«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 10 janvier 2020

In memoriam

Samedi 11 janvier 2020, il y aura 5 ans que la France s’était rassemblée unanime et unie pour condamner l’attentat de Charlie-Hebdo, exprimer son horreur de la haine, dénoncer l’extrémisme religieux de l’islamisme et son intolérance mortifère, témoigner son attachement indéfectible à la laïcité et aux trois valeurs de la République qu’elle garantit : liberté-égalité-fraternité.

Depuis, les attentats du Bataclan, de Nice, de Trèbes, …, et encore récemment l’assaut au couteau de Villejuif, ont continué de semer l’horreur et l’incompréhension et peu à peu émoussé cette ferveur républicaine. Pour autant les français sont-ils aujourd’hui intimement et profondément envahis par la crainte, contaminés par l’angoisse de l’hydre islamique propre à se dissimuler ou à surgir là où on ne l’attends pas ? Fidèles à leur histoire et à leurs valeurs, la grande majorité des français n’a pas basculé dans la suspicion et l’islamophobie comme voudrait le faire croire le CCIF.

Mais … « Hier, on disait merde à Dieu, à l’armée, à l’Église, à l’État. Aujourd’hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blogueuses qui nous tapent sur les doigts comme des petits maîtres d’école  » écrit Riss, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, dans son édito du numéro spécial du 7 janvier 2020. Une manière de fustiger les complices des « nouveaux censeurs ». « Les flammes de l’enfer d’autrefois ont laissé la place aux tweets délateurs de maintenant  », y assène-t-il.
L’esprit de Charlie lui n’a pas disparu, la liberté d’expression y est définitivement un paradis.

Ainsi, cinq ans après cette attaque, il nous reste de Charlie les mots et les idées qu’ils expriment, la volonté de comprendre, d’expliquer et de dépasser notre peur de l’autre.
« Un homme ne peut être réduit à ce qu’il a fait de pire dans sa vie », c’est en partageant cette pensée que Georges Salines dont la fille est l’une des victimes de l’attentat du Bataclan et Azdyne Amimour, père d’un des assaillants abattus ce 13 novembre 2015, ont écrit Il nous reste les mots, un livre poignant de résilience et de victoire sur la haine aveugle.

In mémoriam  : Cabu, Charb, Tignous, Honoré, Wolinski, Bernard Marris, Michel Renaud, Mustapha Ourrad, Frédéric Boisseau, Elsa Cayat, Amhed Merabet, Franck Brinsolaro et toutes les disparus et blessés lors des attentats commis en France en vertu d’une croyance intolérante : l’islamisme intolérable.

Evénement
Ouverture aujourd’hui 2 septembre 2020 du procès des attentats de 2015

A la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique a dévoilé la une prévue pour ce mercredi 2 septembre. Comment accueillir cette une, qui acte la republication des caricatures de Mahomet, à l’origine de nombreux scandales en 2005 ? La question est difficile à trancher. D’un côté, le courage du journal est salué, mais d’un autre, on s’interroge sur la portée de cette nouvelle publication qui peut être perçue comme une provocation. Nous espérons en forme d’apaisement que le procès y apportera une troisième réponse, celle d’une condamnation éclairante des raisons de ces actes et juste de ceux qui les ont commis, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ces évènements sans avoir attenté aucunement à celle des autres, ceux qui l’ont perdu pour quoi ? pour çà ...
Olivier Konarzewski

Informations
Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication EXEGESE SAS, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris.