«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 27 août 2019
  • Mise à jour: 6 septembre 2019

« Comment l’islamisme a perverti l’Olympisme »

Cet ouvrage montre comment, ces dernières décennies, « les forces les plus rétrogrades et dangereuses se sont emparés du sport » et pèsent aujourd’hui sur ses valeurs universalistes et notamment sur la liberté et l’égalité des femmes et athlètes de pays comme l’Iran, l’Arabie Saoudite,... Edité en 2017 chez Chryséis éditions, il se lit comme un rappel et une mise en garde pour la préparation des JOP de paris de 2024.

Début juillet les discussions au parlement sur le projet de loi relatif à la création de l’agence nationale du sport et à diverses dispositions relatives à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ont débuté. Certain(e)s député(e), comme Valérie Boyer, députée LR de la première circonscription des Bouches-du-Rhône ont proposé un amendement visant à faire respecter le principe de laïcité lors des grandes manifestations sportives. Est-ce à dire que l’on peut craindre que le principe de laïcité ne soit pas respecté pour les Jeux olympiques de Paris et notamment pour les sportives ?
Cette inquiétude se trouve grandement justifiée à la lecture de l’ouvrage Comment l’islamisme a perverti l’Olympisme, dont l’une des auteurs, Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes (LDIF) vient également d’adresser une pétition au Président du COJO exigeant qu’il alerte le CIO du non-respect par l’Iran et l’Arabie Saoudite des principes éthiques fondamentaux universels de la Charte Olympique. 

Comme l’indique la présentation de cet ouvrage collectif datant de 2017 « Les médias se sont faits l’écho de la diplomatie du sport menée par des pays comme le Qatar avec une visibilité internationale. En revanche, les observateurs sont restés muets sur la stratégie adoptée pour le sport féminin par les théocraties islamistes qui ne pouvaient passer à côté ». Du coup, le livre révèle cette stratégie après une enquête qui s’étend sur un quart de siècle, des JO de Barcelone de 1992 à ceux de Rio de Janeiro en 2016. Il décrit la façon « dont l’Iran et l’Arabie Saoudite, parmi les plus influents, avec la très active complicité de réseaux internationaux femmes et sport, ont amené les instances sportives à bafouer les règles éthiques et techniques, l’universalisme du sport moderne. Leurs dirigeants ont accepté les conditions posées par ces pays à la participation des femmes aux compétitions internationales : imposition du port d’un uniforme spécifique qui couvre la totalité du corps des athlètes, interdiction des femmes dans certaines disciplines, non-mixité. Ils laissent ainsi promouvoir un modèle sportif calqué sur l’apartheid sexuel, trahissant les pionnières musulmanes d’Afrique du Nord aujourd’hui menacées par les intégristes parce qu’elles respectent les règlements sportifs communs. 
Signal d’alerte : le sport n’est pas seulement le miroir des sociétés, mais un véritable précurseur en matière de mœurs. Aujourd’hui les forces les plus rétrogrades et dangereuses s’en emparent en raison de l’attrait qu’il exerce sur la jeunesse.
 »

Les Auteurs :

Annie Sugier née en France en 1942. Elle a fait toute sa carrière dans le domaine nucléaire, première femme nommée directrice d’un secteur scientifique , au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), elle, sera également experte auprès de la Commission Européenne et auprès de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique). Elle mène une intense activité militante dès les années 70 en participant au mouvement de libération des femmes. En 1978 elle ouvre à Clichy, le premier refuge pour femmes battues en France, Elle fonde en 1983, avec Simone de Beauvoir, la Ligue du Droit International des Femmes dont elle est actuellement la présidente. C’est dans ce cadre qu’elle s’attaquera aux violences faites aux jeunes filles issues de l’immigration, à la promotion du droit des femmes à travers le sport. Elle a écrit plusieurs ouvrages notamment : « Maternité esclave », 1975, Maspero, « Histoires du MLF », 1977, Calmann Levy, « Femmes voilées aux Jeux Olympiques », 2012.

Linda Weil-Curiel est avocate, féministe, de la famille du militant anti-colonialiste Henri Curiel. Engagée dans le combat juridique contre les auteurs d’excision dès 1982, elle a obtenu, pour mutilation de mineure, le renvoi devant la cour d’assises. La répression, combinée à la prévention, a contribué à la régression de la pratique en France. Elle a publié le livre « Exciseuse », City ed., 2007. Elle a défendu Aminata Diop première femme à solliciter le statut de réfugiée pour avoir fui son pays afin d’échapper à l’excision. Décorée de la légion d’honneur avec son amie Waris Dirie, ex-top model, auteure de « Fleur du Désert », première personnalité à dévoiler qu’elle avait subi une mutilation sexuelle dans son enfance.

Gérard Biard est né en 1959 en région parisienne. Journaliste, il fait partie de l’équipe de Charlie Hebdo depuis sa reparution, en 1992. Il en est le rédacteur-en-chef depuis 2004. Féministe revendiqué, il est un fervent défenseur de la laïcité et de l’universalisme des droits. Il est également l’un des fondateurs et des porte-parole du réseau Zéromacho, dans lequel il s’engage contre le système prostitueur et l’égalité femmes-hommes. 

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