«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 9 janvier 2020
  • Mise à jour: 24 janvier 2020

Quand l’Église détruit

Cet ouvrage est le témoignage effarant d’une femme qui rapporte aujourd’hui les divers abus qu’elle a subis en Eglise, et plus particulièrement de la part de Pierre-Marie Delfieux au sein des Fraternités Monastiques de Jérusalem.
Baptisée à l’âge de vingt ans en 1976, enceinte d’un Jésuite qui a trois fois son âge, elle subit d’abord une IVG sous la pression de l’évêque du lieu. Puis elle rencontre Pierre-Marie Delfieux, qui n’a de cesse de lui faire prendre l’habit monastique. Et là, commence une lente descente aux enfers.

Anne Mardon, aujourd’hui orthophoniste et titulaire d’une licence de théologie fait ici une analyse très fine, unique en son genre, des ressorts qui sous-tendent une relation d’emprise, à la fois affective, spirituelle et physique. Elle décrit sans concession un lien quasi-amoureux, fait de caresses et de violences, de chantages et de brimades visant à la soumettre. L’anéantissement sera presque total, sous les yeux d’une hiérarchie qui ne réagira pas.

Au-delà de la dénonciation d’un fondateur de communauté nouvelle, jusque-là tenu pour irréprochable voire saint, ce livre constitue un document exceptionnel sur les phénomènes subtils des situations d’emprise.
À la suite de la parution de l’ouvrage, les Fraternités monastiques de Jérusalem (FMJ) ont du mettre en place une cellule d’accueil et d’écoute « à l’adresse des personnes qui auraient pu être victimes d’abus », pour établir la vérité.

Anne Mardon, Quand l’Église détruit, Éditions l’Harmattan, novembre 2019 – 22 €

Evénement
Un attentat chasse l’autre et crée l’intolérable

Contre l’horreur, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, la mobilisation a été forte cet après midi. D’importantes manifestations se sont déroulées, ce dimanche 18 octobre. Elles ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes (enseignants, militant(e)s, personnalités politiques et élu(e)s locaux et nationaux) partout en France. Les associations de défense des droits de l’homme (LDH), contre le racisme et l’antisémitisme (SOS racisme) et les syndicats d’enseignants y ont pris la parole pour exprimer la peine et la colère de toute la société française laïque et républicaine et sa détermination à ne pas laisser l’islamisme y prospérer.
Nous étions présents pour témoigner de notre peine pour cet homme libre, assassiné parce qu’il voulait le rester, exprimer notre compassion à sa famille et à ses collègues.
Mais les paroles comptent peu au regard des actes. Il faut agir maintenant. Nous prendrons notre part.

Informations
Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication EXEGESE SAS, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris.