«La République c’est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté. »Jean Jaurès

 

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  • Publié le 13 octobre 2020
  • Mise à jour: 16 octobre 2020

Stupéfiants, violences faites aux femmes, séparatisme, Gérald Darmanin et Marlène Schiappa dévoilent les chiffres de leurs « indicateurs »

Saisies de drogue, outrages sexistes, fermetures de « lieux de radicalisation », ce mardi Gérald Darmanin et Marlène Schiappa ont livré pour la première fois, une série d’« indicateurs » soigneusement choisis de l’activité des forces de l’ordre.

En 2019, près de 100 tonnes de cannabis et 15 tonnes de cocaïne avaient été saisies par les forces de l’ordre, au même niveau que les records déjà atteints en 2017 et 2018. Rien que pour le mois de Septembre 2020, les saisies sont de 4,2 tonnes de cannabis saisies, soit + 40 % par rapport au mois précédent, 277 kg de cocaïne saisis soit - 78,69 % par rapport au mois précédent. En ce qui concerne l’héroïne, 66kg ont été saisis soit + 53, 49 % par rapport au mois précédent. Par ailleurs 9 768 individus (dont 8292 mis en cause par les services de police et 1476 par les unités de gendarmerie) ont été arrêtés depuis le 1er janvier 2020. Par ailleurs, les ministres ont souligné que la généralisation de l’AFD depuis le 1er septembre 2020 a permis une très forte augmentation du nombre de mis en cause pour le simple usage de stupéfiants : 14 774 en septembre 2020 contre 7 992 individus en août 2020 soit + 84 %. Des chiffres qui parlent en faveur de l’efficacité mais ne disent rien de l’augmentation de la consommation.

Plus de 2.000 outrages sexistes relevés

Depuis janvier 2020, 11000 policiers et les gendarmes ont été formés à l’utilisation de la grille d’évaluation du danger, un nouvel outil dans l’aide à la prise de plainte, développé par le groupe de travail visant à améliorer l’accueil des victimes en commissariat et brigade de gendarmerie dans le cadre du Grenelle des violences conjugales.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2018 pour lutter contre le harcèlement de rue, plus de 2.000 infractions pour outrages sexistes ont été relevées par les forces de l’ordre a indiqué la ministre déléguée, Marlène Schiappa. Le ministère en a dénombré 876 en 2019 et à date, ce sont 694 qui ont été comptabilisé en 2020. Notant une tendance à la « hausse », avec 142 infractions relevées en septembre, contre 86 à la même période l’année dernière, Marlène Schiappa a rappelé avoir demandé aux préfets de « doubler » ce nombre de verbalisations.

Lutte contre les séparatismes

Depuis le début de l’année, a détaillé Gerald Darmanin, 73 lieux soupçonnés de radicalisation ont été fermés, dont douze en septembre. Il s’agit d’une mosquée non déclarée et d’une école hors contrat dans l’Hérault, un établissement culturel et associatif dans la Loire, cinq commerces et un débit de boissons. Par ailleurs, avec les cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR), 650 opérations de contrôles menées en septembre ont permis aux caisses d’allocations familiales (CAF) et aux services de l’Urssaf de récupérer respectivement 200.000 et 3,5 millions d’euros sous forme de redressements.
Créées par la circulaire du 27 novembre 2019, les cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) sont des instances opérationnelles de pilotage des différents services départementaux (Direction académique des services de l’Éducation nationale (DASEN), Direction départementale des finances publiques (DDFIP), Caisse d’Allocations Familiales (CAF), Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Gendarmerie Nationale (GN), Police Nationale (PN), Renseignement territorial (RT)...) et de coordination des actions prioritaires identifiées pour lutter, dans tous les territoires contre l’islamisme et les séparatismes. Elles sont présidées par les préfets.
Enfin selon le ministre, la France compte actuellement sur son territoire 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour radicalisation « qu’il nous faut expulser » a-t-il répété. Actuellement 180 sont incarcérés. Ils font partie des 851 immigrés clandestins actuellement inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

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