«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 26 septembre 2020

Communiqué

Vendredi 25 septembre, les représentants du CFCM rencontraient le Président de la République

Après le Premier ministre, le Président de la République, Emmanuel Macron qui a reçu ce vendredi 25 septembre 2020 au palais de l’Elysée, Mohammed MOUSSAOUI, président du CFCM, et Ibrahim ALCI, vice-président du CFCM. Si l’on en juge le communiqué du CFCM relatant cette rencontre, les sujets évoqués ont été sensiblement identiques à ceux déjà évoqués avec Jean Castex. En revanche, il n’y est fait nullement mention de l’attentat terroriste commis devant les anciens locaux de Charlie Hebdo ce vendredi.

Le texte du Communiqué  :

Cette rencontre a permis de passer en revue les principaux dossiers du culte musulman ainsi que l’esprit dans lequel se prépare le projet de loi contre les séparatismes et la lutte contre les dérives extrémistes qui menacent l’unité nationale et dont certaines instrumentalisent la religion musulmane.

LE CFCM a fait état de sa réforme en cours, notamment sur trois domaines : Son organisation territoriale avec la création des Conseils départementaux du Culte Musulman (CDCM), la formation des imams et des aumôniers ainsi que de leurs statuts, les pistes de financement français du culte musulman, la lutte contre le radicalisme se réclamant de l’islam et la lutte contre les actes antimusulmans.

La formation des imams et aumôniers français, une des priorités des responsables du culte Musulman et des pouvoirs publics, a fait l’objet d’une discussion approfondie notamment sur les moyens à mettre en place pour que les différents cursus de formation soient harmonisés au service d’une pratique religieuse apaisée. La certification de ces formations et de leurs lauréats est un enjeu majeur dans la lutte contre les dérives extrémistes.

Le CFCM est également revenu sur les difficultés que rencontrent certains musulmans pour inhumer leurs défunts, notamment en plein pandémie de COVID-19. Le Président de la République, convaincu du rôle que peut jouer l’inhumation sur le sol français des défunts musulmans dans l’attachement à leur patrie, s’est engagé à favoriser le dialogue des responsables musulmans avec les Maires afin d’aboutir à des solutions conformes au droit en vigueur.

Sur le financement du culte musulman, le CFCM a plaidé pour une évolution réglementaire permettant aux associations gestionnaires de lieux de culte de gérer d’une façon proportionnée et encadrée des immeubles de rapport. Cette piste permettra par un apport des fidèles de donner aux lieux de culte les moyens d’accomplir leur mission en autonomie.

Pour la lutte contre les actes antimusulmans, le CFCM a réitéré sa demande de création d’une commission d’enquête parlementaire pour permettre aux représentants de la nation de se pencher sur ce fléau et d’enquêter sur les motivations des individus et organisations qui le nourrissent.

Paris le 25 septembre 2020

Mohammed MOUSSAOUI

Président du CFCM

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

Informations
Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication EXEGESE SAS, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris.