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Les médecins français favorables à l’aide à mourir

Un sondage commandé à l’Ifop (avril 2025) par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité révèle les chiffres de l’adhésion des médecins français à la légalisation de l’aide active à mourir. Ils corroborent ceux publiés par le site Medscape en juin 2020.
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REDACTION
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Selon l’ADMD, depuis de trop longues années, faute de chiffres, certains opposants au droit de choisir les conditions de sa propre fin de vie évoquent l’argument de la supposée opposition des médecins, qui n’auraient pas vocation à accompagner leurs patients jusqu’au soin ultime. Pourtant, les chiffres sont sans appel, 73 % des médecins accepteraient, sans avoir de rôle actif (aide aux démarches, rédaction de dossiers…), d’accompagner un patient arrivé en fin de vie pour bénéficier d’une aide active à mourir et 58 % d’entre eux d’avoir un rôle actif pour un patient arrivé en fin de vie et qui la demande expressément et de manière réitérée. Le sondage indique d’ailleurs que 77 % des praticiens interrogés ont reçu des questions sur l’aide active à mourir pratiquée en France ou à l’étranger ou des demandes d’aide active à mourir.

Aide à mourir et soins palliatifs

Certains opposants à l’aide active à mourir affirment qu’elle ne serait pas un soin de fin de vie, certains « palliativistes » jugeant que leur pratique médicale est incompatible avec l’aide à mourir. Pourtant, 71 % des médecins sondés considèrent que l’aide active à mourir est compatible avec les soins palliatifs et ils sont 70 % a estimé que l’aide active à mourir est un soin de fin de vie, au même titre que la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. Ainsi, 68 % des médecins se déclarent favorables, à titre personnel, à la légalisation de l’euthanasie (60 % sont également favorables, à titre personnel, à la légalisation du suicide assisté) pour des personnes arrivées en fin de vie et qui la demandent expressément et de manière réitérée.
La majorité des médecins français, comme leurs collègues néerlandais, belges, espagnols ou encore portugais… seraient donc prêts à mettre en œuvre la future loi française qui devrait être votée à la fin du mois de mai.

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A propos

Source : Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD).

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