«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 6 mai 2020
  • Mise à jour: 10 juin 2020

Staline et Poutine orneront les murs d’une cathédrale orthodoxe à Moscou

A Moscou, les murs de l’église orthodoxe des forces armées de la Fédération de Russie construite dans le parc Patriot près de Moscou seront décorés de mosaïques représentant Poutine, Shoïgu et d’autres « célébrités ». Même la figure de Staline et le slogan « la Crimée est à nous » figureront sur les mosaïques de l’édifice. La découverte a soulevé une telle polémique que l’inauguration de l’édifice prévue aujourd’hui 6 mai a été repoussée.

Le 24 avril dernier, des photographies des mosaïques de la future Cathédrale principale des forces armées russes ont « atterri » sur le média MBK de l’oligarque dissident, Mikhaïl Khodorkovski. Sur les murs de l’édifice, un grand portrait de Staline apparaît en premier plan d’une représentation de parade militaire défilant pour la victoire de 1945. Vladimir Poutine et ses chefs militaires figurent également au premier rang d’une foule célébrant l’annexion de la Crimée en 2014, sous le slogan « La Crimée est à nous ! ».
Suite à cette « fuite », la polémique a rapidement enflé à Moscou. Les russes n’ont en effet pas oublié que Joseph Djougachvili, dit « Staline », a fait exécuter un nombre incalculable de leurs compatriotes religieux, croyants et non croyants entre 1922 et 1953. La révélation de la représentation de Vladimir Poutine entouré des principaux dirigeants militaires et des services secrets russes, suggérant qu’il ambitionne d’être un jour l’objet d’un même culte religieux. Cet honneur sans doute très « prématuré » au goût de certains a contraint l’intéressé à reporter sine die l’inauguration prévue aujourd’hui 6 mai et à annuler l’office du 9 mai célébrant la victoire soviétique sur l’armée hitlérienne ; l’équivalent russe de notre « 8 mai ».

Photo : Source : МБХ медиа

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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