«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 26 juin 2019
  • Mise à jour: 27 juin 2019

La chapelle de l’Humanité

La Chapelle de l’Humanité située au 5 rue Payenne dans le 3ème arrondissement de Paris fut construite par les positivistes brésiliens en 190, là où Clotilde de Vaux, l’épouse d ’Auguste Comte, vécut de nombreuses années. Elle s’avère être la réplique réduite du Temple de l’Humanité édifié à Rio de Janeiro sur des plans conçus par Auguste Comte.

La Religion de l’Humanité comporte neuf sacrements, inspirés des sacrements catholiques. Chacun marquant les étapes majeures de la vie, de la naissance à la mort : la Présentation, le Mariage, l’Initiation, l’Admission, le Jugement, la Destination, la Maturité, la Retraite, et le plus étonnant l’Incorporation, où l’on jugeait, sept ans après la mort, « une fois les passions éteintes », de l’apport réel du disparu au progrès de l’Humanité. Auguste Comte fit lui-même le plan des futurs temples de l’Humanité et qui seront effectivement construits en Angleterre ou au Brésil.
Ils devaient être orientés vers Paris, centre de la religion positiviste. Car Auguste Comte manifestait en effet un attachement particulier pour Paris, la « capitale du XIXe siècle », selon Walter Benjamin. Il projetait même d’écrire un ouvrage portant le titre de Paris : il appréciait que Paris soit « la seule capitale dont la plupart des habitants sont nés ailleurs ».
Conçue comme un temple laïc, la chapelle abrite notamment un tableau de l’Humanité représentée sous l’apparence de Clotilde de Vaux.

Les murs sont ornés par les personnages illustrant les mois du calendrier positiviste.

Autour de l’autel, on trouve deux plans de Paris, centre de la Religion de l’Humanité. Très rarement ouvert au public, toujours propriété de l’Eglise positiviste brésilienne, la Chapelle de l’Humanité est un lieu à découvrir. Il complète à merveille la visite de l’appartement d’Auguste Comte [1] dans la compréhension de l’homme, sa pensée et son amour inconditionnel pour son épouse Clotilde de Vaux.
On comptera fin du XIXe siècle des milliers d’adeptes en France, en Angleterre, en Espagne, au Portugal et surtout au Brésil dont la devise « ordem e progresso » (ordre et progrès), que l’on peut voir sur son drapeau, emprunte deux notions de la religion positiviste.

[110, rue Monsieur le Prince à Paris 6ème - sur rendez-vous : 01 43 26 08 56

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