i&gt; [avec le Droit fran&#231;ais], &lt;i&gt;ni une augmentation de celles-ci&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en r&#233;sulte que le Droit local ne peut plus que se rapprocher du Droit fran&#231;ais ou dispara&#238;tre, puisqu'un Droit qui n'&#233;volue pas en fonction de son environnement est condamn&#233; &#224; plus ou moins br&#232;ve &#233;ch&#233;ance &#224; dispara&#238;tre&#8230;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Ne-pas-se-contenter-d-attendre-cette-echeance'&gt;Ne pas se contenter d'attendre cette &#233;ch&#233;ance&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Plusieurs raisons militent pour une suppression plus rapide du r&#233;gime d&#233;rogatoire, en dehors du fait, &#233;videmment, que la d&#233;fense de la libert&#233; de conscience n'attend pas !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1043 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L391xH300/france-laique--f47d6.jpg?1774939980' width='391' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Tout d'abord, le principe m&#234;me du Concordat est devenu caduc : du &lt;i&gt;l'&#201;tat paye et l'&#201;tat contr&#244;le&lt;/i&gt;, il ne reste plus que les privil&#232;ges financiers des cultes !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En second lieu, parce que les tenants du r&#233;gime local ne restent pas inactifs. Ils ont &#233;chou&#233;s, en Alsace, &#224; mettre en &#339;uvre des mesures qui visaient &#224; chercher un nouveau public apr&#232;s des ann&#233;es de d&#233;saffection de l'enseignement religieux par les parents. D'autres &#233;checs, dans d'autres domaines, ont &#233;t&#233; essuy&#233;s par les d&#233;fenseurs du Droit local. C'est pourquoi, avec l'appui du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'&#201;lys&#233;e, un amendement gouvernemental au projet de loi de r&#233;forme de la Constitution a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; en juillet 2018, lors de la premi&#232;re discussion du projet &#224; l'Assembl&#233;e. Cet amendement dont la formulation et l'expos&#233; des motifs sont ambigus pourrait permettre de contourner la d&#233;cision SOMODIA, conf&#233;rant de fait un caract&#232;re de droit territorial am&#233;nageable &#224; volont&#233; aux divers r&#233;gimes d&#233;rogatoire&#8230; Ceci dans l'ambiance g&#233;n&#233;rale de d&#233;bats sur le droit &#224; la diff&#233;renciation des r&#233;gions et de la cr&#233;ation r&#233;cente de la Communaut&#233; europ&#233;enne d'Alsace, dot&#233;e de comp&#233;tences sp&#233;cifiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Je noterai ensuite le fait que le voisin imm&#233;diat de la Moselle le Grand-Duch&#233; de Luxembourg avait conserv&#233; de nombreuses dispositions de l'&#233;poque o&#249; il faisait partie de la Premi&#232;re R&#233;publique fran&#231;aise, puis du Premier Empire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a, en n&#233;gociant avec les cultes, et en obtenant l'accord de l'archev&#234;que de Luxembourg, entre 2013 et 2018, effac&#233; l'essentiel des effets du Concordat en supprimant &#224; terme le salariat des pr&#234;tres, en supprimant le soutien financier des communes aux cultes, en remettant les &#233;difices cultuels catholiques &#224; une fondation de droit priv&#233;, en supprimant enfin l'enseignement confessionnel &#224; l'&#201;cole.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(Voir notre article &#224; ce sujet)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Faudrait-il croire &#224; une religiosit&#233; particuli&#232;re des trois d&#233;partements fran&#231;ais dits concordataires, pour ne pas faire &#233;voluer la situation alsacienne et mosellane ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#192; l'&#233;vidence, ce qui subsiste c'est un sentiment identitaire, essentiellement alsacien, qui fait obstacle aujourd'hui. Le site de l'Institut du Droit Local le dit clairement : &#171; &lt;i&gt;Le droit local est ainsi devenu un &#233;l&#233;ment du paysage alsacien, un marqueur de l'identit&#233; de la r&#233;gion, un aspect de l'&#233;pop&#233;e alsacienne dans laquelle se retrouvent tous les alsaciens de c&#339;ur. On veut garder le concordat ou les corporations parce que c'est &#224; nous et qu'on ne supporte pas que Paris nous dise que ce n'est pas bien. [...] &lt;/i&gt;C&lt;i&gt;ertaines r&#232;gles de droit local ne survivent qu'en raison de leur fonction d'ersatz d'un v&#233;ritable statut d'autonomie territoriale. &#192; d&#233;faut de pouvoir s'exprimer &lt;/i&gt;&lt;i&gt;dans les domaines qui les int&#233;ressent, les populations locales se raccrochent &#224; des dispositions sans int&#233;r&#234;t r&#233;el, mais qui leur permettent d'exprimer de mani&#232;re embl&#233;matique quoique inad&#233;quate leur volont&#233; de sauvegarder leur identit&#233; r&#233;gionale&lt;/i&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Dernier point que j'invoquerai : dans une r&#233;cente d&#233;claration, Monsieur Ghaleb Bencheikh, pr&#233;sident de la Fondation pour l'Islam de France, r&#233;clamait une modification, un assouplissement de la loi de 1905, en rappelant l'existence du Concordat en Alsace et Moselle. &#171; &lt;i&gt;On ne peut nous expliquer que la la&#239;cit&#233; est une exception fran&#231;aise, que le Concordat est une exception dans l'exception, et que l'Islam est une exception dans l'exception de l'exception&lt;/i&gt; &#187; disait-il !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On l'aura compris : le maintien du Concordat et des r&#233;gimes d&#233;rogatoires religieux n'est pas uniquement le reliquat d'un pass&#233; douloureux, il peut appara&#238;tre aujourd'hui comme un des principaux pr&#233;texte &#224; mettre en cause les dispositions qui fondent notre R&#233;publique la&#239;que !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(&lt;a href=&#034;http://www.croyancesetvilles.fr/Au-Luxembourg-l-accueil-de-la-communaute-musulmane-a-ouvert-la-voie-de-la.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir notre article &#224; ce sujet&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concordat... Concordataire...</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Concordat-Concordataire.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SEELIG</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#171; &#192; propos du Concordat &#187; 2/3 - L'article pr&#233;c&#233;dent a pr&#233;sent&#233; les grandes lignes de l'histoire qui a conduit Bonaparte, Premier consul, &#224; signer ce trait&#233; avec la Papaut&#233;, &#171; &lt;i&gt;tant pour le bien de la religion que pour le maintien de la tranquillit&#233; int&#233;rieure&lt;/i&gt; &#187;. Voyons &#224; pr&#233;sent ce que ce texte contient de mani&#232;re pr&#233;cise.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Histoire-de-la-laicite-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#192; la fin du si&#232;cle dernier, le terme &#171; Concordat &#187; n'&#233;tait plus gu&#232;re utilis&#233; (voire connu !) que par des juristes, des historiens, des sp&#233;cialistes du &lt;i&gt;droit local&lt;/i&gt; d'Alsace et de Moselle. Le centi&#232;me anniversaire de la loi de S&#233;paration du 9 d&#233;cembre 1905 l'a vu r&#233;appara&#238;tre, modestement, dans la presse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, depuis lors, il est revenu &lt;i&gt;&#224; la mode&lt;/i&gt; ! On ne compte plus les articles, les d&#233;clarations de responsables politiques, qui parlent d'un concordat &#8230; il est vrai pour envisager le futur &#233;ventuel des relations entre l'&#201;tat et un culte&#8230; l'Islam&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est donc n&#233;cessaire de relire ce texte que tout le monde &#233;voque&#8230; sans, la plupart du temps, l'avoir lu !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Le-Concordat-de-1801'&gt;Le Concordat de 1801&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La reprise par les deux parties du terme d&#233;j&#224; vieilli de concordat n'est pas anodine : comme le texte de 1516, celui de 1801 vise &#224; clore une p&#233;riode de conflit entre la France et le Vatican. Et les deux trait&#233;s, celui de Fran&#231;ois Ier comme celui de Bonaparte, conf&#232;rent au souverain les m&#234;mes privil&#232;ges.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'essentiel du Concordat de 1801 r&#233;side dans deux formules :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Le Gouvernement de la R&#233;publique &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;reconna&#238;t&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que la religion catholique, apostolique et romaine, est la religion de la grande majorit&#233; des citoyens fran&#231;ais.&lt;/i&gt; [Pr&#233;ambule]
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Sa Saintet&#233; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;reconna&#238;t&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dans le premier Consul de la R&#233;publique fran&#231;aise, les m&#234;mes droits et pr&#233;rogatives dont jouissait pr&#232;s d'elle l'ancien gouvernement. &lt;/i&gt;[Article XVI]&lt;br class='autobr' /&gt;
[Leur lecture &#233;claire le texte souvent mal compris de la loi de 1905 qui, dans son Article 2 dispose que &#171; &lt;strong&gt;La R&#233;publique ne&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;reconna&#238;t&#8230; aucun culte&lt;/strong&gt;.]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Du pass&#233; r&#233;volutionnaire r&#233;cent, il est fait table rase&#8230; pour d&#233;finir les relations entre l'&#201;glise et l'&#201;tat, on revient de fait en 1789. Il est vrai cependant que pour effacer la parenth&#232;se r&#233;volutionnaire, il est n&#233;cessaire de pr&#233;ciser un certain nombre de points, notamment la question mat&#233;rielle qui pourrait f&#226;cher : &#034;&lt;i&gt;Sa Saintet&#233;, pour le bien de la paix et l'heureux r&#233;tablissement de la religion catholique, d&#233;clare que ni elle, ni ses successeurs, ne troubleront en aucune mani&#232;re les acqu&#233;reurs des biens eccl&#233;siastiques ali&#233;n&#233;s, et qu'en cons&#233;quence la propri&#233;t&#233; de ces m&#234;mes biens, les droits et revenus y attach&#233;s, demeureront incommutables entre leurs mains ou celles de leurs ayant cause.&lt;/i&gt;&#034; [Article XIII]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La Constitution civile du clerg&#233; de 1790 avait provoqu&#233; un schisme au sein de l'&#201;glise de France, des clercs (cur&#233;s, &#233;v&#234;ques, archev&#234;ques&#8230;) avait accept&#233; de se soumettre et pr&#234;t&#233; le serment civique, d'autres l'avaient refus&#233;. Par ailleurs, les anciens dioc&#232;ses avaient &#233;t&#233; supprim&#233;s, les nouveaux prenaient le d&#233;partement comme assise territoriale, sans l'aval de la Papaut&#233;. Le Concordat permet de repartir sur de nouvelles bases : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Il sera fait par le Saint-Si&#232;ge, de concert avec le Gouvernement, une nouvelle circonscription des dioc&#232;ses fran&#231;ais.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Sa Saintet&#233; d&#233;clarera aux titulaires des &#233;v&#234;ch&#233;s fran&#231;ais, qu'elle attend d'eux, avec une ferme confiance, pour le bien de la paix et de l'unit&#233;, toute esp&#232;ce de sacrifices, m&#234;me celui de leurs si&#232;ges.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;D'apr&#232;s cette exhortation, s'ils se refusaient &#224; ce sacrifice command&#233; par le bien de l'&#233;glise (refus n&#233;anmoins auquel sa Saintet&#233; ne s'attend pas), il sera pourvu, par de nouveaux titulaires, au gouvernement des &#233;v&#234;ch&#233;s de la circonscription nouvelle&#8230;&lt;/i&gt;&#034; [Articles II et III]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il en est de m&#234;me pour les paroisses :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Les &#233;v&#234;ques feront une nouvelle circonscription des paroisses de leurs dioc&#232;ses, qui n'aura d'effet que d'apr&#232;s le consentement du Gouvernement&lt;/i&gt;&#034;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Les &#233;v&#234;ques nommeront aux cures.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Leur choix ne pourra tomber que sur des personnes agr&#233;&#233;es par le Gouvernement.&lt;/i&gt;&#034; [Articles IX et X]&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='L-Etat-paye'&gt;L'&#201;tat paye&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le clerg&#233; b&#233;n&#233;ficiera d'un certain nombre de pr&#233;rogatives et d'avantages :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Les &#233;v&#234;ques pourront avoir un chapitre dans leur cath&#233;drale, et un s&#233;minaire pour leur dioc&#232;se, sans que le Gouvernement s'oblige &#224; les doter.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Toutes les &#233;glises m&#233;tropolitaines, cath&#233;drales, paroissiales et autres non ali&#233;n&#233;es, n&#233;cessaires au culte, seront mises &#224; la disposition des &#233;v&#234;ques.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Le Gouvernement assurera un traitement convenable aux &#233;v&#234;ques et aux cur&#233;s dont les dioc&#232;ses et les cures seront compris dans la circonscription nouvelle.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Le Gouvernement prendra &#233;galement des mesures pour que les catholiques fran&#231;ais puissent, s'ils le veulent, faire en faveur des &#233;glises, des fondations.&lt;/i&gt;&#034; [Articles XI, XII, XIV et XV]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le principe des conditions mat&#233;rielles du culte est donc assur&#233; : le maintien de la hi&#233;rarchie eccl&#233;siale ; la formation des pr&#234;tres par l'&#201;glise elle-m&#234;me ; l'usage des lieux de culte ; la prise en charge par l'&#201;tat des besoins financiers, notamment la r&#233;mun&#233;ration des clercs ; la possibilit&#233; pour les fid&#232;les de contribuer &#224; ce financement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Tout ceci permet de mettre en &#339;uvre le premier terme de l'article Ier : &#171; &lt;i&gt;La religion catholique, apostolique et romaine, sera librement exerc&#233;e en France&lt;/i&gt; &#187; puisque, le contentieux r&#233;volutionnaire est effac&#233; et que l'&#201;tat s'engage &#224; payer !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais, pas d'avantage sans contrepartie ! Tous les aspects du culte sont soumis au contr&#244;le de l'&#201;tat, le second terme de l'article Ier le pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; Son culte sera public, en se conformant aux r&#232;glements de police que le Gouvernement jugera n&#233;cessaires pour la tranquillit&#233; publique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Concordat pourrait ainsi se r&#233;sumer en une formule : l'&#201;tat paye&#8230; L'&#201;tat contr&#244;le !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='L-Etat-controle'&gt;L'&#201;tat contr&#244;le&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le Concordat n'entre dans aucun d&#233;tail des &#171; &lt;i&gt;r&#232;glements de police&lt;/i&gt; &#187; &#233;voqu&#233;s ci-dessus. Ils feront l'objet de textes compl&#233;mentaires, les Articles organiques publi&#233;s l'ann&#233;e suivante, en 1802.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le trait&#233; n'aborde qu'un aspect, il est vrai essentiel : le contr&#244;le direct du clerg&#233; ! Cela passe par la nomination par l'&#201;tat des principaux clercs :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&lt;i&gt;Le premier Consul de la R&#233;publique nommera, dans les trois mois qui suivront la publication de la bulle de sa Saintet&#233;, aux archev&#234;ch&#233;s et &#233;v&#234;ch&#233;s de la circonscription nouvelle. Sa Saintet&#233; conf&#232;rera l'institution canonique suivant les formes &#233;tablies par rapport &#224; la France, avant les changements de gouvernement.Les nominations aux &#233;v&#234;ch&#233;s qui vaqueront dans la suite, seront &#233;galement faites par le premier Consul ; et l'institution canonique sera donn&#233;e par le Saint Si&#232;ge, en conformit&#233; de l'article pr&#233;c&#233;dent&lt;/i&gt;&#034;. [Articles IV et V]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;On retrouve l&#224; les dispositions du Concordat de Fran&#231;ois Ier : le choix des pr&#233;lats appartient au souverain. La R&#233;publique voit ainsi se perp&#233;tuer le privil&#232;ge unique dont disposait l'ancienne Monarchie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les clercs de tout rang s'engageront par un serment solennel &#224; ob&#233;ir en tous points aux autorit&#233;s de la R&#233;publique, &#224; &#234;tre m&#234;me de fid&#232;les agents de la puissance publique :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Les &#233;v&#234;ques, avant d'entrer en fonctions, pr&#234;teront directement, entre les mains du premier Consul, le serment de fid&#233;lit&#233; qui &#233;tait en usage avant le changement de gouvernement, exprim&#233; dans les termes suivants :&#171; Je jure et promets &#224; Dieu, sur les saints &#233;vangiles, de garder ob&#233;issance et fid&#233;lit&#233; au Gouvernement &#233;tabli par la Constitution de la R&#233;publique fran&#231;aise. Je promets aussi de n'avoir aucune intelligence, de n'assister &#224; aucun conseil, de n'entretenir aucune ligue, soit au dedans, soit au dehors, qui soit contraire &#224; la tranquillit&#233; publique ; et si, dans mon dioc&#232;se ou ailleurs, j'apprends qu'il se trame quelque chose au pr&#233;judice de l'&#201;tat, je le ferai savoir au Gouvernement &#187;.&lt;/i&gt;&#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;&lt;i&gt;Les eccl&#233;siastiques du second ordre pr&#234;cheront le m&#234;me serment entre les mains des autorit&#233;s civiles d&#233;sign&#233;es par le Gouvernement.&lt;/i&gt;&#034; [Articles VI et VII]&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les clercs, les cur&#233;s dans leur paroisse, rappellerons aux fid&#232;les, &#224; la fin de chaque office, que l'&#201;glise toute enti&#232;re prie Dieu de bien vouloir prot&#233;ger la R&#233;publique et ses chefs :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&lt;i&gt;La formule de pri&#232;re suivante sera r&#233;cit&#233;e &#224; la fin de l'office divin, dans toutes les &#233;glises catholiques de France : Domine, salvam fac Rempublicam ; Domine, salvos fac Consules.&lt;/i&gt;&#034; [Article VIII]&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Un-regime-concordataire'&gt;Un r&#233;gime concordataire&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Nous avons ainsi, dans le d&#233;sordre des articles, relu tout le texte du Concordat. Il appara&#238;t clairement que n'y figurent que les grandes lignes de son principe, &lt;i&gt;l'&#201;tat paye &#8211; l'&#201;tat contr&#244;le&lt;/i&gt;. La mise en &#339;uvre fait l'objet de textes unilat&#233;ralement publi&#233;s par le pouvoir politique, sans l'accord de l'&#201;glise. Les Articles organiques de 1802 entrent dans le d&#233;tail de l'organisation de l'&#201;glise catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ils r&#233;affirment notamment le caract&#232;re gallican du r&#233;gime fran&#231;ais, puisque m&#234;me les aspects doctrinaux sont soumis au contr&#244;le strict de l'&#201;tat. L'article 3 pr&#233;cise par exemple que :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&lt;i&gt;Les d&#233;crets des synodes &#233;trangers, m&#234;me ceux des conciles g&#233;n&#233;raux, ne pourront &#234;tre publi&#233;s en France, avant que le gouvernement en ait examin&#233; la forme, leur conformit&#233; avec les lois, droits et franchises de la R&#233;publique fran&#231;aise, et tout ce qui dans la publication pourrait alt&#233;rer ou int&#233;resser la tranquillit&#233; publique&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le copieux Titre II des Articles, sur les ministres, d&#233;taille le fonctionnement hi&#233;rarchique de l'&#201;glise de France, sous la tutelle de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
La partie consacr&#233;e au culte traite de nombreux points techniques, la tenue vestimentaire des eccl&#233;siastiques, la sonnerie des cloches, les registres de bapt&#234;mes, mais elle traite aussi du contr&#244;le des sermons et autres pr&#233;dications et m&#234;me des dogmes et de la liturgie. Ainsi, l'article 39 affirme : &#034;&#171; &lt;i&gt;il n'y aura qu'une liturgie et un cat&#233;chisme pour toutes les &#233;glises catholiques de France&lt;/i&gt; &#187;&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, le document pr&#233;cise les modalit&#233;s de la r&#233;mun&#233;ration des eccl&#233;siastiques, de leur logement (&#233;v&#234;ch&#233;s, presbyt&#232;res et &#171; &lt;i&gt;jardins attenants&lt;/i&gt; &#187;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il annonce aussi la cr&#233;ation &#171; &lt;i&gt;des fabriques pour veiller &#224; l'entretien et &#224; la conservation des temples, &#224; l'administration des aum&#244;nes&lt;/i&gt; &#187;. Ce sera l'objet de l'important d&#233;cret du 30 d&#233;cembre 1809 concernant les fabriques des &#233;glises.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Des Articles organiques similaires sont &#233;galement adopt&#233;s pour les cultes protestants, r&#233;form&#233;s et luth&#233;riens. Enfin, le &lt;i&gt;R&#232;glement des juifs&lt;/i&gt;, en 1806, et un d&#233;cret imp&#233;rial de 1808 organisent totalement le culte isra&#233;lite.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;C'est l'ensemble de ces dispositions que l'on nomme de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale le R&#233;gime concordataire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce r&#233;gime qui a connu des &#233;volutions depuis le XIXe si&#232;cle fait toujours partie de la l&#233;gislation particuli&#232;re appliqu&#233;e en Alsace et en Moselle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le prochain article d&#233;crira la situation actuelle dans les d&#233;partements du Rhin et de la Moselle et les arguments qui devraient permettre de mettre un terme &#224; ce r&#233;gime d&#233;rogatoire au droit g&#233;n&#233;ral de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le ou les concordats ?&#8230; un peu d'histoire</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Le-ou-les-concordats-un-peu-d-histoire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.croyancesetvilles.fr/Le-ou-les-concordats-un-peu-d-histoire.html</guid>
		<dc:date>2020-04-09T14:31:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SEELIG</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&#034;&#192; propos du Concordat&#034;est une s&#233;rie de trois articles de Michel Seelig sur ce terme revenu au premier plan de l'actualit&#233;, depuis quelques ann&#233;es, au moment m&#234;me o&#249; le concept de la&#239;cit&#233; redevenait un sujet politique essentiel. Le premier article de cette trilogie retrace l'histoire du (des) Concordat(s) en France. Le second pr&#233;sentera le contenu de ce trait&#233; international, le dernier s'efforcera de d&#233;montrer en quoi son maintien dans trois d&#233;partements m&#233;tropolitains est anachronique et qu'il conviendrait de supprimer cette particularit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Histoire-de-la-laicite-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les dictionnaires nous apprennent qu'un concordat est &#171; un accord pass&#233; entre un failli et ses cr&#233;anciers, qui lui consentent remise d'une partie de sa dette &#187;, un accord &#171; entre le pape et un &#201;tat souverain, pour r&#233;gler la situation de l'&#201;glise catholique sur le territoire soumis &#224; la juridiction de cet &#201;tat &#187;. Le plus ancien des concordats connus est celui de Worms en 1122 : entre le pape Calixte II et l'Empereur du Saint Empire Henri V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Le-concordat-de-1516'&gt;Le concordat de 1516&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il faut attendre quatre si&#232;cles pour qu'un tel texte concerne le Royaume de France, avec le Concordat de Bologne de 1516. Mais revenons quelque peu en arri&#232;re. Il nous faut rapidement rappeler les principaux aspects de l'histoire de l'&#201;glise catholique et de celle du Royaume de France au cours des quatre premiers si&#232;cles du deuxi&#232;me mill&#233;naire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1033 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;93&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L407xH350/concordat-1516-6920d.jpg?1774939981' width='407' height='350' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'une des rares &#233;ditions fran&#231;aises (1817) du Concordat de 1516 (exemplaire de l'auteur)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;DR
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'&#201;glise, au XIe si&#232;cle, se dote d'une v&#233;ritable structure hi&#233;rarchique. Jusque-l&#224;, les &#233;v&#234;ques jouissaient d'une grande autonomie, des conciles r&#233;gionaux d&#233;finissaient, rituels et pratiques. Les souverains, seigneurs locaux mais aussi rois et empereurs, &#233;taient souvent ma&#238;tres des nominations de ces pr&#233;lats (m&#234;me si le principe de l'&#233;lection des &#233;v&#234;ques par &#171; le peuple &#187;, plus pr&#233;cis&#233;ment les chanoines de la cath&#233;drale, subsistait, au moins de mani&#232;re formelle). Avec la &lt;i&gt;R&#233;forme gr&#233;gorienne&lt;/i&gt;, la hi&#233;rarchie descendante pape, archev&#234;que, &#233;v&#234;que, cur&#233;, s'impose peu &#224; peu.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Papaut&#233; se heurte alors &#224; la principale puissance politique de l'&#233;poque, le Saint Empire Romain Germanique. C'est la fameuse &lt;i&gt;Querelle des Investitures&lt;/i&gt;, investitures des &#233;v&#234;ques revendiqu&#233;es par les deux protagonistes. Elle se conclut par le Concordat de Worms, cit&#233; plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Avec les Cap&#233;tiens (Hugues Capet en 987), se constitue le Royaume de France (Philippe Auguste, au d&#233;but du XIIIe si&#232;cle, sera le premier &#224; porter le titre de roi de France &#8211; Avant lui, il n'y a que des rois des Francs). Il lui faudra plusieurs si&#232;cles pour prendre possession progressive d'un territoire proche de celui de notre nation actuelle, et jouer un r&#244;le de premier plan en Europe occidentale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;v&#234;ques, les abb&#233;s des ordres monastiques, les cur&#233;s les plus importants, ne manquent pas de ressource financi&#232;re&#8230; Le roi et le pape souhaitent tous deux en pr&#233;lever une part&#8230; Le conflit sous Philippe le Bel (roi de 1285 &#224; 1314) voit le succ&#232;s du roi : l'assembl&#233;e des &#233;v&#234;ques de France vote une contribution &#224; la Couronne, les papes s'installent sous contr&#244;le royal &#224; Avignon&#8230; C'est le d&#233;but de ce qu'on appelle le gallicanisme : l'organisation d'une &#201;glise &#171; nationale &#187;, plus au moins autonome du Vatican et &#233;troitement li&#233;e au souverain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'affaiblissement du prestige et du pouvoir pontifical conduit &#224; une des plus grandes crises de l'&#201;glise en Europe occidentale : le &#171; Grand Schisme &#187; (1378/1417), o&#249; l'on voit deux, voire trois personnes se disputer le tr&#244;ne de Saint-Pierre&#8230; et surtout les conciles (r&#233;union des &#233;v&#234;ques et autres pr&#233;lats de toute l'&#201;glise) s'affirmer face au pouvoir du pape, r&#233;activer les proc&#233;dures d'&#233;lection des clercs qui avaient &#233;t&#233;, peu ou prou, abandonn&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, les papes cherchent des appuis aupr&#232;s des souverains, rois et empereurs&#8230; Les rois de France utilisent cette fragilit&#233; de l'&#201;glise et modifient leurs alliances en fonction de consid&#233;rations financi&#232;res et diplomatiques sur la sc&#232;ne europ&#233;enne. C'est ainsi qu'en 1438, Charles VII promulgue la Pragmatique Sanction de Bourges, texte qui reprend l'essentiel des d&#233;cisions des conciles, au d&#233;triment du pape. Durant quatre d&#233;cennies, cet acte sera plusieurs fois abandonn&#233; puis r&#233;activ&#233;, au gr&#233; des circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, les rois de France m&#232;nent des guerres de conqu&#234;te en Italie. Le pape (qui si&#232;ge &#224; nouveau &#224; Rome) est aussi un souverain temporel : il poss&#232;de les &#201;tats pontificaux. Il prend part &#224; des coalitions contre Fran&#231;ois Ier &#8230; et subit avec ses alli&#233;s une cuisante d&#233;faite &#224; Marignan en 1515. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ces circonstances qu'est conclu le Concordat de Bologne, l'ann&#233;e suivante. Ce trait&#233; est un compromis. D'une part, le roi renonce &#224; soutenir les conciles et l'&#233;lection des &#233;v&#234;ques, abolit d&#233;finitivement la Pragmatique. D'autre part, le pape accorde au &lt;i&gt;Roi tr&#232;s Chr&#233;tien&lt;/i&gt; le privil&#232;ge unique de pouvoir nommer les &#233;v&#234;ques avant qu'ils n'obtiennent la cons&#233;cration religieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Durant pr&#232;s de trois si&#232;cles, jusqu'&#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle, ce Concordat sera le socle de l'union du tr&#244;ne et de l'autel dans le Royaume. Le roi soutiendra l'&#201;glise contre les h&#233;r&#233;tiques (R&#233;forme protestante) et les d&#233;viants (jans&#233;nistes) et tous ceux qui mettent en cause le dogme ou l'autorit&#233; morale de l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='La-parenthese-revolutionnaire'&gt;La parenth&#232;se r&#233;volutionnaire &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;D&#232;s ao&#251;t 1789, la R&#233;volution commence &#224; mettre &#224; bas cet &#233;difice &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le principe de la religion d'&#201;tat est, de fait, aboli par la D&#233;claration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui consacre libert&#233; de conscience et libert&#233; d'expression.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est aussi la fin des avantages et privil&#232;ges de l'&#201;glise : ses tr&#232;s importants biens, notamment en terres et immeubles, sont nationalis&#233;s. Son exemption fiscale est abolie. Une part importante de ses ressources est tarie avec la suppression de la d&#238;me (pr&#233;l&#232;vement qu'elle effectuait sur toutes les productions, surtout agricoles).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Puis, c'est un de ses principaux moyens de contr&#244;le social qui dispara&#238;t avec la cr&#233;ation de l'&#233;tat civil : dor&#233;navant, naissances, mariages et d&#233;c&#232;s sont enregistr&#233;s en mairie et l'inscription sur les registres paroissiaux devient facultative. Le mariage devient un simple contrat entre deux personnes, libres de le rompre par un divorce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les R&#233;volutionnaires voudront bient&#244;t appliquer les principes d&#233;mocratiques &#224; l'&#201;glise, avec l'&#233;lection des cur&#233;s et des &#233;v&#234;ques. Les clercs devront pr&#234;ter all&#233;geance aux dirigeants de la Nation par un serment civique. C'est toute l'organisation de l'&#201;glise de France qui est ainsi remodel&#233;e par la Constitution civile du clerg&#233; de juillet 1790.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le monopole institutionnel de l'&#201;glise est aboli : protestants et juifs, jusque-l&#224; pers&#233;cut&#233;s ou, au mieux, tol&#233;r&#233;s, deviennent citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Mais, apr&#232;s l'ex&#233;cution de Louis XVI (21 janvier 1793) et les enr&#244;lements massifs de paysans dans les arm&#233;es r&#233;volutionnaires qui font face aux assauts des puissances europ&#233;ennes ligu&#233;es contre la R&#233;publique , une guerre civile fait des ravages, avec des r&#233;gions particuli&#232;rement touch&#233;es. Une partie non n&#233;gligeable du clerg&#233; prend parti pour la monarchie, refuse le serment civique&#8230; et les Vend&#233;ens se constituent en une Arm&#233;e catholique et royale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les R&#233;publicains poursuivent leur action contre l'&#201;glise : le 2 sans-culottide an II (18 septembre 1794), tout financement des cultes est supprim&#233; ; le 3 vent&#244;se an III (21 f&#233;vrier 1795), est affirm&#233; &#224; la fois la libert&#233; des cultes et la s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ambitieux g&#233;n&#233;ral, vainqueur en Italie, de retour d'&#201;gypte, arrive aur&#233;ol&#233; de gloire &#224; Paris. Le coup d'&#201;tat du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) lui permet de devenir Premier consul, avec des pouvoirs quasi absolus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le calme n'est pourtant pas totalement r&#233;tabli &#224; l'int&#233;rieur et les menaces ext&#233;rieures subsistent (ce ne sera qu'apr&#232;s la victoire de Marengo que l'Angleterre qui anime la coalition contre la France signe la Paix d'Amiens le 25 mars 1802).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Le-Concordat-de-Bonaparte'&gt;Le Concordat de Bonaparte&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il semble donc indispensable &#224; Bonaparte de supprimer un motif particulier de tensions et de conflits : les relations avec l'&#201;glise catholique. C'est sans doute la raison principale qui le conduit &#224; conclure une sorte de trait&#233; de paix avec le Vatican : le Concordat du 26 Messidor an IX (15 juillet 1801). Cet accord est conclu, nous dit tr&#232;s clairement son pr&#233;ambule, &#171; tant pour le bien de la religion que pour le maintien de la tranquillit&#233; int&#233;rieure &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1034 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.croyancesetvilles.fr/local/cache-vignettes/L385xH300/gerard_-_signature_du_concordat_entre_la_france_et_le_saint-siege_le_15_juillet_1801-7a00d.jpg?1774939981' width='385' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Signature du concordat entre la France et le Saint-Si&#232;ge, le 15 juillet 1801
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;DR
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le contenu et l'analyse de ce texte fondamental seront pr&#233;sent&#233;s dans un prochain article. Il faut cependant conclure celui-ci par deux pr&#233;cisions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;list-disc list-inside ps-6 space-y-1 marker:text-gray-700&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Le trait&#233; concordataire sera compl&#233;t&#233; par des lois fran&#231;aises, les Articles organiques. D'autres textes fixeront les relations avec l'&#201;tat et l'organisation interne des autres cultes pr&#233;sents en France au d&#233;but du XIXe si&#232;cle : les cultes protestants (r&#233;form&#233;s et luth&#233;riens) et le culte juif.&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Tous ces textes conna&#238;tront des adaptations, des compl&#233;ments, tout au long du si&#232;cle et seront abrog&#233;s par la loi du 9 d&#233;cembre 1905 de S&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;sar et Dieu </title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Cesar-et-Dieu.html</link>
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		<dc:date>2020-04-02T15:53:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Cet ouvrage dresse un tableau pr&#233;cis et synth&#233;tique de l'&#233;volution des relations entre les diff&#233;rents cultes et les pouvoirs en France sur deux mill&#233;naires, de la Gaule pr&#233;-romaine &#224; la France du d&#233;but du XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Histoire-de-la-laicite-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Livres-+.html" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Voici un ouvrage parfaitement r&#233;ussi qui parvient &#224; relever un d&#233;fi ambitieux : dresser un tableau pr&#233;cis et synth&#233;tique de l'&#233;volution des relations entre les diff&#233;rents cultes et les pouvoirs en France sur deux mill&#233;naires, de la Gaule pr&#233;romaine &#224; la France du d&#233;but du XXIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici un ouvrage parfaitement r&#233;ussi qui parvient &#224; relever un d&#233;fi ambitieux : dresser un tableau pr&#233;cis et synth&#233;tique de l'&#233;volution des relations entre les diff&#233;rents cultes et les pouvoirs en France sur deux mill&#233;naires, de la Gaule pr&#233;romaine &#224; la France du d&#233;but du XXIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une p&#233;riode qui voit le retour du fait religieux dans le d&#233;bat public et dans un contexte qui conduit les pouvoirs publics &#224; devoir rappeler le cadre du pacte r&#233;publicain la&#239;que pour r&#233;sister &#224; la tentation du communautarisme, la vaste fresque dress&#233;e par Michel Seelig est fort bien venue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet de Michel Seelig est servi par un plan clair et efficace qui donne la profondeur historique n&#233;cessaire &#224; la bonne compr&#233;hension de la la&#239;cisation de notre soci&#233;t&#233;. Les nombreux extraits de textes qui documentent la d&#233;monstration de l'auteur permettent en effet de mettre en &#233;vidence les grandes &#233;tapes de la lente s&#233;cularisation de la soci&#233;t&#233; depuis l'ancien r&#233;gime. Les moments cl&#233;s de cette s&#233;cularisation sont ainsi parfaitement mis en &#233;vidence et le lecteur est en cons&#233;quence &#224; m&#234;me de comprendre comment et pourquoi notre R&#233;publique est devenue la&#239;que, d'abord en s&#233;parant les &#201;glises de l'&#201;cole en 1882-1886, ensuite en s&#233;parant les &#201;glises de l'&#201;tat en 1905.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une R&#233;publique qui n'est pas antireligieuse mais qui garantit la libert&#233; absolue de conscience et l'&#233;galit&#233; de tous, les citoyennes et les citoyens, par deux moyens : la s&#233;paration entre &#171; C&#233;sar et Dieu &#187; pour reprendre le titre de l'ouvrage, et la neutralit&#233; de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Seelig nous livre donc ici un outil d'autant plus utile qu'il l'accompagne d'une bibliographie fort compl&#232;te et des rep&#232;res chronologiques indispensables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son travail in&#233;dit d'historien sera tr&#232;s utile &#224; tous ceux qui souhaitent parfaire leur connaissance d'une histoire certes complexe mais fondatrice de notre R&#233;publique indivisible, la&#239;que, d&#233;mocratique et sociale. Le livre de Michel Seelig fournira de solides rep&#232;res, tout particuli&#232;rement aux militants de l'&#233;ducation populaire et des organisations la&#239;ques pour leur action de promotion de la la&#239;cit&#233; chez nos concitoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Pr&#233;face de Jean-Paul Delahaye, Vice-pr&#233;sident d&#233;l&#233;gu&#233; de la Ligue de l'enseignement Pr&#233;sident du Comit&#233; National d'Action La&#239;que 2017-2018 Inspecteur g&#233;n&#233;ral de l'&#201;ducation nationale honoraire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vous avez dit Concordat ?</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Vous-avez-dit-Concordat.html</link>
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		<dc:date>2019-10-17T20:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les mots concordat, concordataire, reviennent dans le d&#233;bat public. Mais qu'est-ce que le Concordat aujourd'hui au sein de la R&#233;publique fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/+-Livres-+.html" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les mots concordat, concordataire, reviennent dans le d&#233;bat public. Pourquoi dit-on de certains territoires qu'ils sont concordataires ? Qu'est-ce que le Concordat, cette &#171; exception fran&#231;aise &#187;, qu'est le r&#233;gime d&#233;rogatoire des cultes ? Et aujourd'hui, quelle est la r&#233;alit&#233; concordataire de l'Alsace et de la Moselle et quel rapport unit encore le Concordat et le droit local d'Alsace et de Moselle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage apporte des r&#233;ponses claires et aux r&#233;f&#233;rences juridiques incontestables, plaidant les modalit&#233;s d'une &#171; sortie progressive et n&#233;goci&#233;e (ou concert&#233;e) du r&#233;gime d&#233;rogatoire des cultes en Alsace et en Moselle &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les lois scolaires de Jules Ferry : loi du 16 juin 1881 &#233;tablissant la gratuit&#233; absolue de l'enseignement primaire dans les &#233;coles publiques</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Les-lois-scolaires-de-Jules-Ferry-Loi-du-16-juin-1881-etablissant-la-gratuite.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.croyancesetvilles.fr/Les-lois-scolaires-de-Jules-Ferry-Loi-du-16-juin-1881-etablissant-la-gratuite.html</guid>
		<dc:date>2018-05-17T14:46:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il &#233;tait n&#233;cessaire, avant d'imposer l'obligation scolaire et la la&#239;cit&#233; de l'enseignement, de g&#233;n&#233;raliser et d'inscrire dans la loi le principe de gratuit&#233; absolue. C'est objet de la loi du 16 juin 1881.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Histoire-de-la-laicite-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Lors de l'adoption de la loi du 16 juin 1881,on comptait en France pr&#232;s de 7.000 communes qui avaient &#233;tabli la gratuit&#233; de fa&#231;on absolue ainsi que 5,6 millions d'enfants scolaris&#233;s dans les &#233;coles primaires et maternelles publiques ou priv&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il &#233;tait n&#233;cessaire, avant d'imposer l'obligation scolaire et la la&#239;cit&#233; de l'enseignement, de g&#233;n&#233;raliser et d'inscrire dans la loi le principe de gratuit&#233; absolue. C'est ce qu'affirme clairement l'article premier, les articles 2, 3, 4 et 5 &#233;num&#233;rant les ressources qui devront compenser les d&#233;penses. L'article 2 rend obligatoire pour toutes les communes l'imposition des 4 centimes sp&#233;ciaux cr&#233;&#233;s par les lois de 1850 et de 1875 tout en d&#233;terminant les conditions d'exon&#233;ration. L'article 4 fait la m&#234;me obligation, avec la m&#234;me r&#233;serve, aux d&#233;partements pour le vote des 4 centimes que les lois de 1850, 1867 et 1875 les autorisaient &#224; &#233;mettre. Au produit de ces centimes communaux et d&#233;partementaux s'ajoutent les ressources des pr&#233;l&#232;vements &#224; op&#233;rer sur les revenus communaux ordinaires. C'est l'article 3 qui r&#233;gularise et d&#233;termine les pr&#233;l&#232;vements. Il vise &#224; mettre fin aux abus commis par les communes qui ne pr&#233;levaient pas toujours sur leurs ressources ordinaires toute la part revenant &#224; l'enseignement primaire. L'article 5 pr&#233;voit que les d&#233;penses seront couvertes par l'Etat en cas d'insuffisance des ressources d&#233;finies pr&#233;c&#233;demment. L'article 6 d&#233;termine le traitement des instituteurs et enfin l'article 7 &#233;num&#232;re la liste des &#233;tablissements mis au nombre des &#233;coles primaires publiques donnant lieu &#224; une d&#233;pense obligatoire pour la commune. Il faudra attendre 1933 pour que la gratuit&#233; se g&#233;n&#233;ralise &#224; l'ensemble de l'enseignement public secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;Loi du 16 juin 1881&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La premi&#232;re loi Ferry, en version originale&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;i&gt;Journal officiel&lt;/i&gt; du 17 juin 1881&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;&lt;i&gt;Le S&#233;nat et la Chambre des d&#233;put&#233;s ont adopt&#233;,&lt;br class='manualbr' /&gt;Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique promulgue la loi dont la teneur suit :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-premier'&gt;&lt;a id=&#034;a1&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article premier&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il ne sera plus per&#231;u de r&#233;tribution scolaire dans les &#233;coles primaires publiques, ni dans les salles d'asile publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le prix de pension dans les &#233;coles normales est supprim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-2'&gt;&lt;a id=&#034;a2&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 2&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les quatre centimes sp&#233;ciaux cr&#233;&#233;s par les articles 40 de la loi du 15 mars 1850 et 7 de la loi du 19 juillet 1875, pour le service de l'instruction primaire, sont obligatoires pour toutes les communes, compris dans leurs ressources ordinaires et vot&#233;s sans le concours des plus impos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les communes auront la facult&#233; de s'exon&#233;rer de tout ou partie de ces quatre centimes en inscrivant au budget, avec la m&#234;me destination, une somme &#233;gale au produit des centimes supprim&#233;s, somme qui pourra &#234;tre prise soit sur le revenu des dons et legs, soit sur une portion quelconque de leurs ressources ordinaires et extraordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-3'&gt;&lt;a id=&#034;a3&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 3&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les pr&#233;l&#232;vements &#224; effectuer en faveur de l'instruction primaire sur les revenus ordinaires des communes, en vertu de l'article 40 de la loi du 15 mars 1850, porteront exclusivement sur les ressources ci-apr&#232;s &#233;num&#233;r&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;1&#176; Les revenus en argent des biens communaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;2&#176; La part revenant &#224; la commune sur l'imposition des chevaux et voitures et sur les permis de chasse ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;3&#176; La taxe sur les chiens ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;4&#176; Le produit net des taxes ordinaires d'octroi ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;5&#176; Les droits de voirie et les droits de location aux halles, foires et march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ces revenus sont affect&#233;s jusqu'&#224; concurrence d'un cinqui&#232;me aux d&#233;penses ordinaires et obligatoires aff&#233;rentes &#224; la commune pour le service de ses &#233;coles primaires publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Sont d&#233;sormais exempt&#233;es de tout pr&#233;l&#232;vement sur leurs revenus ordinaires les communes dans lesquelles la valeur du centime additionnel au principal des quatre contributions directes n'atteint pas vingt francs (20 fr.).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-4'&gt;&lt;a id=&#034;a4&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 4&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les quatre centimes sp&#233;ciaux &#233;tablis par les articles 40 de la loi du 15 mars 1850, 14 de la loi du 10 avril 1867, et 7 de la loi du 19 juillet 1875, au principal des quatre contributions directes, pour le service de l'instruction primaire, sont obligatoires pour les d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Toutefois, les d&#233;partements auront la facult&#233; de s'exon&#233;rer de tout ou partie de cette imposition, en inscrivant &#224; leur budget, avec la m&#234;me destination, une somme &#233;gale au produit des centimes supprim&#233;s, somme qui pourra &#234;tre prise soit sur le revenu des dons et legs, soit sur une portion quelconque de leurs ressources ordinaires ou extraordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-5'&gt;&lt;a id=&#034;a5&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 5&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas d'insuffisance des ressources &#233;num&#233;r&#233;es aux articles 2, 3 et 4 de la pr&#233;sente loi, les d&#233;penses seront couvertes par une subvention de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-6'&gt;&lt;a id=&#034;a6&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 6&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le traitement des instituteurs et institutrices, titulaires et adjoints actuellement en exercice, ne pourra, dans aucun cas, devenir inf&#233;rieur au plus &#233;lev&#233; des traitements dont ils auront joui pendant les trois ann&#233;es qui auront pr&#233;c&#233;d&#233; l'application de la pr&#233;sente loi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le taux de r&#233;tribution servant &#224; d&#233;terminer le montant du traitement &#233;ventuel &#233;tabli par l'article 9 de la loi du 10 avril 1867 sera fix&#233; chaque ann&#233;e par le ministre, sur la proposition du pr&#233;fet, apr&#232;s avis du conseil d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Un d&#233;cret fixera la quotit&#233; des traitements en ce qui concerne les salles d'asile ou les classes enfantines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-7'&gt;&lt;a id=&#034;a7&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 7&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Sont mises au nombre des &#233;coles primaires publiques donnant lieu &#224; une d&#233;pense obligatoire pour la commune, &#224; la condition qu'elles soient cr&#233;&#233;es conform&#233;ment aux prescriptions de l'article 2 de la loi du 10 avril 1867 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;1&#176; Les &#233;coles communales de filles qui sont ou seront &#233;tablies dans les communes de plus de quatre cents &#226;mes ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;2&#176; Les salles d'asile ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;3&#176; Les classes interm&#233;diaires entre la salle d'asile et l'&#233;cole primaire, dites classes enfantines, comprenant des enfants des deux sexes et confi&#233;es &#224; des institutrices pourvues du brevet de capacit&#233; ou du certificat d'aptitude &#224; la direction des salles d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La pr&#233;sente loi, d&#233;lib&#233;r&#233;e et adopt&#233;e par le S&#233;nat et la Chambre des d&#233;put&#233;s, sera ex&#233;cut&#233;e comme loi de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Fait &#224; Paris, le 16 juin 1881.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Jules Gr&#233;vy.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le pr&#233;sident du conseil, ministre de l'instruction publique et des beaux-arts,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Jules Ferry.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le ministre de l'int&#233;rieur et des cultes,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Jean Constans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les lois scolaires de Jules Ferry : Loi du 28 mars 1882 sur l'&#233;cole primaire obligatoire et la&#239;que</title>
		<link>https://www.croyancesetvilles.fr/Les-lois-scolaires-de-Jules-Ferry-Loi-du-28-mars-1882-sur-l-enseignement.html</link>
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		<dc:date>2018-05-06T09:10:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>REDACTION</dc:creator>



		<description>&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La loi du 28 mars 1882 vise &#224; d&#233;confessionnaliser et rendre obligatoire l'&#233;cole primaire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.croyancesetvilles.fr/-Histoire-de-la-laicite-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Lors de sa promulgation, la loi sur l'enseignement primaire obligatoire vise &#224; d&#233;confessionnaliser l'instruction et &#224; la rendre obligatoire. En ce qui concerne l'obligation, le texte ne fait que consacrer une s&#233;rie d'efforts qui ont d&#233;j&#224; largement port&#233; leurs fruits, m&#234;me s'il reste encore, en 1878, environ 600 000 enfants non scolaris&#233;s. La loi vise les enfants des deux sexes, de six &#224; treize ans. Elle encadre les possibilit&#233;s d'absence et pr&#233;voit un syst&#232;me gradu&#233; de sanctions en cas de manquements r&#233;p&#233;t&#233;s et injustifi&#233;s. Enfin, elle ouvre la possibilit&#233; d'inscrire les enfants dans des &#233;tablissements priv&#233;s ou de leur faire donner une instruction &#224; domicile. La scolarit&#233; est couronn&#233;e par un certificat d'&#233;tudes, ou valid&#233;e par des examens annuels pour les enfants &#233;duqu&#233;s dans leur famille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est surtout en mati&#232;re de d&#233;confessionalisation, de &#171; la&#239;cit&#233; &#187;, que le texte se montre plus innovant. En supprimant l'enseignement de la morale religieuse au profit d'une &#171; instruction morale et civique &#187;, il ouvre la voie &#224; l'&#233;tablissement de la neutralit&#233; religieuse de l'Etat et la s&#233;paration de la sph&#232;re publique de la sph&#232;re priv&#233;e, s&#233;paration dans laquelle la religion ne peut trouver sa place. A cet effet, un jour par semaine est r&#233;serv&#233;, en sus du dimanche, &#224; l'enseignement &#233;ventuel du cat&#233;chisme*.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;text-2xl font-bold text-b-assmat mt-4 mb-2&#034; id='Loi-no-11-696-du-28-Mars-1882-Version-originale'&gt;Loi n&#176; 11 696 du 28 Mars 1882 (&lt;strong&gt;Version originale)&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Promulgu&#233;e au Journal officiel du 29 mars 1882&lt;br class='manualbr' /&gt;Le S&#233;nat et la Chambre des d&#233;put&#233;s ont adopt&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique promulgue la loi dont la teneur suit :&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-premier'&gt;Article premier&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'enseignement primaire comprend :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;list-disc list-inside ps-6 space-y-1 marker:text-gray-700&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;L'instruction morale et civique ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;La lecture et l'&#233;criture ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;La langue et les &#233;l&#233;ments de la litt&#233;rature fran&#231;aise ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;La g&#233;ographie, particuli&#232;rement celle de la France ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;L'histoire, particuli&#232;rement celle de la France jusqu'&#224; nos jours ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Quelques le&#231;ons usuelles de droit et d'&#233;conomie politique ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Les &#233;l&#233;ments des sciences naturelles physiques et math&#233;matiques, leurs applications &#224; l'agriculture, &#224; l'hygi&#232;ne, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux m&#233;tiers ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Les &#233;l&#233;ments du dessin, du modelage et de la musique ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;La gymnastique ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Pour les gar&#231;ons, les exercices militaires ;&lt;/li&gt;&lt;li class=&#034;mb-2 list-item&#034;&gt;Pour les filles, les travaux &#224; l'aiguille.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'article 23 de la loi du 15 mars 1850 est abrog&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-2'&gt;Article 2&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les &#233;coles primaires publiques vaqueront un jour par semaine,en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le d&#233;sirent, &#224; leurs enfants, l'instruction religieuse, en dehors des &#233;difices scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'enseignement religieux est facultatif dans les &#233;coles priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-3'&gt;Article 3&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Sont abrog&#233;es les dispositions des articles 18 et 44 de la loi du 15 mars 1850, en ce qu'elles donnent aux ministres des cultes un droit d'inspection, de surveillance et de direction dans les &#233;coles primaires publiques et priv&#233;es et dans les salles d'asile, ainsi que le paragraphe 2 de l'article 31 de la m&#234;me loi qui donne aux consistoires le droit de pr&#233;sentation pour les instituteurs appartenant aux cultes non catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-4'&gt;Article 4&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes &#226;g&#233;s de six ans r&#233;volus &#224; treize ans r&#233;volus ; elle peut &#234;tre donn&#233;e soit dans les &#233;tablissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les &#233;coles publiques ou libres, soit dans les familles, par le p&#232;re de famille lui-m&#234;me ou par toute autre personne qu'il aura choisie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Un r&#232;glement d&#233;terminera les moyens d'assurer l'instruction primaire aux enfants sourds-muets et aux aveugles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-5'&gt;Article 5&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Une commission municipale scolaire est institu&#233;e dans chaque commune pour surveiller et encourager la fr&#233;quentation des &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Elle se compose du maire, pr&#233;sident ; d'un des d&#233;l&#233;gu&#233;s du canton, et, dans les communes comprenant plusieurs cantons, d'autant de d&#233;l&#233;gu&#233;s qu'il y a de cantons, d&#233;sign&#233;s par l'inspecteur d'acad&#233;mie ; de membres d&#233;sign&#233;s par le conseil municipal en nombre &#233;gal, au plus, au tiers des membres de ce conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;A Paris et &#224; Lyon, il y a une commission pour chaque arrondissement municipal. Elle est pr&#233;sid&#233;e, &#224; Paris, par le maire, &#224; Lyon, par un des adjoints ; elle est compos&#233;e d'un des d&#233;l&#233;gu&#233;s cantonaux, d&#233;sign&#233; par l'inspecteur d'acad&#233;mie, de membres d&#233;sign&#233;s par le conseil municipal, au nombre de trois &#224; sept par chaque arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le mandat des membres de la commission scolaire d&#233;sign&#233;s parle conseil municipal durera jusqu'&#224; l'&#233;lection d'un nouveau conseil municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il sera toujours renouvelable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'inspecteur primaire fait partie de droit de toutes les commissions scolaires institu&#233;es dans son ressort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-6'&gt;Article 6&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Il est institu&#233; un certificat d'&#233;tudes primaires ; il est d&#233;cern&#233; apr&#232;s un examen public auquel pourront se pr&#233;senter les enfants d&#232;s l'&#226;ge de onze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ceux qui, &#224; partir de cet &#226;ge, auront obtenu le certificat d'&#233;tudes primaires, seront dispens&#233;s du temps de scolarit&#233; obligatoire qui leur restait &#224; passer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-7'&gt;Article 7&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le p&#232;re, le tuteur, la personne qui a la garde de l'enfant, le patron chez qui l'enfant est plac&#233;, devra, quinze jours au moins avant l'&#233;poque de la rentr&#233;e des classes, faire savoir au maire de la commune s' il entend faire donner &#224; l'enfant l'instruction dans la fa mille ou dans une &#233;cole publique ou priv&#233;e ; dans ces deux derniers cas, il indiquera l'&#233;cole choisie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les familles domicili&#233;es &#224; proximit&#233; de deux ou plusieurs &#233;coles publiques ont la facult&#233; de faire inscrire leurs enfants &#224; l'une ou &#224; l'autre de ces &#233;coles, qu'elles soient ou non sur le territoire de leurs communes, &#224; moins qu'elle ne compte d&#233;j&#224; le nombre maximum d'&#233;l&#232;ves autoris&#233; par les r&#232;glements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas de contestation et sur la demande soit du maire, soit des parents, le conseil d&#233;partemental statue en dernier ressort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-8'&gt;&lt;a id=&#034;a8&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 8&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Chaque ann&#233;e, le maire dresse, d'accord avec la commission municipale scolaire, la liste de tous les enfants &#226;g&#233;s de six &#224; treize ans, et avise 1es personnes qui ont charge de ces enfants de l'&#233;poque de la rentr&#233;e des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas de non d&#233;claration, quinze jours avant l'&#233;poque de la rentr&#233;e, de la part des parents et autres personnes responsables, il inscrit d'office l'enfant &#224; l'une des &#233;coles publiques, et en avertit la personne responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Huit jours avant la rentr&#233;e des classes, il remet aux directeurs d'&#233;coles publiques et priv&#233;es la liste des enfants qui doivent suivre leurs &#233;coles. Un double de ces listes est adress&#233; par lui &#224; l'inspecteur primaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-9'&gt;&lt;a id=&#034;a9&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 9&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Lorsqu'un enfant quitte l'&#233;cole, les parents ou les personnes responsables doivent en donner imm&#233;diatement avis au maire et indiquer de quelle fa&#231;on l'enfant recevra l'instruction &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-10'&gt;&lt;a id=&#034;a10&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 10&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Lorsqu'un enfant manque momentan&#233;ment &#224; l'&#233;cole, les parents ou les personnes responsables doivent faire conna&#238;tre au directeur ou &#224; la directrice les motifs de son absence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les directeurs et les directrices doivent tenir un registre d'appel qui constate, pour chaque classe, l'absence des &#233;l&#232;ves inscrits. A la fin de chaque mois, ils adresseront au maire et &#224; l'inspecteur primaire un extrait de ce registre, avec l'indication du nombre des absences et des motifs invoqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les motifs d'absence seront soumis &#224; la commission scolaire. Les seuls motifs r&#233;put&#233;s l&#233;gitimes sont les suivants : maladie de l'enfant, d&#233;c&#232;s d'un membre de la famille, emp&#234;chements r&#233;sultant de la difficult&#233; accidentelle des communications. Les autres circonstances exceptionnellement invoqu&#233;es seront &#233;galement appr&#233;ci&#233;es par la commission.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-11'&gt;&lt;a id=&#034;a11&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 11&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Tout directeur d'&#233;cole priv&#233;e qui ne se sera pas conform&#233; aux prescriptions de l'article pr&#233;c&#233;dent sera, sur le rapport de la commission scolaire et de l'inspecteur primaire, d&#233;f&#233;r&#233; au conseil d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le conseil d&#233;partemental pourra prononcer les peines suivantes : 1&#176; l'avertissement ; 2&#176; la censure ; 3&#176; la suspension pour un mois au plus, et, en cas de r&#233;cidive dans l'ann&#233;e scolaire, pour trois mois au plus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-12'&gt;&lt;a id=&#034;a12&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 12&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Lorsqu'un enfant se sera absent&#233; de l'&#233;cole quatre fois dans le mois, pendant au moins une demi-journ&#233;e, sans justification admise par la commission municipale scolaire, le p&#232;re, le tuteur ou la personne responsable sera invit&#233;, trois jours au moins &#224; l'avance, &#224; compara&#238;tre dans la salle des actes de la mairie, devant ladite commission, qui lui rappellera le texte de la loi et lui expliquera son devoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas de non-comparution, sans justification admise, la commission appliquera la peine &#233;nonc&#233;e dans l'article suivant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Articles-13'&gt;&lt;a id=&#034;a13&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Articles 13&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas de r&#233;cidive dans les douze mois qui suivront la premi&#232;re infraction, la commission municipale scolaire ordonnera l'inscription, pendant quinze jours ou un mois, &#224; la porte de la mairie, des nom, pr&#233;noms et qualit&#233;s de la personne responsable, avec indication du fait relev&#233; contre elle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La m&#234;me peine sera appliqu&#233;e aux personnes qui n'auront pas obtemp&#233;r&#233; aux prescriptions de l'article 9.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Articles-14'&gt;&lt;a id=&#034;a14&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Articles 14&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas d'une nouvelle r&#233;cidive, la commission scolaire ou, &#224; son d&#233;faut, l'inspecteur primaire devra adresser une plainte au juge de paix. L'infraction sera consid&#233;r&#233;e comme une contravention et pourra entra&#238;ner condamnation aux peines de police, conform&#233;ment aux articles 479, 480 et suivants du Code p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;L'article 463 du m&#234;me Code est applicable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-15'&gt;&lt;a id=&#034;a15&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 15&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La commission scolaire pourra accorder aux enfants demeurant chez leurs parents ou leur tuteur, lorsque ceux-ci en feront la demande motiv&#233;e, des dispenses de fr&#233;quentation scolaire ne pouvant d&#233;passer trois mois par ann&#233;e en dehors des vacances. Ces dispenses devront, si elles exc&#232;dent quinze jours, &#234;tre soumises &#224; l'approbation de l'inspecteur primaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Ces dispositions ne sont pas applicables aux enfants qui suivront leurs parents ou tuteurs, lorsque ces derniers s'absenteront temporairement de la commune. Dans ce cas, un avis donn&#233; verbalement ou par &#233;crit au maire ou &#224; l'instituteur suffira.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La commission peut aussi, avec l'approbation du conseil d&#233;partemental, dispenser les enfants employ&#233;s dans l'industrie, et arriv&#233;s &#224; l'&#226;ge de l'apprentissage, d'une des deux classes de la journ&#233;e ; la m&#234;me facult&#233; sera accord&#233;e &#224; tous les enfants employ&#233;s, hors de leur famille, dans l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-16'&gt;&lt;a id=&#034;a16&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 16&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Les enfants qui re&#231;oivent l'instruction dans la famille doivent chaque ann&#233;e, &#224; partir de la fin de la deuxi&#232;me ann&#233;e d'instruction obligatoire, subir un examen qui portera sur les mati&#232;res de l'enseignement correspondant &#224; leur &#226;ge dans les &#233;coles publiques, dans des formes et suivant des programmes qui seront d&#233;termin&#233;s par arr&#234;t&#233;s minist&#233;riels rendus en conseil sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le jury d'examen sera compos&#233; de : l'inspecteur primaire ou son d&#233;l&#233;gu&#233;, pr&#233;sident ; un d&#233;l&#233;gu&#233; cantonal ; une personne munie d'un dipl&#244;me universitaire ou d'un brevet de capacit&#233; ; les juges seront choisis par l'inspecteur d'acad&#233;mie. Pour l'examen des filles, la personne brevet&#233;e devra &#234;tre une femme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Si l'examen de l'enfant est jug&#233; insuffisant et qu'aucune excuse ne soit admise par le jury, les parents sont mis en demeure d'envoyer leur enfant dans une &#233;cole publique ou priv&#233;e dans la huitaine de la notification et de faire savoir au maire quelle &#233;cole ils ont choisie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;En cas de non d&#233;claration, l'inscription aura lieu d'office, comme il est dit &#224; l'article 8.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-17'&gt;&lt;a id=&#034;a17&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 17&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La caisse des &#233;coles institu&#233;e par l'article 15 de la loi du 10 avril 1867 sera &#233;tablie dans toutes les communes. Dans les communes subventionn&#233;es dont, le centime n'exc&#232;de pas trente francs, la caisse aura droit, sur le cr&#233;dit ouvert pour cet objet au minist&#232;re de l'instruction publique, &#224; une subvention au moins &#233;gale au montant des subventions communales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La r&#233;partition des secours se fera par les soins de la commission scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;text-xl font-bold text-blue-900 mt-3 mb-2&#034; id='Article-18'&gt;&lt;a id=&#034;a18&#034;&gt;&lt;/a&gt;
Article 18&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Des arr&#234;t&#233;s minist&#233;riels, rendus sur la demande des inspecteurs d'acad&#233;mie et des conseils d&#233;partementaux, d&#233;termineront chaque ann&#233;e les communes o&#249;, par suite d'insuffisance des locaux scolaires, les prescriptions des articles 4 et suivants sur l'obligation ne pourraient &#234;tre appliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Un rapport annuel, adress&#233; aux Chambres par le ministre de l'instruction publique, donnera la liste des communes auxquelles le pr&#233;sent article aura &#233;t&#233; appliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;La pr&#233;sente loi, d&#233;lib&#233;r&#233;e et adopt&#233;e par le S&#233;nat et par la Chambre des d&#233;put&#233;s, sera ex&#233;cut&#233;e comme loi de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Fait &#224; Paris, le 28 Mars 1882.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Sign&#233; Jules GREVY.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Le Ministre de l'instruction publique et des beaux-arts,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;text-gray-700 pt-1 leading-relaxed text-justify&#034;&gt;Sign&#233; Jules FERRY.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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