«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 28 septembre 2020
  • Mise à jour: 15 octobre 2020

Angers : Après la décision de cession d’une mosquée en construction au Maroc, le maire se tourne vers le Préfet

Signalée dans un article du Courrier de l’Ouest, l’information a été confirmé par nos confrères de Ouest France. Vendredi 25 septembre, l’association des Musulmans d’Angers (AMA) a voté par 87 voix pour, 4 contre et 3 abstentions, la cession de la mosquée d’Angers (en construction) au ministère des Habous et des Affaires islamiques du Maroc. Le maire d’Angers Christophe Béchu, a prévu de recevoir cette semaine le président de l’AMA. Il s’est également tourné vers le Préfet.

C’est à une très large majorité que les membres de l’association des musulmans d’Angers (AMA) ont voté vendredi soir 25 septembre, à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire, en faveur des deux résolutions qui étaient à l’ordre du jour. La première résolution portait sur la cession à titre gracieux de la mosquée d’Angers, actuellement en chantier, au ministère des Habous et des Affaires islamiques du Maroc. Cette résolution a été votée par 87 voix pour, 4 contre et 3 abstentions. La seconde doit permettre au président de l’AMA d’effectuer toutes les opérations nécessaires et suffisantes à la bonne exécution de l’objet. Elle a obtenu 85 voix pour, 4 contre et 5 abstentions.
Les résultats du vote, effectué en présence d’un huissier, ont été diffusés en vidéo sur la page Facebook de l’association, avec ce commentaire : «  Il s’agit là d’un premier pas. Qu’Allah nous facilite la suite et qu’Allah nous laisse œuvrer dans l’intérêt de la communauté musulmane et de l’intérêt de notre ville, Angers !  ».

Dès la confirmation de la nature de la cession et de l’identité du cessionnaire le maire d’Angers, Christophe Béchu a immédiatement demandé à rencontrer le président de l’AMA et pris attache avec le préfet. Emmanuel Caloyanni, son conseiller, nous a fait savoir que la situation soulevant le problème "encore jamais rencontré à Angers d’un financement étranger pour une mosquée", pour l’instant, la Ville ne souhaitait pas s’exprimer plus avant sur le sujet. Il nous a cependant précisé qu’en France, à sa connaissance, quatre mosquées, dont celles de Saint-Etienne et d’Ivry-sur-Seine, auraient déjà été cédées dans les mêmes conditions.

Un projet de construction trop onéreux pour être financé localement

Située sur les Hauts-de-Saint-Aubin, la mosquée Abou-Bakr-Essedik accueillera jusqu’à 2500 fidèles, ce qui en fera l’une des quatre plus grandes mosquées de France.
En novembre 2017, la première tranche des travaux de construction de la future mosquée et centre culturel d’Angers par l’AMA, l’association des musulmans d’Angers, a été achevée avec la fin de la construction des fondations en béton armé, celle du sous-sol de l’édifice, de la rampe d’accès au parking souterrain et des dalles du salon de thé, studios et d’un logement de fonction.
Pour l’heure le chantier est stoppé par manque de fonds. Voir le budget ci-dessous qui figure sur la page Helloasso du projet, et sur laquelle Mr Mohamed Briwa, président de l’AMA et trésorier et chargé du projet, indique que si les fonds le permettent, les travaux seront achevés d’ici la fin de l’année 2020.

Investissement du Projet : 2.250.000 euros
Gros Oeuvres : 1.424.000 euros
Achat du Terrain : 305.000 euros
Etudes et Honoraires : 310.000 euros
Coupole : 111.000 euros
L’achat et l’installation de la menuiserie (Portes et Fenêtres) : 168.000 euros
Un Premier acompte de 30.000 euros a été versé (2020).
Le solde actuel est de 32.400 euros
La Page indique : Il reste à financer 108 000€

A l’évocation de ces chiffres, la mairie nous a indiqué qu’ils ne concernaient probablement que la mise "hors d’eau" du bâtiment. Les aménagements intérieurs ne seraient pas financés à ce jour, d’où la décision de cession gratuite pour trouver les fonds pour achever l’édifice.

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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