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Iran : essence, violence, révolte

Alors que les rapports sur la pénurie d'essence en Iran et les longues files d'attente devant les stations-service dans différentes villes continuent de se multiplier, un responsable du ministère iranien du Pétrole a fait état d'un déficit de 10 millions de litres entre la consommation et la production d'essence en Iran. Dans le passé l'augmentation du prix de l'essence a déjà provoqué une grande révolte de la population. « Le prix de l'essence augmente et la potentialité d'une forte contestation aussi » nous explique Didier IDJADI sociologue Franco-Iranien réfugié politique.
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REDACTION
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Mohammad-Sadegh Azimifar, vice-ministre du Pétrole et directeur général de la Société nationale de raffinage et de distribution de produits pétroliers, a déclaré dimanche soir 15 Shahrivar [6 septembre] lors d’un entretien télévisé que la consommation moyenne d’essence au cours des cinq premiers mois de cette année en Iran était d’environ 132 millions de litres par jour, et que la production d’essence, raffinée et non raffinée, était en moyenne d’environ 122 millions de litres par jour.

Ce responsable du ministère du Pétrole, annonçant un déficit quotidien moyen d’environ 10 millions de litres d’essence, a déclaré que cette quantité « devait être compensée par des importations ».

On s’interroge pourquoi l’importation ? Parce que la capacité de production est au maximum et les moyens industriels sont usés.

Le vice-ministre du Pétrole de la République islamique, mettant en garde contre le déséquilibre entre la production et la consommation d’essence en Iran, a déclaré : « Si la croissance de la consommation se poursuit à ce rythme et que la production ne parvient pas à augmenter proportionnellement à la croissance de la consommation, le volume des importations suivra également une tendance à la hausse et une part considérable des ressources en devises du pays sera consacrée à l’importation d’essence. »

L’existence de problèmes dans l’importation d’essence vers l’Iran, est lié au maintien du blocus naval américain. Aucun navire pétrolier iranien ne passe. La recette pétrolière est très menacée.

Mohammad-Jafar Ghaempanah, vice-président exécutif du président iranien, avait déclaré le 4 Shahrivar [26 août] que la production d’essence ne suffit pas et qu’avec le blocus naval américain, nous ne pouvons pas importer d’essence.

La république islamique commence à avouer l’efficacité du blocus américain. L’économie du régime en souffre.

uparavant, Massoud Pezeshkian, président iranien, avait reconnu le 25 Mordad [16 août], tout en admettant l’impact du blocus naval américain contre les ports iraniens, que « le gouvernement ne dispose pas des ressources nécessaires pour importer de l’essence ».

Yasser Mirzaei, adjoint de l’Organisation pour l’optimisation de l’énergie, avait déclaré jeudi 29 Mordad [20 août] à l’agence Isna que la guerre en Ukraine avait changé les conditions du marché et que la Russie, en raison d’une pénurie intérieure, avait également limité ses exportations d’essence.

Selon Mirzaei, même des pays comme la Biélorussie, proches de la Russie et qui disposaient auparavant d’un surplus d’essence, ne peuvent désormais plus fournir l’essence dont l’Iran a besoin.

Les responsables du ministère iranien du Pétrole, en réaction à la formation de longues files d’attente devant les pompes à essence dans différentes villes, tout en niant l’existence d’une pénurie d’essence, avaient présenté l’augmentation de la demande comme raison de ces files d’attente devant les stations-service.

Le régime islamique espère gagner des ressources financières à partir de cette augmentation du prix mais c’est une erreur fondamentale et cette politique augmente la pauvreté du peuple et sa colère.

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Auteur : Didier IDJADI - 07/09/2026

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