«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 23 mars 2020
  • Mise à jour: 27 mars 2020

La fontaine de jouvence dans l’islam

La fontaine de Jouvence et l’immortalité font partie de la mythologie musulmane.

Jouvence est le nom d’une nymphe que Jupiter métamorphosa en une fontaine, aux eaux de laquelle il donna la vertu de rajeunir ceux qui iraient s’y baigner. La fontaine de Jouvence devint ainsi l’objet et le sujet de contes décrivant une source censée restaurer la jeunesse de quiconque boit ou se baigne dans ses eaux. Les contes d’une telle fontaine ont été racontés à travers le monde pendant des millénaires. Ils apparaissant dans les écrits d’Hérodote au Ve siècle av. J-C, dans le Roman d’Alexandre au IIIe siècle et les histoires du Prêtre Jean narrant les croisades du XIe et XIIe siècles.
Même à la la période des grandes explorations, plusieurs occidentaux ont pris ce conte au sérieux : c’est soit-disant en cherchant la fontaine de Jouvence que l’explorateur espagnol, Juan Ponce de León, premier gouverneur de Porto Rico, découvrit la Floride en 1513.

Ce que l’on sait moins, c’est que la fontaine de Jouvence joue aussi un grand rôle dans la mythologie musulmane.
Les auteurs orientaux ont écrit qu’elle est située dans la région ténébreuse, c’est-à-dire dans un pays inconnu, que quelques-uns placent aux extrémités de l’Orient, où Alexandre le Grand la chercha en vain. D’autres la mettent entre le midi et le couchant, vis-à-vis du trône d’Eblis ou Satan. Ils la nomment encore fontaine de vie ou d’immortalité. C’est pour l’avoir trouvé avant Alexandre le Grand et pour avoir bu de ses eaux qu’al-Khidr, « l’Homme vert » [1], jouit d’une jeunesse éternelle.
Car Al-Khidr (également orthographié Al Khadir, Khidr, Khidar, Khizr, Khizar, ou Khoudar ; Khezr en persan ; Kwaja Khizir en Inde) est un personnage énigmatique du Coran [2]. Les oulémas n’ont jamais pu déterminer qui il est exactement, certains le considèrent comme un prophète tandis que pour les autres c’est un wali, un homme proche d’Allah ou en d’autres termes un saint.
Pour certaine théologiens juifs et chrétiens, il est confondu avec Elie ou Phinées.
Aujourd’hui, les constructions arabes et arabo-andalouses, traditionnellement faites en carré autour d’une fontaine ou d’un bassin, témoignent de la croyance en cette légende.

Légende de l’illustration de l’article : Image représentant Zul-Qarnain (en) (alias Alexandre le Grand, à gauche) dans un autre monde assis en face d’Al-Khidr. Alexandre est émerveillé de voir revenir à la vie des poissons séchés et salés trempés dans l’eau de la fontaine de vie (Sikandar Nâma, romance perse d’Alexandre, LXIX.75).

[1Dans le Livre des Prophètes, il est rapporté que le Prophète Muhammad a dit : ’Al-Khidr, ’ l’Homme Vert ’, a été ainsi nommé parce qu’il s’était assis une fois sur une terre blanche et stérile, qui par la suite devint luxueusement verte à cause de la végétation.

[2Il est mentionné dans la sourate 18, Al-Khaf, versets 65 à 82.

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