Certains contenus sont réservés aux abonnés.   ou  S'abonner
En accès libre

Prières sur les terrains du mondial 2026

Des milliards de personnes suivent la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord sans forcément voir que quelque chose d’inhabituel se passe sur les pelouses : des joueurs parmi les plus célèbres de la planète y manifestent publiquement leur foi chrétienne évangélique.
R
REDACTION
3 min de lecture
Partager :
Logo de l'article
Cet article vous est offert pour juger de notre travail

Pour accéder à la totalité des articles et à l'ensemble des analyses de Croyances & Villes, abonnez-vous.

Déjà abonné ?

Le 14 juin, après Allemagne-Curaçao (7-1) à Houston, des joueurs des deux équipes — adversaires depuis 90 minutes — se rejoignent au centre du terrain pour prier ensemble. Le milieu allemand Felix Nmecha expliquera : « Dans le jeu, nous sommes adversaires. Après le match, nous sommes tous chrétiens et frères. » La vidéo devient virale en quelques heures.

Même scène côté américain : après la victoire 4-1 contre le Paraguay devant 70 000 spectateurs, toute l’équipe se regroupe sur le terrain, bras autour des épaules, tête baissée. Le défenseur Mark McKenzie conduit la prière.

Ces gestes ne sont pas isolés. Le capitaine américain Christian Pulisic porte une croix offerte par sa mère, anime des études bibliques avec ses coéquipiers et partage des passages de la Bible soulignés sur Instagram. Le milieu Weston McKennie résume sa vie en quatre mots dans sa bio : « All glory to God ». L’Anglais Bukayo Saka déclare : « Le mot foi est l’un des mots les plus forts pour moi. Ça signifie croire, quoi qu’il arrive. »

Et du côté suisse ? Rubén Vargas, ailier de la Nati aujourd’hui à Séville, n’est pas en reste. Il signe chacune de ses publications sur les réseaux sociaux du hashtag #conDiosdelante (avec Dieu devant moi). Dans une interview, il a témoigné que sa foi lui apporte force et stabilité : « J’ai toujours su que Dieu était là. J’ai renforcé ma foi et trouvé de la force pour ma vie. »

Que nous disent ces événements, et plus particulièrement la scène Allemagne-Curaçao, des rapports de la religion et du sport ?

Le sport, au moins autant que les religions, a ce pouvoir de relier les hommes. Depuis le discours de Coubertin de 1908 sur les valeurs de l’olympisme et son « l’important c’est de participer », la pratique sportive est régie par des valeurs universelles de reconnaissance de l’autre et de salut. Cette coupe du monde de football en est une énième preuve.

Ces manifestations de foi et de joie partagées sur les terrains sont spontanées, non orchestrées, et c’est précisément ce qui les rend presque banales et crédibles pour être uniquement ce qu’elles sont et non l’expression d’une singularité et d’une identité religieuse revendiquées. Le sport préserve la liberté de conscience.

Enfin on retiendra de ce mondial 2026, que le mouvement évangélique, très influent aux États-Unis notamment sur le plan politique, a apporté une nouvelle preuve de sa vitalité et de présence mondiale en abolissant ainsi les frontières de la compétition sur le plus grand terrain de sport du monde.

_
Cet article vous est offert gracieusement.
Nous souhaiterions que tous nos articles soient en accès libre pour toutes et tous. Mais cela ne sera possible que grâce aux dons de nos lectrices et lecteurs.
Un don de 5 €, c’est déjà un geste fort.
Cela vous prendra moins de 2 minutes. Merci !
👉 Je soutiens Croyances & Villes
Si vous en avez les moyens, choisissez un soutien mensuel. Merci.

Mots-clés