«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 11 décembre 2019
  • Mise à jour: 13 décembre 2019

Mahâyâna - Chine

L’école bouddhiste Yogacara ou "Rien-que-Conscience"

La doctrine du Rien-que-Conscience (appelée également Yogacara ou école Yoga, à cause de l’accent qu’elle met sur la pratique de la méditation), s’est développée au cours des IVe et Ve siècles de notre ère avant de disparaitre en tant qu’école. Aujourd’hui, les écoles s’inspirant du Yogacara, le "Rien que conscience" sont celles qui pratiquent la méditation Zen, Vipassana ou de la Terre Pure.

L’école du Rien-que-Conscience a été fondée au Ve siècle par deux frères - Asangha et Vasubandhu - ainsi que par le maître d’Asangha, Maitreyanatha. Elle a été créée en partie par réaction contre l’école Madhyamika (Voie moyenne) qui, à l’origine, s’était elle-même constituée en réaction aux interprétations erronées.
Cette école a eu une position prééminente dans la tradition scolastique indienne pendant plusieurs siècles. Elle a gagné le Tibet, où ses enseignements sont devenus une partie intégrale du Bouddhisme tibétain, ainsi que l’Asie de l’Est où elle a été étudié intensivement pendant plusieurs siècles avant de disparaitre. Mais ce sont les disciples du Yogacara qui ont fourni l’analyse détaillée des fonctions de la conscience, ainsi que les effets que les pratiques bouddhistes telles que la moralité, la concentration et la sagesse ont sur la conscience et comment ces effets concourent à l’Eveil.

Au lieu de privilégier la correction des vues fausses, ils ont mis l’accent sur la pratique de la méditation et le rôle des différents états de conscience dans la manière dont nous élaborons notre expérience de la réalité. Leurs ouvrages furent si novateurs et efficaces dans la tradition mahayana que pratiquement toutes les branches ultérieures ont incorporé ces principes ; tout comme cela avait été le cas précédemment pour l’école Madhyamika.

L’enseignement le plus connu du système du ’Yogacara est celui des les huit couches ou niveaux de conscience. Cette théorie des consciences a essayé d’expliquer tous les phénomènes d’existence cyclique, en incluant comment la renaissance se produit et comment le karma fonctionne sur une base individuelle. Par exemple, si je réalise un bon ou mauvais acte, pourquoi et comment les effets de celui-ci n’apparaissent pas immédiatement ? Et s’ils n’apparaissent pas immédiatement, où ce karma attend-il l’occasion d’être activé ou éliminé.
La réponse donnée par le Yogacara fut la conscience "réservoir", aussi connue comme "huitième conscience" (en sanskrit, alaya-vijnana), qui agit simultanément comme un endroit de stockage pour le karma et comme une matrice fertile propice à sa réalisation. La ressemblance de ce processus avec celui de la culture des plantes a mené à la création d’une métaphore entre nos actes et des graines (en sanskrit, bijas) pour expliquer la façon dont le karma est conservé dans la huitième conscience. Le type, la quantité, la qualité et la force des graines déterminent où et comment renaitra un être doué de sensibilité.
D’un autre côté, toutes les activités qui façonnent nos esprits et nos corps pour le meilleur et pour le pire — comme le fait de manger, de boire, nos conversations, l’étude, comme celle du piano par exemple — créent des énergies d’habitude. Et évidemment, mes énergies d’habitude peuvent pénétrer les consciences d’autres et vice versa - c’est ce que nous appelons « l’influence » dans la langue quotidienne. Les énergies d’habitude peuvent donc devenir des graines et les graines produire de nouvelles énergies d’habitude.

Toutes les écoles du bouddhisme Mahayana ont repris ce concept karmique du Yogacara quand elles ont créé leurs propres doctrines, y compris les écoles du Zen. Par exemple, l’explication majeure du Yogacara sur le fait que nous soyons envahis d’illusions lorsque nous considérons que toute l’existence n’est rien que « seulement mentale » a eu une influence évidente sur le Zen.
Aujourd’hui, les écoles s’inspirant du Yogacara, le "Rien que conscience" sont celles qui pratiquent la méditation Zen, Vipassana ou de la Terre Pure.

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