«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 21 septembre 2020
  • Mise à jour: 25 septembre 2020

Le gouvernement de transition soudanais conduit son pays vers la laïcité

Jeudi 3 septembre 2020, le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, et le président du mouvement populaire, Abdelaziz Al Hillu ont signé une déclaration basée sur la séparation de la religion de l’État. L’information a été révélée sur le site de RFI.

Trois jours après la signature d’un accord de paix entre le gouvernement soudanais de transition et cinq groupes rebelles du pays, le jeudi 3 septembre 2020, le Premier ministre de la transition Abdallah Hamdok et Abdelaziz Al Hillu, chef de l’un des plus importants mouvements armés ont paraphé un autre accord dont le texte proclame des principes tels l’engagement pour le respect de la diversité ethnique et religieuse, la règle démocratique pour tous et surtout, dans son troisième article, la séparation de la religion et de l’Etat, autrement dit la consécration de la laïcité. Et pour la première fois dans l’histoire du pays, ce « document constitutionnel » qui a été ratifié par le Conseil militaire, le partie de la gauche et les forces laïques, à la tête du mouvement insurrectionnel soudanais, ne mentionne pas la loi islamique. Par ailleurs il décrète que la langue arabe ne sera plus la langue officielle du pays. Dans la foulée, le ministre soudanais de la Justice a de son côté annoncé l’abandon de toutes les lois violant les droits de l’homme, dont la loi qui régentait la façon de s’habiller des femmes en public. Mais il convient toutefois de noter que le gouvernement transitoire soudanais s’est accordé une période de transition de trois ans, avant de concrétiser cet accord sur le terrain.
Pour bon nombre d’observateurs, ces accords représentent l’événement le plus marquant depuis la chute de l’ex-général Omar El Béchir qui avait accédé au pouvoir en 1989 à la suite d’un coup d’Etat et instauré une dictature islamiste. Le socle d’un nouveau Soudan laïc, démocratique et fédéral semble être désormais posé.

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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