«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 13 janvier 2020

Prêtres pédophiles : l’ex-père Preynat devant la justice

Aujourd’hui s’ouvre à Lyon le procès de l’ancien prêtre jugé pour agressions sexuelles sur mineurs. Il risque une peine maximale de dix ans d’emprisonnement.

L’ex-curé, responsable pendant 20 ans des scouts de Sainte-Foy, est jugé à partir de lundi 13 janvier au tribunal correctionnel de Lyon, pour agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité. Trente-cinq victimes ont été entendues durant l’instruction judiciaire. Dix se sont constituées partie civile au procès au côté de cinq associations (« Innocence en danger », « Enfance et partage », « Fondation pour l’Enfance », « La Voix de l’Enfant » et « Agir contre la Prostitution des Enfants ») et dix personnes.pour des faits qui remontent à plus de trente ans et se situent aux limites de la prescription pénale. Aujourd’hui âgé de 74 ans, l’ex-Père Preynat, dont les activités pédophiles n’avaient pas été dénoncées parle cardinal Barbarin, déjà condamné par la justice de l’Eglise au « renvoi de l’état clérical », risque une peine maximale de dix ans d’emprisonnement.
L’affaire avait éclaté en juin 2015, après qu’Alexandre Hezez, persuadé que plusieurs dizaines d’enfants avaient subi comme lui les violences de l’aumônier, et au terme de plus d’un an d’échanges infructueux avec l’évêché de Lyon, ait décidé de porter plainte contre l’ancien curé. Alexandre Hezez et quelques d’autres victimes fondent alors l’association La Parole libérée dont l’objet est de médiatiser la situation des victimes et de dénoncer publiquement le silence de l’Église catholique face aux abus sexuels commis par des clercs.

Evénement
Ouverture aujourd’hui 2 septembre 2020 du procès des attentats de 2015

A la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique a dévoilé la une prévue pour ce mercredi 2 septembre. Comment accueillir cette une, qui acte la republication des caricatures de Mahomet, à l’origine de nombreux scandales en 2005 ? La question est difficile à trancher. D’un côté, le courage du journal est salué, mais d’un autre, on s’interroge sur la portée de cette nouvelle publication qui peut être perçue comme une provocation. Nous espérons en forme d’apaisement que le procès y apportera une troisième réponse, celle d’une condamnation éclairante des raisons de ces actes et juste de ceux qui les ont commis, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ces évènements sans avoir attenté aucunement à celle des autres, ceux qui l’ont perdu pour quoi ? pour çà ...
Olivier Konarzewski

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