«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 14 janvier 2020

Une recommandation de la conférence épiscopale de France recommande depuis 2018 de retirer le genre des parents des certificats de baptême

Depuis un an, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF) recommande aux diocèses de supprimer les références au genre des parents sur les certificats de baptême. Une recommandation sans obligation qui met le sacrement du baptême en conformité avec le mariage entre personnes de même sexe et l’adoption d’enfants légalisés en France en mai 2013.

Révélée fin 2019 par le média en ligne l’Homme nouveau, une lettre aux évêques datée du 13 décembre 2018 signée par Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres et président du Conseil des évêques de France pour les questions canoniques, recommande aux chancelleries diocésaine d’adopter une version légèrement modifiée des actes de baptême en y supprimant les indications du père et de la mère.
Après y avoir fait le constat d’une situation toujours plus complexe des familles en France ayant rendu la rédaction des documents catholiques « parfois difficile », surtout en ce qui concerne les baptêmes, dans sa missive l’évêque de Langres, formulaire exemple à l’appui, invite tous les évêques à remplacer la ligne « fils/fille de » par « noms et prénoms des parents ou des autres titulaires de l’autorité parentale ».
Citant le droit canon (can ; 843), « Les ministres ne peuvent pas refuser les sacrements aux personnes qui les demandent opportunément  », et rappelant que les enfants ne sauraient être tenus responsables de la situation de leurs parents, Mgr de Metz-Noblat, conclut sa lettre en recommandant ce nouveau formulaire, le jugeant « le plus approprié à notre époque ».
Bien entendu, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF) avait approuvé la dite recommandation avant l’envoi de ce courrier. Mais pourquoi l’avoir tu alors que ces changements ont été apportés pour mettre le sacrement du baptême en conformité avec le mariage entre personnes de même sexe et l’adoption d’enfants légalisés en France en mai 2013 ?
Il est vrai qu’après la révélation de cette lettre, certains pratiquants catholiques français ont critiqué ces nouvelles recommandations en trouvant étrange que l’on conseille à l’Église de s’adapter ainsi aux lois de l’État, d’anticiper des problèmes juridiques qu’elle n’avait « pas encore rencontrés ». Mais cette lettre de recommandation ne vaut pas obligation. Pour une fois que l’Église catholique pouvait se montrer à l’avant-garde sociale.

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