«La République c’est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté. »Jean Jaurès

 

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  • Publié le 24 juillet 2020

Croire ou ne pas croire : quelle importance ?

« La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres » disait Napoléon Bonaparte, donnant ainsi la preuve que les hommes ont du mal à se soumettre à un chef, à un gouvernant, parce que par nature ils sont et se considèrent égaux. C’est pourquoi la monarchie absolue peut être vue comme la plus aux antipodes des natures humaines et la démocratie, en ce que le hommes y sont tous à égalité, la plus proche. Dans la démocratie, je n’obéis qu’à moi-même en suivant la loi que j’ai institué. Et donc en me soumettant à la loi, je ne me fais que me soumettre à ma propre volonté. Je fais acte de liberté.
Voilà peut-être un discours qu’il conviendrait de reprendre, d’étoffer et de colporter dans nos quartiers, dans nos lycées, aux populations à qui l’on veut faire croire que l’État, la République, sont la mère de tous leurs maux ; qu’ils en sont écartés, qu’ils n’y ont pas droit de cité et encore moins de solidarité.

Car l’homme de raison n’a pas besoin de croire en l’âme éternelle ou dans un salut post-mortem pour aider son prochain. Cette croyance reste une option pour chacun. Le salut par la raison est un salut désintéressé ; « La sagesse est déjà sa propre récompense » disait Salomon. L’homme pieux a lui aussi sa certitude morale même si elle n’est pas démontrée.
Et comme tout homme est un être qui pense avec sa raison et croit avec sa foi, il y a donc dans notre société de la place pour les hommes qui ne peuvent pas croire en Dieu par la raison, ainsi que pour ceux qui ne sauraient connaître Dieu par la raison mais par la foi, faisant ainsi de la religion un signe d’humanité. Ce que l’on peut aisément comprendre car en général, la foi dans la religion se résume en ce que l’on accomplit et ce qui sauve en toute chose. L’atteinte du bonheur parfait consiste par exemple dans la charité.
Ainsi tout croyant véritable, à défaut de posséder la vérité démontrée, doit avoir droit de cité car ce qui est important c’est ce qu’il fait pour le Bien.
Ne juge-t-on pas les hommes à leurs œuvres et à leurs actes ?

Evénement
De nouveaux « États généraux de la laïcité »

La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé hier, dans une interview parue dans le Journal du Dimanche, l’organisation d’« États généraux de la laïcité ». Ils donneront notamment lieu à une « grande consultation » auprès des jeunes avec la participation des associations, des syndicats et de religieux.

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