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La divine économie

Dans son ouvrage « La divine économie », l'économiste Paul Seabright mène l'enquête dans les méandres du marché de la foi, allant du Ghana à l’Inde, de Saint Paul à Facebook, des temples, des mosquées, des églises aux boîtes de nuit. Un minutieux décorticage des organisations religieuses avec les outils de l’analyse économique.
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Olivier KONARZEWSKI
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Au XXIe siècle, la religion prospère dans le monde entier, malgré son déclin apparent dans certaines parties de l’Europe et de l’Amérique. Depuis toujours, les différents mouvements religieux se livrent une concurrence acharnée pour la richesse et le pouvoir. Dans les faits, les religions sont aujourd’hui des acteurs économiques : elles recrutent du personnel, collectent des fonds, gèrent des budgets et des infrastructures, organisent des transports, motivent leurs employés et transmettent leur message. Dans La divine économie, l’économiste Paul Seabright affirme que les mouvements religieux sont une forme particulière d’entreprise. Ce sont des plateformes qui rassemblent des membres en quête d’épanouissement spirituel, de réseaux d’amitié et de mariage ou d’occasions de faire des affaires. C’est la pluralité des services proposés qui a permis aux religions de se consolider et d’exercer leur pouvoir. Souvent bénéfique pour ses membres, notamment lorsqu’elle leur offre une assurance contre les aléas de l’existence ou un sentiment de reconnaissance, la religion peut aussi être utilisée pour nuire : les dirigeants politiques l’instrumentalisent souvent à des fins autoritaires, et les chefs religieux peuvent exploiter la confiance des croyants afin d’abuser d’eux ou de provoquer des violences à l’encontre de personnes extérieures. Sans prendre parti, Seabright s’appuie sur les résultats récents des sciences économiques et sociales pour montrer comment la religion et la société laïque peuvent coexister dans un monde où certains individus ne ressentent pas le besoin de religion, mais où beaucoup répondent encore avec enthousiasme à son appel.

L’auteur : Paul Seabright est un économiste et professeur. Il a fait ses études de premier cycle à New College (Oxford) et obtenu le « Congratulatory first class honour » en 1980. Il a terminé sa maîtrise en sciences économiques en 1982 et a obtenu le titre de docteur en économie en 1988 à l’université d’Oxford. Il est aujourd’hui professeur d’économie à l’université Toulouse 1 Capitole, chercheur à l’Institut d’économie industrielle (IDEI) et membre de la Toulouse School of Economics (TSE).

A propos

Paul Seabright, La divine économie, édité chez Markus Haller – Collection Échanges, 572 pages – publié le 29 janvier 2026. Prix : 28 €

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