Légère hausse de la délinquance à l’échelle communale en 2025
En 2025, la délinquance commise à l’échelle communale et enregistrée par les services de police et de gendarmerie nationales se concentre dans un nombre limité de communes. L’analyse du rapport du SSMSI permet de constater que leur nombre a augmenté de 3% depuis 2016 et que le nombre de victime pour 1000 habitants a lui aussi globalement cru de 3,5% dans la même période
En 2025, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré des infractions commises sur l’ensemble du territoire. Quatorze indicateurs correspondant aux grandes catégories d’atteintes sont suivies par le SSMSI. Ces atteintes ou infractions [1] sont globalement en augmentation de 3,5 % entre 2016 et 2025. Dans le détail et entre 2024 et 2025, l’augmentation des violences physiques intrafamiliales est de 0,3 %, celle des violences physiques hors cadre familial de 0,2 %, les violences sexuelles augmentent elles de 0,1% , les vols avec armes baissent de 0,1 %, les vols violents sans arme sont stables à 0,7 % (soit 7 infractions pour 1000 habitants), les vols sans violence contre des personnes croissent de 0,2 %, les cambriolages de logement comme les vols de véhicule enregistrent une baisse de 0,2 %, les vols dans les véhicules chutent de 0,3 %, les vols d’accessoires sur véhicules se maintiennent à 1,4% (14 infractions pour 1000 habitants), les destructions et dégradations volontaires augmentent de 0,2%, l’usage de stupéfiants croit de 0,2 %, le trafic de stupéfiants se maintien avec 8 infractions pour 1000 habitants, et enfin les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement bondissent de 0,4 %.
Toutes ces données sont disponibles à l’échelle communale en open data consultables sur l’application de datavisualisation du SSMSI rassemblant les données (taux, évolution, niveau) sous forme cartographique et de courbes statistiques.
Mutation et progression territoriale de la délinquance
Selon le rapport du SSMSI, en 2025, 1 % des communes les plus touchées (environ 350 communes) concentrent entre 38 % des cambriolages de logement et 82 % des vols violents sans arme. En 2016, les 1 % des communes les plus touchées concentraient entre 44 % des cambriolages de logement et 85 % des vols violents sans arme.
Les résultats, en baisse, de ces deux critères communaux donnés en exemple dans communiqué du SSMSI sont cependant à relativiser par rapport à une situation nationale qui se dégrade. L’examen de la carte nationale sur l’atteinte « cambriolages de logement » montre en effet une augmentation considérable entre 2016 et 2025 du nombre de départements où l’on déplore 5,7 à 7,1 cambriolages pour 1000 logements. C’est notamment le cas pour L’Ile-et-Vilaine, la Nièvre, La Saône-et-Loire, par exemple. Dans le Cher et Loir-et-Cher, durant cette période, ce taux a même été multiplié par 4 en passant d’une fourchette de 2 à 4 en 2016 à un niveau de 7 à 10 cambriolages pour 1000 logements en 2025.
Globalement les cartes 2016 et 2025 montrent un développement de cette infraction dans la majorité des départements, pour ne pas dire dans tous. Les escroqueries et fraudes au moyen de paiement connaissent sensiblement la même évolution que les cambriolages durant cette période.
S’agissant des Départements et Territoires d’Outre-Mer (DROM), en consultant les cartes leur situation n’apparait pas plus critique que la métropole, sauf en ce qui concerne l’usage de stupéfiants et surtout le trafic de stupéfiants, notamment en Guyane.
À l’échelon communale, comme on peut s’y attendre la délinquance est la plus élevée dans les grandes villes, les communes très urbaines, et leurs agglomérations. La consultation par critère et par département de la cartographie de l’application renseigne parfaitement sur cette géopolitique française de la délinquance.
Créé fin 2014, le SSMSI a pour mission de produire et de mettre à disposition du grand public et des services du ministère des statistiques et des analyses sur la sécurité intérieure et la délinquance.
[1] Ces infractions peuvent être constatées à la suite d’une plainte, d’un signalement, d’un témoignage, d’un flagrant délit, d’une dénonciation ou à l’initiative des forces de sécurité. Les informations recueillies via une main courante ne sont pas intégrées. Les infractions relevées par d’autres services (douanes, offices environnementaux, etc.) n’y figurent pas non plus.

Solidaires !
L’invasion de l’Ukraine par la Russie ne doit laisser personne indifférent !!! Outre les condamnations, en 2025, il faut continuer d’agir pour redonner et garantir son intégrité territoriale à l’Ukraine afin d’empêcher tout autre pays de suivre l’exemple terrible de "l’opération spéciale" russe.
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