«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

  • Publié le 6 mai 2018
  • Mise à jour: 17 mai 2018

Les lois scolaires de Jules Ferry : Loi du 28 mars 1882 sur l’école primaire obligatoire et laïque

Lors de sa promulgation, la loi sur l’enseignement primaire obligatoire vise à déconfessionnaliser l’instruction et à la rendre obligatoire. En ce qui concerne l’obligation, le texte ne fait que consacrer une série d’efforts qui ont déjà largement porté leurs fruits, même s’il reste encore, en 1878, environ 600 000 enfants non scolarisés. La loi vise les enfants des deux sexes, de six à treize ans. Elle encadre les possibilités d’absence et prévoit un système gradué de sanctions en cas de manquements répétés et injustifiés. Enfin, elle ouvre la possibilité d’inscrire les enfants dans des établissements privés ou de leur faire donner une instruction à domicile. La scolarité est couronnée par un certificat d’études, ou validée par des examens annuels pour les enfants éduqués dans leur famille.
Mais c’est surtout en matière de déconfessionalisation, de « laïcité », que le texte se montre plus innovant. En supprimant l’enseignement de la morale religieuse au profit d’une « instruction morale et civique », il ouvre la voie à l’établissement de la neutralité religieuse de l’Etat et la séparation de la sphère publique de la sphère privée, séparation dans laquelle la religion ne peut trouver sa place. A cet effet, un jour par semaine est réservé, en sus du dimanche, à l’enseignement éventuel du catéchisme*.

La loi du 28 mars 1882 vise à déconfessionnaliser et rendre obligatoire l’école primaire.

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Un attentat chasse l’autre et créée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
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