«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 31 août 2017
  • Mise à jour: 9 septembre 2020

Roue du Dharma

Les trois Trésors

Dans le bouddhisme, les trois Trésors (triratna), constituent ce par quoi le courant bouddhiste existe, à savoir : le Bouddha, le Dharma (doctrine bouddhique), le Sangha (communauté bouddhique).

Une fois que le Bouddha eut fini d’enseigner les Quatre nobles vérités, le plus âgé de ses cinq ex-compagnons ascètes se leva et déclara que le Bouddha avait effectivement compris le Dharma. Les autres ascètes confirmèrent que le Bouddha avait trouvé et enseigné la Vérité qui mène à la Libération.
Ils devinrent les premiers bhiksu (moines errants) de la communauté bouddhique (sk. Sangha), en prenant refuge dans les Trois trésors que sont justement le Bouddha, le Dharma, le Sangha. À partir de ce moment, le Dharma cessa d’être l’affaire d’un seul homme et devint une tradition vivante qui permet à tous les êtres de réaliser leur boddhéité potentielle.

Le Bouddha Shakyamuni fournit un archétype de sagesse et de compassion humaine. Il incarne la possibilité pour toute personne de s’éveiller au sens de la vie.

Le Dharma est à la fois la Loi et l’enseignement. En tant que loi il exprime de l’Ultime réalité de tout ce qui existe. En tant qu’enseignement, il nous permet de trancher les illusions et les obstacles karmiques qui nous empêchent de nous éveiller à la réalité. Par les mots et les phrases des différents sutras, il enseigne en quelque sorte que l’Ultime réalité est ce qui pousse à réfléchir à la vraie nature impermanente de la vie. Il est symbolisée par la roue.

Le Sangha bouddhique ne se limite pas aux moines et aux nonnes. Pour Shakyamuni, le Sangha est composé de tous ceux qui ont commencé à pratiquer le Dharma du Bouddha, qu’ils soient religieux ou laïcs. La communauté religieuse est un cadre institutionnel qui maintient la tradition et procure un environnement où le Dharma peut être pratiqué sans qu’on soit distrait par la famille ou le travail. La communauté laïque réalise le Dharma en l’appliquant à la vie quotidienne et en soutenant la communauté monastique. Dans le bouddhisme Mahâyâna, le Sangha se compose de ceux qui recherchent la boddhéité pour eux-mêmes afin d’en faire bénéficier les autres. Ce sont des bodhisattvas [1], peu importe qu’ils soient religieux ou laïcs.

La pratique de la prise de refuge dans les trois Trésors

La cérémonie officielle de Ti Gamana Samana (Pali), ou « de prise des trois refuges », est effectué dans toutes les écoles du bouddhisme.
Toute personne qui souhaite sincèrement suivre la voie du Bouddha commence cet engagement par la triple récitation de ces lignes :

Je prends refuge dans le Bouddha.
Je prends refuge dans le Dharma.
Je prends refuge dans la Sangha.

Pour une analyse approfondie de la récitation de la triple prise de refuge, le Tisarana, Lire cet article.

[1Dans le bouddhisme Theravâda, le terme bodhisattva est presque exclusivement utilisé pour désigner Shakyamuni au cours de ses existences antérieures.
Le bouddhisme Mahâyâna, désigne lui comme bodhisattva, toute personne aspirant à l’Éveil et agissant de manière altruiste. Ainsi le Mahâyâna propose l’idéal d’un bodhisattva personnifié par le pratiquant bouddhiste qui recherche l’Éveil à la fois pour lui-même et pour les autres.

Evénement
Ouverture aujourd’hui 2 septembre 2020 du procès des attentats de 2015

A la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique a dévoilé la une prévue pour ce mercredi 2 septembre. Comment accueillir cette une, qui acte la republication des caricatures de Mahomet, à l’origine de nombreux scandales en 2005 ? La question est difficile à trancher. D’un côté, le courage du journal est salué, mais d’un autre, on s’interroge sur la portée de cette nouvelle publication qui peut être perçue comme une provocation. Nous espérons en forme d’apaisement que le procès y apportera une troisième réponse, celle d’une condamnation éclairante des raisons de ces actes et juste de ceux qui les ont commis, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors de ces évènements sans avoir attenté aucunement à celle des autres, ceux qui l’ont perdu pour quoi ? pour çà ...
Olivier Konarzewski

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