«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 24 avril 2020
  • Mise à jour: 18 mai 2020

Covid-19 : Quo vadis 2020 ?

Qui ne connait ou ne se souvient, et peut-être encore avec un peu de crainte, de cette locution latine qui barrait les couvertures des manuels des premiers cours de latin du secondaire ? Quo vadis ? « Où vas-tu ? ». Cette locution a hanté beaucoup de collégiens aux prises avec la logique implacable des constructions grammaticales latines, des cas et des déclinaisons, d’une langue rigoureuse et précise, qui nous lègue une question si vague : Quo Vadis ?

C’est à celle-ci que ces dernières semaines, plus qu’à l’habitude, nous tentons de trouver une réponse, de nous frayer un destin dans un monde confiné, au milieu du déferlement, alarmant et changeant de toutes les informations, les déclarations, les recommandations, les injonctions à propos de ce fichu « Co-vid ».

L’expression, « il y a de quoi y perdre son latin », n’aura jamais été aussi vraie : il n’est pas sûr qu’autant d’omissions, de sous-entendus, eussent été possibles dans un discours ou un récit latin ? Les latinistes répondront sans doute que non. L’omission, le sous-entendu du verbe, du pronom, font partie du système de la langue latine ; leur absence enrichit la phrase, la font gagner en précision et en vérité de ce qu’elle veut signifier.

Mais en français, nous Français, ce sont des omissions et des sous-entendus dont nous souffrons le plus, surtout actuellement. Nous nous apercevons que l’absence et le manque guident le discours et les politiques actuelles de santé publique. Si cette pandémie est totalement inédite - il faut le reconnaître pour ne pas en faire grief au pouvoir en place - le manque de moyens pour y répondre (masques, tests, etc,..., aurait du en revanche être humblement et immédiatement avoué.

Cette omission initiale a orienté la gestion de la crise sanitaire dans un « coûte que coûte » dont les conséquences sociales et économiques et même sanitaires (avec la crainte d’un ou plusieurs rebonds de l’épidémie) ne sont pas encore vraiment connues. Il semble ainsi que nous soyons entrés dans une phase où la volonté, l’obéissance, la générosité des français, et de l’État, risquent de n’être au bout du compte qu’un vain sacrifice et que la période qui s’ouvre à partir du 11 mai soit un peu le chemin de croix du confinement des vérités.

La notoriété de la locution « Quo vadis ? » trouve son origine dans les Actes de Pierre, seul texte chrétien déclaré apocryphe au VIe Siècle et relatant le martyre de cet apôtre. Il y est fait état qu’au moment où celui-ci s’apprêtait à quitter Rome pour fuir la persécution, le Christ lui serait apparu sur la via Appia se dirigeant vers cette ville. Pierre lui aurait demandé : Où vas-tu, Seigneur ? (« Quo vadis, Domine ? » et Jésus lui aurait répondu : « Venio Romam iterum crucifigi  » (Je vais à Rome me faire crucifier de nouveau). Pierre retourna alors à Rome, où il fût crucifié la tête en bas.

Pour nous, il n’y a aucune morale ni enseignement à tirer de cette prédication sauf à comprendre que pour toute personne, tout gouvernement, et quelque soit les circonstances, cette question, « Quo Vadis ? » ne peut et ne doit jamais être posée à la légère.

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

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