30 juillet : l’humanité a utilisé les ressources que la Terre peut générer en un an
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Jeudi 30 juillet 2026, l’humanité a déjà épuisé toutes les ressources écologiques et tous les services écosystémiques que la Terre est capable de fournir de manière durable en un an, estime jeudi le Fonds mondial pour la nature WWF.
En l’espace d’un an, l’humanité consomme donc plus de ressources naturelles que ce que la Terre est capable de régénérer au cours de cette même année : « nous exploitons la nature à un rythme 73 % plus rapide que celui auquel les écosystèmes peuvent la restaurer. À l’échelle mondiale, l’humanité vit donc comme si elle disposait de 1,73 Terre », calcule le WWF.
Si en 2026, il tombe six jours plus tard qu’en 2025 (24 juillet), « cette évolution s’explique principalement par une révision méthodologique de la capacité des océans à absorber le carbone, et non par une amélioration réelle de notre impact », peut-on lire sur le site le WWF France.
En 2023, ce jour du dépassement avait eu lieu le 2 août.
Un ratio et une date qui fluctuent selon les pays
En France, en 2021, alors que cette date tombait au 29 juillet pour l’ensemble de la planète, en 2023, le jour du dépassement était le 5 mai. En 2022, le dépassement en France s’est produit le 5 mai, ce qui veut dire qu’en seulement quatre mois, le pays a consommé tout ce que la Nature pouvait régénérer en un an (alors qu’en 1970, la date du dépassement était alors située au 29 décembre, faisant que le pays était quasiment à l’équilibre).
En 2025, alors que la date pour le monde était le 24 juillet, en France elle tombait au 19 avril, soit plus de huit mois avant la fin de l’année. « En 2025, si tout le monde vivait comme en France, il nous faudrait près de trois planètes pour subvenir à nos besoins » avait alors indiqué le WWF-France qui a calculé que le jour du dépassement pour 2026 en France au vendredi 24 avril.
Même mise en perspective avec les autres pays européens, la France est un de ceux consommant le plus de ressources naturelles.
La Belgique consomme aussi davantage que la moyenne mondiale. Selon le WWF-Belgique, en 2026, le « jour du dépassement » belge est survenu le 11 avril. « Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme les habitant·es de notre pays, nous aurions besoin d’environ 3,6 Terres », estime l’ONG belge.
Réduire l’utilisation des combustibles fossiles constitue donc une étape cruciale, via l’accélération de la transition énergétique et l’élimination des subventions aux combustibles fossiles, plaide le WWF-Belgique, sa directrice soulignant : « Mais il est également essentiel de stopper la déforestation, de rendre notre système alimentaire plus durable, et d’orienter le système financier vers des mécanismes respectueux de la nature ».
Les enseignements de cette information
Désormais l’humanité dans son ensemble vit à crédit de la nature près de la moitié d’année quand les pays les plus développés consomment ce qu’elle peut leur fournir dans les quatre premiers mois.`
Le fait que le Jour du dépassement tombe si tôt - et toujours de plus en plus tôt - dans l’année est un signal important de l’urgence de redoubler d’efforts et de réduire notre empreinte écologique.
Chaque personne peut contribuer à réduire la prédation de la nature par l’homme en adoptant plus souvent une alimentation végétale, en économisant l’énergie, en achetant de manière plus responsable, en réduisant ses déchets et en optant pour des sources d’énergies renouvelables.
Personne ne peut croire désormais que nous vivons dans un monde aux ressources inépuisables. Tout ce que nous pouvons observer nous incite à douter du contraire et rend nécessaire de comprendre que nous vivons dans un monde fini et donc, à son échelle, vulnérable et fragile.
