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Rénovation urbaine, rénovation humaine

Portrait de la rédactrice en chef
Olivier KONARZEWSKI
2 min de lecture
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Alors que la vie de l’individu est envisageable sans religion, il ne semble pas y avoir de sociétés sans formes religieuses, au point que l’on pourrait affirmer que la religiosité est une caractéristique essentielle de l’humanité.
Mais, que va-t-on chercher dans l’adhésion aux récits, aux symboles, aux rites d’un groupe religieux ? Une réponse aux questions portant sur le sens de son existence ou bien le remède à la détresse de celui qui se reconnaît comme partie d’un monde, d’une société, d’une ville qui pourtant lui échappent, le rejettent ?
En France, en Ile-de-France, beaucoup de tours sont tombées, beaucoup de quartiers ont été rénovés et reconstruits mais comme disent beaucoup d’élus de terrain, cela ne suffit pas à faire le vivre ensemble et les fins de mois des quartiers. Produire de la ville est la lourde responsabilité de répondre aux enjeux urbains et de solidarité sans laisser de côté la cohésion sociale et citoyenne. Améliorer le quotidien des quartiers difficiles relève autant des opérations ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) que d’un partage des responsabilités politiques locales avec les populations. Bien sûr d’aucuns pourraient colorer de rose, de vert ou de rouge cette déclaration ou entendre ici la petite chanson du « vote des étrangers », mais il n’en est rien. Il s’agit du devoir d’intégration, de laïcité, de l’ambition du vouloir vivre ensemble sans ignorer le fait religieux quand il se présente qui s’applique à tous et partout dans la République. Pour beaucoup de métropoles et de villes françaises, le défi reste immense. Elles doivent réussir ce que les gouvernements n’ont su faire : de la rénovation humaine. C’est finalement bien de cela dont s’agit en matière de politique de la ville : une fois les nouveaux quartiers aménagés et les immeubles flambants neufs livrés, il est déjà souvent trop tard. Construire du logement, oui, mais pour loger quels destins ?