«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 24 janvier 2020
  • Mise à jour: 25 janvier 2020

Où va la République française laïque ?

Ce matin nous avons appris que plus d’une centaine de dossiers liés à des policiers signalés pour des présomptions de radicalisation sont en cours d’évaluation. Si à ce jour, il n’y a pas de cas détecté de radicalisation violente, des problèmes de compatibilité avec les valeurs républicaines et la mission de police ont tout de même motivé ces signalements.

Hier, en visite en Israël à l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz, le chef de l’Etat alerté « L’antisémitisme revient » ! Il a assuré devant la communauté française que sa détermination à agir « était totale », mais il n’a pas annoncé de nouvelles mesures.

Ce même, mercredi 22 janvier, le président de la République a annoncé la constitution d’un fonds en faveur des écoles des chrétiens d’Orient. Abondé par l’État, les associations ou encore des entreprises, ce fonds sera destiné à soutenir la francophonie au Proche-Orient et à permettre la rencontre en vue de l’apaisement de la région (!), pourtant à feu et à sang des conflits d’essence religieuse qui s’y développent.

Pendant ce temps là, en pleine campagne municipale, on apprend que le maire du village de Juigné-des-Moutiers (345 habitants en Loire-Atlantique) cherche à « embaucher » un prêtre pour l’église de sa commune. Ce qui pose quand même un problème depuis la loi de 1905 et la séparation de l’Église et de l’État y compris pour un membre du diocèse qui le reconnaît volontiers dans les colonnes de notre confrère La Croix.

C’est aussi dans un minuscule bout de France de la vieille ville de Jérusalem, en plein quartier palestinien, dans l’église Sainte-Anne, que le président de la République a « chassé du temple » les policiers israéliens, les priant de reculer derrière les portes de l’église qui délimitent le domaine français.

Et puis cette nuit, dans l’avion qui le ramenait de Tel-Aviv, Emmanuel Macron est revenu sur la question du communautarisme en France. Dénonçant la montée des violences verbales dans le pays, il s’est emporté contre des « discours séditieux » tenus en France qui provoquent la haine.

C’est vrai, chaque jour, la France semble se fissurer un peu plus autour de la réforme des retraites, de l’enseignement, de la recherche (Loi LPPR) et se remplir de nouvelles disparités, religieuses celles-là, provoquant l’anti-sémitisme, l’islamophobie, les actes de terrorisme islamistes et de vandalisme des lieux de culte et religieux, la haine contre Charlie-Hebdo et cette jeune adolescente, Mila, et même la remise en question de décision de justice, par le chef de l’État lui-même dans le cadre du procès du meurtrier de Sarah Halimi.
Une séquence de deux deux jours qui nous interrogent vraiment de savoir où va notre république française laïque ?

Alors, dans tous ces discours, les Français attendent toujours celui du Président de la République sur la laïcité, ce principe qui garanti les trois valeurs de notre République : Liberté, Égalité et Fraternité.... Le climat social en France aurait tout à y gagner en clarté et en sérénité.

Evénement
Ouverture aujourd’hui 2 septembre 2020 du procès des attentats de 2015

A la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique a dévoilé la une prévue pour ce mercredi 2 septembre. Comment accueillir cette une, qui acte la republication des caricatures de Mahomet, à l’origine de nombreux scandales en 2005 ? La question est difficile à trancher. D’un côté, le courage du journal est salué, mais d’un autre, on s’interroge sur la portée de cette nouvelle publication qui peut être perçue comme une provocation. Nous espérons en forme d’apaisement que le procès y apportera une troisième réponse, celle d’une condamnation éclairante des raisons de ces actes et juste de ceux qui les ont commis, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ces évènements sans avoir attenté aucunement à celle des autres, ceux qui l’ont perdu pour quoi ? pour çà ...
Olivier Konarzewski

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