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- Publié le 12 février 2026
Iran : l’anniversaire de la Révolution islamique célébré par un pouvoir fragilisé et sous pression
L’Iran ne cédera pas aux « demandes excessives » des Etats-Unis sur son programme nucléaire, a averti son président mercredi, jour où le pouvoir iranien, fragilisé par la récente vague de contestation et sa répression, célèbre l’anniversaire de la Révolution islamique de 1979.
Sur la place Azadi (Liberté) de Téhéran, devant une foule agitant des drapeaux de la République islamique, Massoud Pezeshkian a affirmé que son pays ne plierait pas face aux pressions ou à une « agression » des Etats-Unis. À la veille de cette commémoration, des Iraniens ont crié dans la soirée de leurs fenêtres, dans des quartiers de la capitale, des slogans contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. « Mort au dictateur », peut-on entendre dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Après le mouvement de contestation d’une ampleur inédite, réprimé dans le sang début janvier, Donald Trump a multiplié les avertissements à l’encontre du pouvoir iranien, affaibli, et continue de faire peser la menace d’une intervention militaire américaine malgré la reprise des pourparlers entre les deux pays la semaine dernière.
Mercredi à Washington le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, partisan d’une ligne dure a défendu cette position face à Donald Trump. Pour l’Israélien, toute négociation irano-américaine doit inclure « la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien » de Téhéran aux groupes armés régionaux hostiles à Israël.
Déploiement de missiles et de pancartes anti-Trump
Dans la capitale, des soutiens du pouvoir se sont rassemblés mercredi, encadrés par un important dispositif de sécurité. Des pancartes moquent Donald Trump et Reza Pahlavi, fils du chah déchu et figure, en exil, de l’opposition. Des répliques de missiles sont aussi installées sur la place.
« Cela fait 40 ans que nous dormons et nous réveillons avec la possibilité d’une guerre et d’une attaque. Vous pensez vraiment nous faire peur ? », lance, très vindicatif, Yaghoub Ghorbanpour. Si « l’ennemi » négocie, estime ce médecin, « c’est qu’il a compris qu’il ne pouvait pas nous vaincre par la guerre ». Les Etats-Unis et Israël « ont tenté d’exploiter les difficultés économiques qu’ils ont eux-mêmes provoquées, pour plonger l’Iran dans le chaos », fustige Mina, une enseignante de 43 ans qui n’a pas souhaité donner son nom, reprenant la rhétorique du pouvoir sur les manifestations.
Dans le cortège, certaines femmes défilent sans le voile malgré le strict code vestimentaire de la République islamique. Des médias locaux, y compris conservateurs, ont diffusé des interviews de plusieurs d’entre elles, du jamais vu pour un événement organisé par le pouvoir.

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L’invasion de l’Ukraine par la Russie ne doit laisser personne indifférent !!! Outre les condamnations, en 2025, il faut continuer d’agir pour redonner et garantir son intégrité territoriale à l’Ukraine afin d’empêcher tout autre pays de suivre l’exemple terrible de "l’opération spéciale" russe.
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