«La République c’est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté. »Jean Jaurès

 

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  • Publié le 26 janvier 2021
  • Mise à jour: 29 janvier 2021

Lutte contre l’islam radical, les violences conjugales, les stupéfiants, le ministère de l’intérieur présentait ses chiffres ce matin

Ce mardi 26 janvier 2021, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Marlène Schiappa, ministre déléguée, ont tenu une conférence de presse pour présenter les résultats mensuels et annuels de l’action ministérielle et leurs initiatives menées dans le contexte inédit de la pandémie.

Les CLIR fers de lance contre l’islam radical

Ce matin, le Ministre de l’intérieur a livré à la presse le bilan des actions de lutte contre l’islam radical menées au mois de décembre 2020 par les Cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) : 476 opérations de contrôles ont été réalisées conduisant à la fermeture 36 structures et à 1 186 386 € euros de redressement en matière fiscale et sociale. Créées par la circulaire du 27 novembre 2019, les 99 CLIR (100% des départements métropolitains en sont équipés, les deux dernières cellules seront installées en février 2021) marquent leur première année pleine avec 6 739 contrôles, plusieurs centaines de fermetures d’établissements et 20 721 954 € redressés.
Cette dynamique de lutte contre l’islamisme et les séparatismes a encore été renforcée cette fin d’année avec l’envoi aux préfets d’une circulaire et d’un vade-mecum opérationnel de fonctionnement des CLIR. Le document visant à renforcer la méthodologie de cette lutte s’articule autour de 13 fiches mesures par thématique (ex. : contrôle des lieux de culte, contrôle des établissements scolaires, contrôle des structures associatives, etc.) ; il est enrichi d’exemples concrets étudiés et de retours d’expériences (Retex) des territoires. Les CLIR se sont créés à partir de l’expérience positive des plans de lutte contre la radicalisation lancée dans 15 quartiers en février 2018 (PLR-Q).

Vigilance accrue contre les violences conjugales

En 2020, les deux confinements et le couvre-feux ont pratiquement doublé les chiffres des violences sexistes et conjugales en France. En décembre 2020, 1 398 conversations (14 023 engagées toute l’année) ont été traitées sur la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr. Leur nombre était de 916 en décembre 2019. Quant aux infractions pour outrages sexistes, leur nombre a plus que doublé par rapport à celui de décembre 2019 (134 / 63).
Le huis-clos familial portant le risque d’accentuer les tensions et les passages à l’acte, la récente extension des horaires du couvre-feu, passant à 18h pour l’ensemble du territoire, a encore accru la vigilance de l’ensemble des acteurs de la lutte contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles : « Plus que jamais, la police et la gendarmerie protègent » a déclaré ce matin Marlène Schiappa, soulignant que le ministère de l’Intérieur s’est particulièrement mobilisé pendant le second confinement pour tenter de ne rien laisser passer et surtout informer et sensibiliser le public aux moyens mis à sa disposition pour signaler ces actes de violence. 
La ministre a ainsi rappelé les outils mis en place par le gouvernement : le partenariat « alerte en pharmacies » et son réseau national de 22 000 pharmacies où les victimes sont accueillies, les forces de l’ordre intervenant en urgence dans le cas de violences, si les victimes le souhaitent ; la plateforme « arretonslesviolences.gouv.fr » qui permet d’entrer en relation 24/7j. avec des policiers et des gendarmes spécifiquement formés ; le 114 par SMS qui demeure accessible quand on ne peut pas parler de vive voix. Tous ces dispositifs ont été renforcés et pérennisés par la ministre. Lors du second confinement, le portail de signalements des violences sexistes et sexuelles avait enregistré une hausse de 60 % des conversations en moyenne, la ministre indique que désormais le nombre de conversation est stable, aux alentours de 1.400 conversations par mois.

Lutte contre les stupéfiants les chiffres baissent mais pas les actions

En 2020, la lutte contre les stupéfiants présente des résultats mitigés.
D’un côté, en raison du contexte sanitaire, les saisies de stupéfiants sont en baisse. Ainsi l’année dernière, les saisies de cannabis se sont élevées à 88 tonnes (– 8,1 % par rapport à 2019), celles de cocaïne à 11,5 tonnes (– 25,6 % par rapport à 2019) et celles d’héroïne à 1 tonne (– 0,9 % rapport à 2019). Corrélativement les mises en cause de trafiquants et des démantèlements de trafics sont également en baisse de 11 %.
De l’autre, s’agissant du montant des avoirs criminels saisis en matière de stupéfiants, les chiffres sont en légère hausse. En 2020, les services de police et de gendarmerie ont gelé 81,3 millions d’euros d’avoirs criminels contre 78,5 millions d’euros en 2019 (+ 3,6 %).
Par ailleurs, 3 952 points de deal ont été recensés sur l’ensemble du territoire en décembre 2020 et des opérations conjointes de démantèlement des points de deal associant toutes les forces sont désormais organisées avec un objectif : démanteler chaque semaine une soixantaine de points de deal identifiés et ciblés par les acteurs de terrain.

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