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Pendaisons en Iran : l’ONU s’alarme du nombre croissant des exécutions

Ce mercredi, l'ONU se dit « alarmée » par la hausse des exécutions en Iran pour des motifs de sécurité nationale. Depuis mi-mars et les premières exécutions liées aux manifestations de début d'année, au moins 56 personnes ont été pendues par les autorités de la République Islamique
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Olivier KONARZEWSKI
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Le 19 mars, l’Iran annonçait avoir exécuté trois hommes accusés d’avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, les premières pendaisons liées au mouvement de contestation qui avait secoué le pays en début d’année.

Depuis cette date, « au moins 56 personnes ont été exécutées pour des chefs d’accusation liés à la sécurité nationale, dont 27 dans des affaires liées aux manifestations du début de l’année. », a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk dans un communiqué.

« Je suis alarmé par la hausse du nombre d’exécutions et de condamnations à mort prononcées en Iran depuis mars, ainsi que par le recours persistant à la peine de mort pour semer la peur au sein de la population et réprimer la dissidence », s’est ému le commissaire en redoutant que « Plus d’une centaine d’autres personnes risquent d’être exécutées pour des chefs d’accusation similaires ».

Dans cette déclaration, Volker Türk souligne que les exécutions en lien avec des infractions liées à la drogue se poursuivent aussi à « un rythme alarmant ».

Terroriser la population

Les exécutions se sont multipliées dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l’Iran, nombre de personnes exécutées ayant été condamnées pour leur participation aux manifestations qui ont débuté fin décembre.

Le mouvement de protestation, initialement déclenché par la vie chère, s’était rapidement transformé en vastes manifestations antigouvernementales, culminant les 8 et 9 janvier.

Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.

De nombreuses sources civiles iraniennes, des journalistes et des ONG basées à l’étranger affirment que la répression du régime chiite iranien a fait des dizaine de milliers de morts.

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