«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 29 avril 2020

Coronavirus : Les offices et rassemblement religieux ne pourront pas reprendre avant le 2 juin

Hier, lors de son discours devant la représentation nationale, le Premier ministre a annoncé que dans le cadre d’un déconfinement progressif, les célébrations avec assemblées ne pourraient reprendre qu’à partir du 2 juin, même si les lieux de cultes pourront rester ouverts comme ils le sont aujourd’hui. L’espérance des différents cultes, catholique en tête, est déçue.

L’ensemble des cultes espéraient la reprise possible des rassemblements religieux dès la date du 11 mai. Pour les chrétiens, notamment pour l’Église catholique la déception est d’autant plus grande que l’impatience était grande et que les fêtes de l’ascension (21 mai), de la Pentecôte, fixée cette année au dimanche 31 mai, se trouvent inclues dans le délai du gouvernement. Elles ne pourront donc être célébrées comme à l’habitude.
La Conférence des Évêques de France (CEF) qui a réagi immédiatement à cette annonce par un communiqué de presse regrette la décision du Gouvernement mais assure que les catholiques « ont respecté et respecteront les consignes du Gouvernement ».Face à cette situation, dans ce même communiqué, le Conseil Permanent des évêques de France encourage toutefois les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ainsi qu’aux diocèses et aux paroisses à continuer de leur proposer les moyens nécessaires pour vivre leur foi.
Cet assentiment général aux annonces du premier ministre n’empêche pas certains évêques de faire entendre leur voix comme l’évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet, qui s’interroge sur Twitter « Que les célébrations religieuses restent interdites quand écoles, commerces, transports rouvrent me plonge dans l’incompréhension. N’y a-t-il pas des adaptations possibles ? Sommes-nous réputés incapables de précautions sanitaires ? ». Le même évêque, signalait le Canard Enchainé du 8 avril 2020, menaçait de poursuivre en justice certains maires des communes de son diocèse qui utilisaient à 20 heures les cloches des églises pour honorer les soignants...
Quant aux représentants des autres religions, comme il l’avaient déjà fait savoir, ils s’en remettent aux préconisations des pouvoirs publics. Les musulmans qui vivent un Ramadhan confiné, mais aussi les juifs et les protestants visaient déjà avant l’annonce d’Edouard Philippe plutôt le mois de juin pour la reprise normale du culte.

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