«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 23 juin 2020
  • Mise à jour: 26 juin 2020

Communiqué

60 ans après la loi Debré. Déclaration du CNAL

60 ans après la loi Debré, la séparation scolaire de la jeunesse a affaibli la République. Déclaration du Comité National d’Action Laïque.

Le 19 juin 1960, la proclamation du Serment de Vincennes a rassemblé 400 000 personnes et près de 11 millions de pétitionnaires * contre la loi Debré.

Ce serment de Vincennes condamne le financement par l’État de la séparation scolaire des enfants et demande son abrogation pour que l’effort de la République soit exclusivement consacré à l’école de la république, l’école publique laïque.

En cette année du soixantième anniversaire de la Loi Debré, qui institutionnalise le financement public des établissements d’enseignement privés, le CNAL a demandé à la Cour des Comptes qu’une évaluation de cette politique publique soit enfin établie afin d’en connaître le coût, et savoir si elle rend un réel service à la nation.

Alors que toutes les enquêtes s’accordent à dire que la mixité scolaire est un facteur d’amélioration des compétences de tous, et en particulier des élèves qui n’ont pas la réussite scolaire en héritage, le dualisme scolaire, financé par la puissance publique, constitue un écran entre les jeunesses de notre pays, et affaiblit notre République où désormais, les inégalités scolaires sont solidifiées. Ces inégalités, sur lesquelles la crise sanitaire a jeté une lumière crue, désespèrent une partie de notre population. Ce refus de la séparation des jeunesses de notre pays, proclamé depuis 60 ans, a aujourd’hui une résonance accrue, face aux risques croissants de replis communautaires et de tentations populistes, qui s’enracinent dans les conséquences des crises.

Pour les organisations constitutives du CNAL, l’Éducation, porteuse d’humanisme universel, est un rempart naturel contre la menace identitaire, fondamentaliste et nationaliste. Ainsi, la lutte contre les inégalités scolaires doit faire l’objet d’un combat sans répit, au risque de froisser ceux qui, de tous bords, refusent l’élargissement de la base sociale de la réussite scolaire.

L’École que nous voulons doit réunir les enfants et adolescents dans un projet pédagogique commun fondé sur la coopération, la solidarité et le respect de l’environnement.

L’École que nous voulons doit être protégée des logiques compétitives, créatrices d’individualisation du rapport à l’École, de marchandisation et d’entre-soi.

L’École que nous voulons doit être la maison de tous au plus près des territoires : personnels d’enseignement et d’éducation, parents, élus, associations complémentaires d’éducation populaire, reliés par une vision partagée des besoins des jeunes.

L’École que nous voulons garantit à tous les élèves la liberté de conscience. Elle leur permet de forger leur personnalité à l’abri des prosélytismes, d’exercer leur libre arbitre et de faire l’apprentissage de la citoyenneté.

La République est laïque, son école est l’école publique laïque.

Le CNAL

Voir le documentaire le serment de Vincennes, retraçant cet épisode de l’histoire de l’Ecole réalisé par Pierre Tournemire, vice-président honoraire de la Ligue de l’enseignement.

Evénement
Ouverture aujourd’hui 2 septembre 2020 du procès des attentats de 2015

A la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique a dévoilé la une prévue pour ce mercredi 2 septembre. Comment accueillir cette une, qui acte la republication des caricatures de Mahomet, à l’origine de nombreux scandales en 2005 ? La question est difficile à trancher. D’un côté, le courage du journal est salué, mais d’un autre, on s’interroge sur la portée de cette nouvelle publication qui peut être perçue comme une provocation. Nous espérons en forme d’apaisement que le procès y apportera une troisième réponse, celle d’une condamnation éclairante des raisons de ces actes et juste de ceux qui les ont commis, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ces évènements sans avoir attenté aucunement à celle des autres, ceux qui l’ont perdu pour quoi ? pour çà ...
Olivier Konarzewski

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