La vacuité ou non-substantialité
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La vacuité (sk. shunyata) dans le bouddhisme s’applique essentiellement à la dimension de l’ego. Elle nie l’idée d’un ego permanent mais ce n’est pas un nihilisme dans le sens où le bouddhisme réfute la théorie "d’être et de non-être” selon laquelle toute chose naît et meurt, mais que sa nature est le néant.
Les différentes explications selon les écoles
Dans le Theravada, anutta est généralement traduit par absence d’un "soi", "absence de ce qui est en soi", "absence d’une nature propre" et illustré par l’exemple de la charrette que l’on démonte pièce par pièce en étalant les pièces sur le sol. Toutes les pièces sont là mais la charrette n’existe pas. La charrette n’est pas la somme de ses composants. Aux personnes qui pensent que le corps est habité par un principe éternel immuable le Bouddha explique : "Il n’y a pas d’âme dans ce corps, car s’il y avait une âme elle aurait la possibilité de décider ou de choisir que ce corps soit ainsi ou qu’il ne soit pas ainsi."
Le Mahayana, et principalement les Écoles de la voie du milieu, précise ce concept en évitant une vision nihiliste (rien n’existe réellement, tout est donc permis) aussi bien qu’éternaliste (dieu éternel qui insuffle la vie dans différents corps).
Le bouddhisme du Lotus refuse également le spiritualisme développé par les écoles du "Rien-que-Conscience". La loi de causalité indique la direction dans laquelle on peut chercher l’explication des phénomènes. Rien n’est immuable, tout n’est qu’un dynamisme lié à la production conditionnée.