Guerre en Ukraine : la Russie envoie des prêtres orthodoxes sur le front
L'État-major de l'Armé ukrainienne signale que des prêtres orthodoxes russes de la région de Samara sont envoyés à la guerre en Ukraine. Mais la plupart refusent.
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Premier des grands schismes de la chrétienté, la religion orthodoxe s'est construite sur le patriarcat. Les patriarcats orthodoxes de Moscou, de Constantinople, de Jérusalem, d'Antioche, d'Alexandrie, de Serbie, de Géorgie, de Bulgarie et de Roumanie organisent aujourd'hui l'orthodoxie mondiale dans sa dimension cultuelle, mais aussi culturelle et géopolitique. Tous sont représentés en France.
L'État-major de l'Armé ukrainienne signale que des prêtres orthodoxes russes de la région de Samara sont envoyés à la guerre en Ukraine. Mais la plupart refusent.
Après avoir renoncé à se rendre lui-même à la 11e Assemblée du Conseil Oecuménique des Eglises (COE) tenue à Karlsruhe début septembre, le patriarche orthodoxe de Moscou a accueilli le 17 octobre dernier, à Moscou, son Secrétaire général par intérim, le prêtre orthodoxe roumain Ioan Sauca. Le COE a communiqué le 19 octobre le contenu des échanges courtois mais sans issue.
L'annexion des territoires ukrainiens par la Russie soulève de facto la question de la juridiction ecclésiastique orthodoxe. Mais peut-on prendre pour acquis que les églises locales seront incorporées au Patriarcat de Moscou ? Dans ce qui apparaît déjà comme « le schisme du Donbass », pour l'heure, la priorité semble donnée à la reconstruction des lieux sacrés détruits par les Russes.
« Nous devons prier » : le patriarche Kirill a publié une déclaration après le décret de Poutine sur la mobilisation et a mentionné les Ukrainiens.
Le président letton a décidé de soumettre à son Parlement un projet de loi sur la séparation de l'Église orthodoxe locale de l'Église orthodoxe russe. Une décision politique qui intervient en pleine session du 11ème Conseil Oecuménique des Églises de Karlsruhe où, samedi dernier, le président allemand a publiquement contesté la participation de la délégation du patriarcat de Moscou.
L'Assemblée du Conseil œcuménique des Églises, réunie à Karlsruhe, en Allemagne, a refusé aujourd'hui de soumettre au vote l'exclusion du Patriarcat orthodoxe de Moscou (EOR). Cette exclusion avait été demandée par trois Églises participantes et un certain nombre de personnalités de haut rang. La salle a salué cette décision par de longs applaudissements.
Le dialogue a été ouvert entre l'Église autocéphale et l'Église orthodoxe qui s'est récemment séparée du Patriarcat de Moscou. Les gréco-catholiques observent avec intérêt ce processus de rapprochement.
Le Royaume-Uni a sanctionné jeudi 16 juin le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe en raison de son soutien à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Changement du numéro deux du Patriarcat de Moscou, création d'une métropole de Crimée, déclaration d'indépendance vis à vis de Moscou de l'Église russe orthodoxe d'Ukraine, l’action en Ukraine de Vladimir Poutine bouscule l'Église russe orthodoxe et pousse le patriarcat de Moscou à la manœuvre pour servir ses desseins politiques et militaires.
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