«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Coronavirus : 28 % des électeurs dont 28 % des chrétiens pourraient bouder les urnes dimanche

Les mesures sanitaires et sociales s’enchainent au fur et à mesure que le nombre de Français infectés augmente. Mais ces derniers ont-il pour autant adopté les consignes d’hygiène et de précaution du gouvernement ? Un sondage Ifop montre que non, même si la crainte de la contamination est réelle : au moins 28 % des sondés pensent ne pas aller voter dimanche prochain.

28 % des électeurs dont 28 % des chrétiens pourraient bouder les urnes

Le 15 mars prochain d’après le sondage Ifop [1], 28% des électeurs (dont 16 % très décidés) sont susceptibles de ne pas aller voter au premier tour des élections municipales à cause des risques de transmission du Coronavirus. Parmi eux, on trouve 36% des habitants de l’agglomération parisienne, aujourd’hui pourtant la moins touchée.
Le sondage met en lumière également que ce sont les plus jeunes (18 – 24 et 25-34 ans) ainsi que les catégories sociales les plus élevées qui craignent le plus de se rendre dans les bureaux de vote.
Parmi les religions ce sont à 36 % les fidèles d’une catégorie « autres religions » qui envisagent de ne pas aller voter. Côté chrétien, ce sont les protestants (52 % contre 26 % de catholiques) qui semblent craindre le plus la contagion.
L’étude confirme également que ce sont majoritairement les électeurs de gauche qui ne se déplaceront pas

Une désaffection de lieux publics comme les bars ou les restaurants asiatiques

Le coronavirus a aussi un impact à la baisse sur la fréquentation des lieux publics susceptibles de se traduire par une certaine promiscuité ou des contacts physiques. Au total, un Français sur quatre (25%) a déjà évité de se rendre dans des lieux publics pour leurs loisirs ou leurs achats (ex : magasin, restaurant, bar, sport...) à cause du Coronavirus et ils sont à peu près autant (24%) à envisager de les éviter prochainement : les lieux de vie les plus impactés étant les bars (21%), les lieux d’activités de groupe (ex : sports collectifs) ou encore les restaurants asiatiques (14%).
Confirmant les résultats d’une précédente enquête de l’Ifop qui montraient notamment un fort niveau d’inquiétude à fréquenter des bars (49%) ou des restaurants (32%), cette étude montre un impact plus limité sur les déplacements professionnels (9% chez les actifs occupés) et ceux liés à des motifs médicaux chez des professionnels de santé (9%) ou dans une pharmacie (4%).

Une grande inertie dans l’adoption des bons gestes de prévention en matière d’hygiène

Malgré la répétition incessante des messages de prévention sanitaire depuis plusieurs semaines, force est de constater que les mauvaises habitudes des Français en matière d’hygiène corporelle restent très similaires à celles que l’Ifop avait pu observer fin janvier avant l’éclatement de la crise.
Les Français appliquent à peine plus qu’avant les bons gestes de prévention : ils sont seulement 72% à se laver systématiquement les mains après être allés aux WC (+ 1 point par rapport au 31 janvier), 54% avant de passer à table (+ 5 points) et 47% après avoir pris les transports (+ 2 points). Et la mise en perspective historique de ces données avec celles des trente dernières années confirme l’idée selon laquelle il est très difficile d’éliminer du jour au lendemain les mauvaises habitudes en la matière.
De même, seuls un quart des Français déclarent se laver les mains systématiquement après s’être mouchés (25%) et 42% à penser à se couvrir avec un bras ou un mouchoir lorsqu’ils toussent ou éternuent ou à cracher dans un mouchoir unique, signe de l’impact encore limité des messages de prévention diffusés depuis des semaines sur le sujet.

La bise ou le serrage de mains restent ancrés dans les comportements des Français

Les recommandations des autorités sanitaires en matière de contacts physiques sont également loin de faire l’objet d’un respect strict de la part des Français : à peine un quart d’entre eux (25%) déclarent ne pas serrer la main aux inconnus pour se présenter et seulement 9% ne font pas la bise à leurs proches.
En matière de civilité, la proportion de Français s’exposant à des risques de contamination en continuant par exemple à serrer la main pour se présenter/saluer est très forte : 75% le font à des inconnus (dont 11% de manière systématique) et 85% à des proches (dont 26% de manière systématique).
De même, faire la bise à ses proches reste un rite de salutation profondément ancré dans les habitudes des Français - 91% le font toujours dont 31% de manière systématique -, en particulier chez les jeunes de moins de 25 ans (63% la font, contre 23% des seniors) et les habitants du Sud Ouest (53%, contre 34% des Franciliens).

[1Étude Ifop pour Charles.co réalisée par questionnaire auto-administré en ligne le 5 mars 2020 auprès d’un échantillon de 1 008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

Informations
Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication EXEGESE SAS, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris.