«La République c’est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté. »Jean Jaurès

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 26 novembre 2020
  • Mise à jour: 30 novembre 2020

L’Europe des superstitions

« Je ne suis pas superstitieux : cela porte malheur. » Absurde, la boutade d’Alphonse Allais ? Pas si sûr. Il n’y a pas de définition claire et sûre de la superstition. Mais il existe une multitude de discours destinés à la détruire, la combattre et la disqualifier.

D’où cette anthologie sans égale qui, dressant l’histoire et la géographie du mot, établit un panorama complet de la culture globalisée. Qui, de la Renaissance à aujourd’hui, en passant par la Réforme, les Lumières, le Romantisme, la Belle-époque, dessine un tableau exhaustif de la modernité conquérante. Qui, de l’Europe à tous les continents, établit une recension détaillée de la confrontation des civilisations.

Une anthologie qui, entre descriptions et caricatures, critiques et injures, découvertes et préjugés, enrôle à son service Montaigne, Spinoza, Descartes, Bayle, Kant, Bergson et Nietzsche, mais aussi Luther, Goethe, Sand et Hugo, et encore les écrivains voyageurs, scientifiques ou polémistes, non sans réserver quelques surprises dont Frazer, l’anthropologue défenseur des « sauvages » et de leurs « crédulités ».

Avec, au bout du compte, une belle leçon éthique : si l’on veut aller au-devant de l’autre dans sa différence, alors faut-il se faire une raison de sa croyance.
Une somme indispensable, un plaisir de lecture.

Les auteurs  : Tous trois savants, universitaires et chercheurs, Boris Klein (Lyon-II), Philippe Martin (Lyon-II) et Sébastien Roman (ENS) ont allié leurs connaissances historiques, philosophiques et littéraires pour diriger cette anthologie critique des grands textes sur la superstition.

Boris Klein, Philippe Martin et Sébastien Roman, L’Europe des superstitions, les Éditions du cerf, novembre 2020 - 26 €

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12 avril 1204 : jour de la véritable rupture entre chrétienté orthodoxe d’Orient et catholique d’Occident

Le 12 avril 1204, les troupes de la IVe croisade s’emparent de Constantinople et mettent à sac la richissime capitale de l’Empire byzantin. Le scandale est immense dans toute la chrétienté et de ce jour fatal date la véritable rupture entre la chrétienté orthodoxe d’Orient et la chrétienté catholique d’Occident.

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