Répondre aux enjeux des croyances et des villes
Pour accéder à la totalité des articles et à l'ensemble des analyses de Croyances & Villes, abonnez-vous.
Déjà abonné ?
Aujourd’hui nous voyons les villes et les métropoles devenir le refuge de populations fuyant les guerres, les crises économiques et climatiques. N’en déplaise aux urbanistes et aux élus (bien que ces derniers en perçoivent la réalité), la ville symbole de développement et de prospérité devient peu à peu un lieu témoignant d’une forme de chaos, celui de la réduction voire de l’effacement d’identités sociales, économiques et culturelles qui mutent en revendication spirituelles et religieuses.
La ville est donc à la fois une matière complexe en évolution permanente et instable et le creuset dans lequel il est possible de préserver la paix et garantir le vouloir vivre ensemble ; un exercice de la volonté qui est une épreuve souvent difficile, surtout pour ses auxiliaires que sont les enseignants, les soignants, les élus, les chefs d’entreprise,...
Mais comment aborder la question du fait religieux dans l’entreprise ou dans la collectivité publique ou privée ?
On ne peut répondre à cette question que par le partage de la connaissance et l’information sur les religions pour que chacun trouve ou retrouve dans ses tâches quotidiennes l’assurance que procure le savoir. Ce savoir qui permet d’anticiper les difficultés (même les plus extrêmes comme la radicalisation) et d’adopter avec calme les bonnes postures face au phénomène croissant du fait religieux qui questionne toutes nos pratiques. Ceci n’est ni plus ni moins que le constat de la nécessité de l’éducation, de renforcer la connaissance de l’histoire des religions qui est un espace de partage et d’altérité et permet d’affermir la laïcité ; et c’est sur cette idée que nous poursuivons notre route en proposant une déclinaison internet de notre lettre mensuelle, une version plus riche d’information et de partage sur la place des religions dans notre monde et de la nécessité de les connaître pour interpréter une société moderne qui en est pétrie.
C’est aussi pour cela que nous sommes très sensibles à l’initiative de Claude Vivier Le Got, la Présidente de la Federation europénne des Écoles (FEDE) une OING dotée du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe, qui a choisi de consacrer une journée d’étude sur le thème « Éducation, fait religieux et entreprise », le 7 novembre prochain dans la mairie du IXe arrondissement de Paris.
L’éducation, la science, la connaissance et la transmission est un ADN que nous partageons pleinement et j‘ai tenu à soutenir cette initiative et à y intervenir, considérant qu’elle nous adresse directement au bien-être des générations futures.