«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 24 avril 2020

Un Ramadhan inédit débute aujourd’hui

Jeudi, lors de « la nuit du doute », le Conseil français du culte musulman a fixé la date du début du Ramadhan. Il débute ce vendredi 24 avril. Près de 4 millions de musulmans en France, dont certains d’entre-eux isolés, vont observer le jeûne durant un mois, un confinement dans le confinement.

Étudiants cloitrés dans leur chambre universitaire, travailleurs étrangers, parents et personnes âgées, familles, isolés de leurs enfants et petits-enfants, tous ces fidèles musulmans, parfois malades, s’apprêtent à vivre un mis de Ramadhan inédit, sans la traditionnelle convivialité de l’iftar, la rupture quotidienne du jeûne et son repas partagé avec amis et famille. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a été le premier à reconnaître que cela sera un peu dur en assurant lors d’une réunion qui se tenait en partie à la Grande Mosquée de Paris et en visioconférence, par la voix de son président, Mohammed Moussaoui, que ce mois de jeûne se tenait « dans le cadre du confinement », et que les « musulmans s’y sont préparés, en puisant dans leur foi et leurs traditions les moyens de vivre ce moment important tout en restant chez eux »
Autre inédit de ce Ramadhan 2020 : les mosquées étant fermées jusqu’à nouvel ordre, les musulmans ne pourront s’y rendre pour les tarawih, les prières nocturnes spécifiques au Ramadhan. « Les fidèles sont appelés à les effectuer chez eux », rappelle le CFCM. La Grande Mosquée de Paris ainsi que d’autres institutions ont créé des rendez-vous radiophoniques et sur le web pour l’accompagnement des fidèles.

Et après le 11 mai

Emmanuel Macron a affirmé, mardi soir, vouloir attendre jusqu’au début de juin ou la mi-juin avant toute réouverture des lieux de culte. Le Ramadhan s’achève par l’Aïd-el-Fitr, la « fête de la rupture du jeûne », qui aura lieu autour du 24 mai. Il est donc peu probable que les mosquée puissent rouvrir aux fidèles après le 11 mai. Quant aux rassemblements familiaux, s’ils étaient tolérés après cette date, ils resteront toute de même fortement déconseillés.
Pour les plus isolés et les plus précaires des pénitents, des particuliers et des associations mettent en place des systèmes de paniers repas ou collectent des dons. L’aumône (La zakhat, de 7 euros cette année), l’entraide sont encore plus encouragées durant le mois du Ramadhan.

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