«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 27 mars 2020

Enfermés !

Hier, jeudi 26 mars, le coronavirus a causé 365 décès enregistrés à l’hôpital en 24 heures dont, pour la première fois, une jeune fille de 16 ans en Ile-de-France.
Chaque jour, on nous le répète, c’est en restant enfermé chez-nous que nous luttons à notre manière contre l’épidémie : une « drôle de guerre » faite au virus Covid-19 où chaque confinement est une escarmouche menant à la victoire finale.

S’il y a encore quelques jours, le mot « enfermer » était toujours compris dans l’idée de faire violence à quelqu’un, de mettre contre leur gré des êtres vivants dans un lieu clos dont ils ne peuvent sortir, aujourd’hui c’est plutôt dans ses emplois les plus rares qu’il faut regarder ce mot.

Parmi eux j’ai relevé ; même s’il ne va pas de soi, celui d’entourer : entourer complètement ce virus, le contenir, tout en étant nous-même prisonniers. Ce à quoi nous exhortent les consignes sanitaires c’est d’enfermer dehors le virus ! Penser cela, dépasser le contre-sens, n’a rien d’immédiat et d’évident. C’est une prouesse philosophique et civique que nous accomplissons, que nous faisons tous, chaque jour, en restant chez nous.
Et si ce confinement sanitaire et social enferme en lui-même cette contradiction devant laquelle on ne cesse tout de même pas de s’inquiéter et de protester, on voit aussi qu’il en fleurit, grâce aux réseaux sociaux, une multitude de nouvelles libertés, de nouveaux regards sur la vie, de compassions, de sensibilités et de talents révélés. « Un poète est un monde enfermé dans un homme » a écrit Victor Hugo.

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