«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 5 octobre 2020

Projet de loi sur les séparatismes : menus confessionnels à la cantine ou piscines réservées aux femmes, les préfets pourront agir

Dans son discours annonçant les grands axes de la lutte contre l’islam radical, Emmanuel Macron a indiqué que dans certains cas, les préfets seront autorisés à passer par-dessus les maires pour préserver « la neutralité des services publics ».

Lors de son discours du vendredi 2 octobre dernier présentant le projet de loi sur les séparatismes, Emmanuel Macron a désigné « Des élus parfois sous pression de groupes ou de communautés ont pu envisager, peuvent envisager, de proposer des menus confessionnels à la cantine », faisant ainsi référence au débat récurrent sur la présence ou non de porc dans les assiettes des cantines et « à des cas dans des départements comme en Seine-Saint-Denis mais aussi en Normandie  ». Il aurait pu tout aussi bien citer la Bourgogne et d’autres régions, car la liste des cantines où le problème existe est longue.
Plus direct, il a ensuite déclaré «  D’autres élus excluent ou projettent d’exclure les hommes ou les femmes de certains créneaux d’accès à la piscine, ce fut notamment le cas dans une commune non loin d’ici, où des femmes ont revendiqué des horaires distincts des hommes », pointant ainsi des situations également très courantes et de nombreuses polémiques sur l’utilisation des piscines qui englobent les sujets de l’égalité homme-femme mais aussi du port de tenues de bains inappropriées en piscine comme le burkini.
Pour y répondre, dans son projet de loi sur la lutte contre les séparatismes, le président propose que désormais « le préfet pourra suspendre les actes municipaux correspondant à ces situations en constatant les carences républicaines », c’est-à-dire un manquement à la neutralité des services publics. Et si cela ne suffit pas, Emmanuel Macron a indiqué que le préfet pourra « se substituer à l’autorité locale avec l’accord du juge ». Le Président fait ainsi d’une pierre deux coups. D’une part, il raffermit la garantie de l’Etat sur la neutralité des services publics, de l’autre, il promet soutien et protection aux élus locaux qui serait en difficulté face « à certaines pressions sur le terrain ».

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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